Le Luco, grand port de pêche au bord du Nil

Luco_Nil2013
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J’aime bien quand, fin avril-début mai, ils sortent les grands palmiers de l’Orangerie où ils ont passé l’hiver au chaud.

J’y étais encore aujourd’hui par un froid de canard et, miracle de la ponctualité des jardiniers du Sénat, les palmiers étaient là, pile à l’heure… Les enfants aussi qui poussaient leur bateaux à voiles sur le grand bassin. Moi, vous me connaissez, tous les ans je pars au quart de tour : je vois les palmiers, le vent se lève, les mouettes ricanent, et hop, je suis en vacances : je vogue dans ma felouque sur un Nil lent, large et limoneux où somnolent de grands crocodiles bruns sur le dos desquels se posent des oiseaux bleus au ventre jaune…

Les vrais crocodiles, c’est évidemment dans l’hémicycle du Sénat qu’ils dorment.

Nos institutions somnolent et s’enfoncent dans la vase chaude de l’insouciance républicaine alors qu’au dehors le monde est en ébullition et le Pôle Emploi se prend plus de 1000 chômeurs par jour. Les sénateurs eux, dorment ou font de l’idéologie, leur unique but étant de continuer à accroître la mainmise de l’Etat sur tout alors que moi je pense plutôt qu’il faut précisément qu’il intervienne de moins en moins (*)

Si seulement ces vieux crocodiles du Sénat pouvaient se réveiller et comprendre, avant qu’il ne soit trop tard, que face à l’Asie qui s’est réveillée depuis longtemps et travaille avec acharnement, il est plus que temps de secouer les cocotiers moisis de notre grandeur révolue et d’arrêter de pondre des textes de loi du matin au soir (tous les jours ils nous annoncent une dizaine de lois) quand il faudrait, au contraire, en enlever des tonnes.


(*) je lisais justement tout à l’heure un tweet de Bastiat2022 avec cette citation : “Il n’est pas vrai que la Loi ait pour mission de régir nos consciences, nos idées, nos volontés, notre instruction, nos sentiments, nos travaux, nos échanges, nos dons, nos jouissances. Sa mission est d’empêcher qu’en aucune de ces matières le droit de l’un n’usurpe le droit de l’autre”. (Frédéric Bastiat, 1801-1850). Je pense à peu près pareil et me demande s’il ne faudrait pas demander aux Sénateur du Luco de recopier cette phrase 100 fois. Comme punition pour leur bétise interventionniste qui plombe la France.

Mon imagination me perdra (1)
Mon imagination me perdra (3)
Les voyages imaginaires dans mon assiette
Au moins ça me fait des vacances au bord de la mer

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