Copernic reviens, ils sont devenus fous ! [réflexions sur un “big bang” politique]

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Vous avez vu ? Les élections approchent, alors les partis recommencent à bouger : Borloo [ce post date de 2013] se rabiboche vite avec Bayrou dans une nouvelle “Alternance” dont ils nous disent (sans rire) qu’elle ne sera qu’une “signature” car il n’est “pas question de substituer une formation nouvelle à nos deux partis” (sic). À Gauche, le PS s’interroge sur ses prochaines alliances (PC ? Verts ? Front de Gauche ?) ; à Droite, Fillon et Copé essayent eux aussi de reconstruire un truc, mais on ne sait pas encore quoi. Peu importe d’ailleurs parce que tout le monde s’en fout (comme de ce post j’imagine, mais je suis sympa, je vous mets en garde : il sera très très long et donc personne ne le lira. Mais, bon, regardez au moins les images :-).

Les Partis politiques se sont totalement discrédités !

Le problème de la France d’aujourd’hui est qu’elle crève du régime des Partis. Ce régime des Partis est une farce (énoncée dans l’art 4 de la Constitution) selon laquelle “les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage”.

En fait ils ne concourent plus à rien du tout, et surtout pas à “l’expression du suffrage”. Vous je ne sais pas, mais moi je n’ai pas besoin que les Partis concourent à l’expression de mon suffrage : je lis les journaux (beurk), j’écoute la radio (beurk) et je m’informe en lisant les blogs sur internet (ah, enfin j’apprends des trucs) et je me fais mon avis… Donc non seulement je n’ai pas besoin des Partis (je ne vais tout de même pas attendre que Fillon ou Copé me disent ce que je dois penser des portails écotaxe ou d’autre chose !) mais ils se sont tellement discrédités qu’ils feraient mieux de se cacher et de se faire oublier.

Je comprends qu’ils veuillent rester dans le fromage. Mais qu’ils n’aient pas en plus le toupet de nous dire qu’ils sont indispensables à la démocratie. Ils vivent de ce système de l’alternance (“un coup c’est toi, un coup c’est nous”) qu’ils perpétuent en se distribuant des subventions : en 2013, les Partis ont reçu 70 083 332,15 € (dont 28 480 742,50 € pour le PS ; 19 870 309,79 € pour l’UMP ; 5 543 646,41 € pour le FN ; 3 521 792,11 € pour Europe Écologie-Les Verts ; 2 139 965,85 pour le PCF.).

Il faut évidemment abolir ce financement public des partis qui a verrouillé la démocratie en faussant la compétition entre partis. Et empêché surtout l’apparition de nouveaux responsables et candidats hors-partis qui, seuls, apporteraient de l’oxygène à notre démocratie chloroformée.

C’est de Gaulle qui avait raison en démissionnant le 20 janvier 1946

Dans ses Mémoires de Guerre, il dit : “Le dimanche 20 au matin, dans la salle dite “des armures”, j’entrai, serrai les mains, et, sans que personne ne s’assit, prononçai ces quelques paroles : “le régime exclusif des partis a reparu, je le réprouve. Mais, à moins d’établir une dictature dont je ne veux pas et qui, sans doute, tournerait mal, je n’ai pas les moyens d’empêcher cette expérience. Il me faut donc me retirer”.
(Charles de Gaulle, Mémoires de Guerre, Le Salut, 1944-1946).

Pendant longtemps, j’ai été pour la démocratie représentative (les partis et la représentation parlementaire) mais ils ont tellement échoué depuis des décennies que, désormais, je pense comme de Gaulle et penche vers la démocratie directe et le référendum (voir liens en bas du post).

Il faut une révolution Copernicienne, un grand “big bang” politique

Vous connaissez tous Copernic. À l’époque — alors que tout le monde barbotait dans le système débile du géocentrisme (vous savez le truc où la Terre est immobile au centre de l’univers) — il propose une rupture radicale dans l’organisation du cosmos et place le Soleil carrément au centre de l’univers !

