Commencer à faire la liste des villes à protéger !

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Dans le Monde d’avant-hier, une photo des ruines de Hambourg en 1945 me fait penser à cette interview de Stephen Hawkins – le cosmologiste – qui racontait que ses parents habitaient Londres mais qu’il était né à Oxford car sa mère pensait que c’était un bon endroit pour naître pendant la guerre, les Allemands ayant accepté de ne bombarder ni Oxford ni Cambridge, à condition que les Anglais ne bombardent ni Heidelberg ni Göttingen. Sidérant, non ? J’ignorais que de tels arrangements avaient été conclus par nos diplomates mais je propose que, pour la prochaine guerre, on se mette d’accord pour étendre ce principe à toutes les villes. Et on y va carrément: 200 villes d’un côté et 200 de l’autre ! Et on joue la guerre aux échecs ou à la canasta. On s’épargnera ainsi les destructions massives et les morts par milliers (conditions pour que des diplomates à plumes d’autruches planqués à l’arrière pendant la durée du conflit viennent ensuite lever leurs coupes de champagne aux accords de paix). Et si la ville où j’habite n’est pas rayée de la carte je pourrai continuer à voir mes amis ou écouter en silence les variations Goldberg de J.-S.B ou les quatuors de Haydn.

Image : vue de Dresde après le bombardement : manque de pot pour ses habitants (comme pour ceux Hamburg) la ville ne figurait pas sur l’accord de réciprocité! “Comment, mon cher ami, vous n’habitez pas Heidelberg ou Göttingen ? alors boum, pan sur le museau avec nos bombes au phosphore” !

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