Remettre le nez dehors …

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Au sortir d’une phase sombre, j’aimerais bien pouvoir dire ce qu’écrivait Nikos Kazantazaki dans ses Carnets de voyage à sa sortie d’un temple bouddhiste à Pékin :

“Lorsque je sortis du temple, le soleil était déjà bas dans le ciel qui commençait à se colorer d’or et de vert. Je m’appuyai un moment contre un arbre du jardin pour laisser à ma joie le temps de s’apaiser.

Mon esprit était pareil à un scarabée d’or qui, ayant passé la nuit dans un lys, en sort tout poudré de précieux pollen”.

Chaque fois – même si je la relis pour la dizième fois – cette phrase me procure le même ravissement…

Et dans un autre passage, évoquant la fraîche et mystérieuse mosquée de Cordoue, il écrivait :

“Comment décrire la douce et tranquille émotion que l’on éprouve à se perdre dans la fraîche pénombre ? Les colonnes brillent, on les dirait phosphorescentes.

Le bourdon doit éprouver une joie semblable à la mienne lorsque à midi il pénètre, la tête la première, dans une grande rose”…

J’ai toujours adoré Nikos Kazantzaki

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