Le Paradis entrevu dans l’embrasure de la porte

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J’adore les gens qui partent à New-York en vous disant : “rendez-vous dans un an à 19h30” et qui, après un crochet par Varsovie, vous attendent au rendez-vous, pile à l’heure, à 19h30. Hier soir, au Théâtre des Champs-Elysées, c’était pour la 7e de Bruckner dont l’Adagio géant, avec ses vagues désespérées, a été on le sait composé dans le pressentiment de la mort prochaine de Wagner. Un jour, raconte Bruckner, je rentrai chez moi très abattu ; je sentais que le Maître n’avait plus longtemps à vivre ; et l’Adagio en ut dièse me vint à l’idée…
“Avec cet Adagio décrivant l’inconsolable devant l’idéal inatteignable, m’a dit Eudes en sortant, Bruckner nous conduit aux portes du Paradis”…
Je l’ai effectivement entrevu un court instant dans l’embrasure de la porte…. Merci Eudes pour cette lumière fulgurante. C’était un très beau cadeau !

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