Je vais demander un visa à l’ambassade et l’asile politique à l’allemagne !

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Bon, l’allemand c’est tout de même admirable. On met le verbe à la fin et ça vous tient en suspens jusqu’à la fin d’une phrase qui peut faire carrément vingt lignes !

En Allemand

En Allemand, on a tout le temps de rêver avant que la déception du verbe n’arrive. Par exemple :

“J’ai – … ce matin ensoleillé, dans la douce fraîcheur du jardin du luxembourg, une jolie fille assise sur une chaise avec sur les genoux un livre que je connaissais et un sourire radieux que je n’imaginais pas pouvoir encore découvrir … pas rencontrée

Vous voyez, la déception n’arrive qu’à l’extrême fin. On a largement eu le temps d’espérer et de rêver !

En Français

En Français en revanche, le verbe pulvérise carrément tout espoir dès le début de la phrase. Même pas le temps de rêver… On espère moins longtemps, le couperet du verbe tombe dès les premiers mots :

“Je n’ai pas rencontré ce matin cette fille au Luxembourg… etc etc.” Paf terminé, même plus la peine de continuer. La messe est dite, l’histoire est terminée dès le générique de début. Plus la peine d’aller au Luco d’ailleurs.

*

Peut-être la vie est plus agréable en allemand ? On peut rêver plus longtemps dans sa tête… Je vais interroger les gens autour de moi et je vais demander un visa à l’ambassade et l’asile politique à l’Allemagne !

—-
Sur ce sujet de l’orde des mots dans la phrase allemande, écouter cette passionnante conférence de Heinz Wismann

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