Quiz : êtes-vous un gentil Étatiste ou un méchant libéral ?

QUIZ_2_A
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Le problème avec ce Gouvernement — je devrais dire les Gouvernements car ils souffrent tous du même syndrome — c’est qu’il est impossible de les critiquer. C’est comme ça, ils ne supportent pas qu’on critique les clous qu’ils nous enfoncent quotidiennement dans la tête. Donc je vous explique avec deux photos que je viens de faire pour que ce soit plus clair. Et que vous puisez décider si vous êtes un clou (du bon côté du manche) ou une vis…

Vous n’avez pas le droit de critiquer la façon dont le Gouvernement plante ses clous !

marteau_A_clous
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Si vous le critiquez, il vous répond que, sans doute, les premiers clous étaient mal plantés, mais que c’était l’héritage du Gouvernement précédent, et que c’est un chantier à long terme, sur plusieurs années (genre 2025), et qu’il faut donc être optimiste : qu’ils vont enfoncer encore d’autres clous et que ce sera plus solide, plus solidaire, plus citoyen, plus juste etc. Bref que ça ira mieux… Maintenant Bientôt, plus tard…

Ce qu’ils ne comprennent déjà pas (mais ce n’est pas le pire), c’est que, pour planter leurs clous à la noix (les clous d’une idéologie périmée d’un État-Providence en faillite) ils sont obligés de vous prendre l’argent des clous : par l’impôt, par la dette, en tapant dans votre épargne, en réduisant vos retraites… etc.

Comme ils ont appris que “les riches” et les entreprises pouvaient payer, ils les imposent un maximum (attention c’est juste de la “justice fiscale”) Ce qu’ils ne voient pas c’est que cet argent, ils le détournent du secteur marchand où il aurait du aller naturellement pour créer de la richesse. S’ils vous le laissaient, vous le dépenseriez à bon escient, vous consitueriez une épargne, vous le placeriez, vous financeriez les entreprises, achèteriez un logement, vous aideriez des associations, ou des fondations … bref vous créeriez de la richesse. Même en le dépensant simplement (s’ils ne vous matraquaient pas), vous feriez tourner l’économie marchande et ça créerait des emplois. Mais non. En bons idéologues, eux ont une toute autre idée car ils veulent financer en premier la grande bureaucratie de leur État-Providence.

Ils considèrent que vous ne savez pas où votre argent doit aller et qu’il faut donc que ce soit eux qui le décident : de Paris, de leurs bureaux ministériels, dans leurs commissions ou hauts comités, à la suite de grands débats citoyens. Et comme ils ont le capitalisme en abomination ils vous prennent votre argent massivement pour le faire tourner dans les grandes lessiveuses redistributrices de l’Etat qui veut absolument intervenir dans tous les domaines.

Leur truc ne marche pas. La relance de la croissance ça ne marche pas. L’emploi non plus ça ne marche pas (même en coupant le saucisson en rondelles) ! etc Mais ce n’est pas grave puisqu’ils ont l’allégresse de subventionner et la joie de distribuer leurs largesses publiques (qui tombent gratuitement du ciel comme une douce petite pluie d’aides, de subventions, d’allocations, de primes) etc…

Ah oui, ils pensent aussi que la capitalisme c’est nul et que les entreprises sont trop bêtes pour créer des emplois. Et que ce sont donc eux, dans les ministères, qui doivent les créer avec l’argent des contribuables (ils les appellent “emplois d’avenir”, “emplois francs”, ou emploi-n’importe-quoi). Ce n’est évidemment pas à eux de le faire mais bon, puisqu’ils empruntent l’argent et que “les riches payent”, ils ne se gênent pas pour arroser leurs clientèles électorales et surtout aider le Président à inverser les courbes ! Bon, donc vous avez compris.

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Maintenant je reviens à mes vis, car elles expliquent pourquoi ils ne comprennent pas qu’on critique les clous qu’ils nous enfoncent dans la tête !

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Ce qu’ils ne comprennent pas en fait — parce qu’il faut faire un grand saut mental — , c’est qu’ on ne veut pas de leurs clous ! (ni de “la faucille et du marteau”) ! Parce qu’on veut des vis (qu’on puisse enlever facilement au besoin), et des tournevis (cruciformes de préférence :-) bref d’autres outils d’intervention. J’aurais aussi bien pu faire une photo avec des écrous, mais je n’en avais pas sous la main dans ma cuisine. Et peu importe d’ailleurs : j’essaye seulement de montrer symboliquement qu’il faut sortir des clous et de leur vieille idéologie rouillée du XIXe siècle qui est bonne à mettre au clou si vous me passez l’expression. Sortir de ce système mental. Penser hors de ce cadre étroit dans lequel ils enferment la France du XXIe siècle !

