Le danger de la perte du complément d’objet dans le discours politique

Yes-We-Can
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J’écoutais ce week-end, dans Répliques d’Alain Finkielkraut, une discussion entre Marcel Gauchet et Jacques Juilliard qui s’étonnaient tous les deux de cette caractéristique nouvelle du discours public qui a carrément fait disparaître le complément d’objet. Je n’y avais pas songé mais c’est effectivement intéressant :-)

Ils disent par exemple “Yes we can!” – oui, nous pouvons ! – mais ils ne disent pas quoi ? Ni ce qu’ils peuvent ! Ils disent “Indignons-nous”, mais ils ne disent pas de quoi ? Pareil avec le “changement” : avant ils proposaient de “changer le monde” ou de “changer la vie“… Désormais, c’est le changement pour le changement, et ils ne disent pas lequel : pfouit, disparu le complément d’objet ! Le pire dans le genre étant évidemment la formule “le changement c’est maintenant !” Ah oui ? et lequel ?

Je le savais déjà, mais c’est vrai qu’en y réfléchissant, ils sont vraiment de plus en plus graves. Ils continuent d’agiter leurs petits bras et de bavasser dans les médias, mais les gens voient bien qu’ils ne peuvent plus grand chose et qu’ils n’ont plus la maîtrise de rien

Le changement pour l’emploi c’est maintenant :-)
La marée noire qui va emporter Pôle-emploi

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