La terrifiante servilité économique des médias

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La servitude volontaire des gens des médias ne cessera jamais de me sidérer.

Les voir, comme dans la fable du Chien et du Loup, sacrifier leur liberté de pensée et leur jugement critique (notamment dans le domaine crucial de l’économie où ils continuent de propager – en bons petits soldats d’une idéologie totalement dépassée – des idées absurdes qui mènent à la catatrophe, et tout ça pour le prix de leur petite sousoupe dérisoire, que voulez-vous, ça m’explose la tête !

Je préférerai toujours les loups qui refusent le collier et courent en liberté ! Et donc, assister à leurs courbettes conformistes devant l’idéologie du temps, les voir renoncer à penser pour – la chaine au cou – flatter les maîtres qui les subventionnent et leur donnent des caresses pour les dissuader de faire un travail d’enquête avec des analyses objectives et rigoureuses sur ce qui marche et ne marche pas en économie, tout cela me sidère…

Mais bon, c’est comme ça en France et depuis longtemps, donc il y a peu de chances que ça change : conformisme, servilité et décadence….

Du coup je repense à la fable du “Chien et du Loup” de la Fontaine dont je vous mets juste les dix lignes de conclusion car je sais que plus personne n’a le temps de lire (mais je vous ajoute tout de même, plus bas, le texte en entier)…

Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :

Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.

Mais encor ? Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?

Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

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[Fable en entier ci-dessous]

LE LOUP ET LE CHIEN


Un Loup n’avait que les os et la peau ;

Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,

Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.

L’attaquer, le mettre en quartiers,

Sire Loup l’eût fait volontiers.

Mais il fallait livrer bataille

Et le Mâtin était de taille

A se défendre hardiment.

Le Loup donc l’aborde humblement,

Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu’il admire.

Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,

D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.

Quittez les bois, vous ferez bien :

Vos pareils y sont misérables,

Cancres, haires, et pauvres diables,

Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée.

Tout à la pointe de l’épée.

Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.

Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?

Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons :

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.

Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :

Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.

Mais encor ? Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?

Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

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Mon autoportrait face aux médias …
Et pendant ce temps là le Pôle Emploi est en feu…
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Illustration : couverture de “Loulou”, de Grégoire Solotareff

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