Vous voyez maintenant pourquoi il est très difficile de discuter avec eux ? Ils pensent qu’on critique leurs clous. Alors qu’on critique la méthode périmée qu’ils utilisent et la façon globale dont ils s’y prennent ! On se moque de leurs foutus clous, ce n’est pas le problème. On veut juste des gens qui nous fassent le travail autrement qu’en nous tapant sur la tête avec leur marteau et en nous plantant des clous dans la tête ! Autrement qu’en appliquant des politiques keynesiennes de relance qui ne marchent pas, autrement qu’en accroissant sans cesse le rôle de l’Etat, autrement qu’en empêchant les entreprises de créer de la richesse et de créer des emplois, autrement qu’en accroissant une dette qu’ils ne pourrons jamais rembourser, autrement qu’en accumulant des lois qui enferment la France dans une camisole de force bureaucratique…. Allez, j’arrête, ce post m’épuise.

En tout cas c’est juste ça que je voulais expliquer – SYMBOLIQUEMENT – en disant qu’on ne voulait pas des clous mais des vis. C’était juste une image pour dire qu’on voulait autre chose ! Bon, maintenant je vais aller me chercher des Dolipranes, mais vous commencez peut-être à comprendre pourquoi ils me rendent fou :-)
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Et pour ceux qui n’en ont pas encore plein la tête, juste une petite énumération rapide des autres ressources qu’ils déploient pour pulvériser vos critiques :

— D’abord, si vous critiquez ce qu’ils font, c’est forcément que vous être contre eux. Et donc que vous êtes carrément du côté de leurs adversaires (et là ils tournent ostensiblement la tête vers l’extrême droite pour bien vous montrer que si vous les critiquez, c’est que vous êtes forcément un fasciste ! (Vous voyez le genre de discussion que je peux avoir avec mes amis :-)

— Ensuite, ils vous expliquent que ce n’est vraiment pas le moment de les critiquer alors qu’ils sont en pleine bataille ! Ce n’est d’ailleurs jamais le moment : ni avant, ni pendant, ni après ! Si vous les critiquez avant, ils disent que vous leur faites un procès d’intention ! Si vous les critiquez pendant, ils disent que vous leur donnez un coup de poignard dans le dos pendant qu’eux, ils se battent ! Et si vous les critiquez après, ils disent que c’est trop tard, qu’il fallait le dire avant, et que c’est vraiment trop facile de le dire après ! (là vous cherchez nerveusement votre dose de morphine)

— Il y a aussi ceux qui disent qu’ils vont réussir parce “qu’il n’y a pas de fatalité”…. Ça c’est un de leurs grands trucs : “il n’y a pas de fatalité au chômage”, “il n’y a pas de fatalité au déclin”… Ils répètent ça à chaque interview avec l’air de dire : “vous êtes pessimistes mais nous, nous sommes des surhommes car nous nous battons contre la “fatalité” ! Rendez-vous compte : ils sont tellement forts qu’il vont faire reculer la fatalité ! Ce qu’ils ne voient pas, malheureusement, c’est que si le premier domino de leur bétise est tombé, le 365e tombera forcément et que la catastrophe surviendra – nécessairement, mécaniquement, inévitablement. Pas à cause de la maudite fatalité, mais à cause de leurs mesures à la noix qui ne pouvaient pas réussir : pour éviter la catastrophe, il faut absolument empêcher le premier domino de tomber. Car après c’est trop tard : on ne peut plus enrayer la chute et éviter de désastre….

Ah oui et puis aussi l’argument selon laquel si ça ne marche pas, ce n’est pas parce qu’ils ont tout faux mais parce qu’ils ne sont “pas allés assez loin” : ils ont été trop timides, il aurait fallu frapper plus fort, faire davantage de relance, davantage de dette, davantage de prélèvements fiscaux pour financer davantage de dépenses, et davantage d’aides et davantage d’interventions et davantage de redistribution etc.. !

— En fait, ils sont tellement enfoncés dans leur idéologie interventionniste qu’ils n’arrivent pas à comprendre qu’on puisse les critiquer au nom d’autre chose que cette idéologie, au nom d’autres critères économiques et d’autre références … C’est plus fort qu’eux et ils ne comprennent pas parce que, forcément, eux sont dans le sens de l’Histoire et ont donc raison, alors que vous êtes des pessimistes, donc des réactionnaires et presque des fascistes d’extrême droite :-) Pouah !

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Et pour finir, quelques réflexions sur la critique en généra :
Ils me pompent avec leur histoire de verre à moitié plein…
Mode d’emploi pour désamorcer les critiques
Les allumettes qui s’enflamment ou le bruit mat des dominos qui tombent…

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