Ceux qui font ça ne seraient pas capables de construire un poulailler !

Homs

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Voir ces images rend fou. Dans cette ville — mais ça pourrait être n’importe quelle ville maintenant qu’ils mettent toute la planète à feu et à sang, alors qu’après les guerres du XXe siècle, la main sur la poitrine et des trémolos dans les micros de l’ONU, ils nous avaient juré “Plus jamais ça” ! Tu parles !

Dans cette vieille ville de Homs en Syrie, des enfants riaient et jouaient, les rues sentaient bon les aubergines farcies, des jeunes étudiaient à l’université, d’autres priaient dans une mosquée vert pistache, d’autres encore lisaient des poètes soufi assis sur une chaise sur le pas de la porte… Des familles vivaient… Et là tout est détruit. L’Homme est malade. Je le sais depuis longtemps mais voir ça me rend fou.

Dans ses Cantos , Ezra Pound dit quelque part, à propos des guerres déclenchées les unes après les autres :

“Ceux qui les déclenchent ne seraient pas capables de construire correctement un poulailler”

Il faudrait que des poètes de toutes ces villes détruites en Irak, en Libye, en Syrie écrivent – comme autant de Georges Perec – des “Je me souviens…” qui seraient lus intégralement par Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, avant chaque séance du Conseil de sécurité. Pour faire honte à tous les diplomates minables. Et leur rappeler tout ce qui a été perdu. Si l’ONU sert, on la garde. Si elle ne sert pas (voir l’image) on la ferme et on vire les diplomates.

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One response to “Ceux qui font ça ne seraient pas capables de construire un poulailler !

  1. Halv

    Je me permets de copier une longue citation, qui a un rapport et n’en a pas, mais qui m’avait beaucoup marquée, dans le texte original (c’est d’Albert Cohen) :

    Que cette épouvantable aventure des humains qui arrivent, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, que cette catastrophe qui les attend ne les rende pas tendres et pitoyables les uns pour les autres, cela est incroyable. Mais non, pensez-vous, voyez-les ses haïr les uns les autres, et dans toutes les villes et tous les villages chaque homme a un ennemi qui veut lui nuire, et chaque homme est un Abel, et un Caïn aussi.

    Voyez-les en leurs tendres guerres, se tuer les uns les autres depuis des siècles, se tuer abondamment malgré leur loi d’amour du prochain, (…) voyez-les ces singes rusés, voyez-les depuis des siècles avec successivement leurs flèches, leurs haches, leurs francisques, leurs lances, leurs piques, leurs hallebardes, leurs arbalètes, leurs javelots, leurs framées, leurs masses d’armes, leurs marteaux d’armes, leurs nobles épées, les petits salauds, leurs arquebuses, leurs mousquets, leurs fusils, leurs baïonnettes troueuses de ventres, leurs canons, leurs mitrailleuses, chéries de leur odieuse progéniture inutilement gavée de vitamines, leurs torpilles, leurs bombes à billes, leurs bombes au napalm, leurs gaz innervants, leurs chères bombes thermonucléaires, leurs vénérées bombes super-sales au cobalt, leurs sous-marins nucléaires lanceurs d’engins à têtes multiples, leurs fusées intercontinentales à charges mégatonniques, leurs missiles sol-sol et sol-air et mer-sol et bientôt Lune-Terre, et délice et fierté, leurs missiles anti-missiles à têtes chercheuses. Telle est leur voie, telle est leur folie.

    De cette immense folie des singes savants, de cette incroyable folie je n’en reviens pas et n’en finis pas de n’en pas revenir. Et tout en clamant depuis des siècles leur amour du prochain, tout en s’en délicieusement gargarisant, ces singes vêtus continuent à adorer la force sous tous ses masques, l’horrible force, qui est capacité de nuire et dont l’ultime racine et sanction est l’antique et auguste pourvoir de tuer.

    Et ces carnassiers adorent la guerre, qui leur est exaltante et sacrée, et ils en parlent avec pompe et respect, et ils se rengorgent de leurs batailles et de leurs victoires militaires dont ils suçotent les chères dates, et ils admirent et adorent leurs héros et grands meurtriers, leurs conquérants, leurs dictateurs, leurs maréchaux et amiraux, compétents tueurs entourés de révérence, et tout en jouant à aimer leur prochain ils continuent à haïr, et déjà, sur les murs d’Aix-en-Provence, en l’an de Grâce mille neuf cent soixante-dix, ont été inscrites ces nobles paroles : “Que crève la charogne juive et revienne l’heureux temps du génocide”.

    Ô amour du prochain.

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