La vie elle-même comme ondoiement…

Sansot_Pierre_Sophie-Bassouls
© Sophie Bassouls
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C@R m’envoit ce très beau texte de Pierre Sansot :

“J’estime que vivre constitue en ce qui me concerne une chance, qui ne me sera pas accordée une seconde fois : une chance non point parce que la vie nous fait des cadeaux et que sur une balance idéale la somme des plaisirs excéderait celle des peines, mais parce que je mesure à chaque instant la chance que j’ai d’être vivant, d’accéder chaque matin à la lumière et chaque soir aux ombres, que les choses n’aient pas perdu leur éclat naissant et que je perçoive aussitôt l’esquisse d’un sourire, le début d’une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle.
La vie elle-même comme ondoiement, comme déploiement, la vie à fines gouttelettes plutôt que comme une tornade ou un fleuve impétueux. Une lumière plutôt qu’une force.”

Vichnou et la lenteur
Mesurer sa vie en matins…
Et si on cassait carrément les aiguilles ?

Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, p.14, Ed. Rivages poche, n°313. (Payot, 1998)

Pierre Sansot (Wikipedia)
Sophie Bassouls (photographe)

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