Vous ne voyez pas le rapport avec les Partis ? Je vous explique : nous aussi on a placé les Partis au centre de la vie politique (relisez l’art 4 de la Constitution mentionné plus haut). On les finance, et on leur donne toutes les places à l’Assemblée et au Sénat… Et, depuis des décennies, ils font leur petite tambouille en plaçant leurs copains, en votant des lois ineptes, en ruinant le Pays, en endettant la France, en votant des budgets en déficits… Et cela sans interruption, en nous promettant la lune et la sortie du tunnel depuis quarante ans (liens en bas du post sur la dette et les déficits)

Arrêter de prendre les constellations du ciel pour des lanternes !

Vous connaissez tous la Grande-Ourse telle qu’on la voit dans le ciel. On fait comme si les étoiles étaient posées “à plat” sur une surface plane.

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Eh bien il n’y a pas plus d’Ourse que de casserole dans le ciel : les points lumineux qui composent la Grande-Ourse sont en réalité des étoiles qui n’ont strictement rien à voir ensemble et seul un effet de perspective nous les fait projeter “à plat” — comme dans un planétarium.

Elle sont en réalité à des milliers d’années lumière les unes des autres. Elles n’ont strictement rien à voir ensemble : elles appartiennent à des ensembles distincts et seul un effet de perspective nous les fait voir ensemble. La réalité c’est ça :

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Mizar par exemple est à 88 années-lumière… Alkaï, sa petite “voisine” si on peut dire, est à 210 années-lumière ! Des étrangères en somme, que seul un effet de perspective nous fait voir ensemble et que notre imagination réunit au sein d’une Grande-Ourse qui n’existe évidemment pas !

Politiquement on fait la même chose : on projette les Partis sur une surface plane et on n’en sort pas. Un coup c’est un Parti qui gagne (mettons la constellation blueue), et le coup suivant c’est l’autre Parti (la constellation rose ou la jaune ou la verte, peu importe).

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Avec cette vision, il n’y a pas d’autre configuration politique possible. Il n’y a que des alternances désespérantes — et pas d’alternative véritable. On reste enfermés dans une géométrie partisane désespérément bloquée : un bloc gagne (le bleu, l’orange, le rose peu importe) et il emporte tout ; l’autre est battu et s’opposera à tout jusqu’à ce que son tour arrive à nouveau et il prendra lui aussi toutes les places et tous les votes au Parlement.

Bref, c’est le Général de Gaulle qui avait raison : ce système des Partis est un truc complètement fou qui ruine la France. Et pire encore : celui qui gagne s’imagine qu’il doit nous infliger tout son programme (bleu ou rose), appliquer toutes ses promesses, toutes ses usines à gaz ! (alors qu’on l’a juste élu parce qu’on en avait assez du précédent, mais sûrement pas pour que le nouveau applique tout son programme idéologique).

Si on introduit un “big bang Copernicien” tout change :

Avant Copernic, c’était la Terre qui était au centre. Tout comme — avant le big bang Copernicien que je préconise — ce sont les Partis qui sont au centre du système. Et c’est ça qu’il faut changer : il ne faut plus mettre les Partis qui soient au cœur de la vie politique Française. Il ne faut plus que la démocratie tourne autour d’eux !

Et puisque c’est nous qui créons nos effets de perspective et nos propres illusions d’optique politique — essayons donc de construire d’autres “constellations” et de modifier les frontières politiques existantes qui sont en train de tuer la démocratie.

Il suffirait de déplaçer quelques postes-frontière, d’enlever quelques fils barbelés idéologiques et de décaler les miradors des Partis de quelques mètres. En demandant à nos douaniers politiques de faire quelques pas en arrière, en avant, ou sur le côté – peu importe – mais de ne pas rester plantés là où ils ont été enfonçés il y a des décennies !

Est-il vraiment inconcevable de faire avec les hommes ce qu’on a fait avec les étoiles : les rapprocher dans des “constellations” alors qu’elles étaient pourtant à des milliers d’années-lumière de distance ? Tracer d’autres lignes, d’autres frontières ?

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Pour voter une loi, un PS, un MODEM, un UMP, un Vert (peu importe leur nom, on s’en moque) pourra adopter la même position qu’un non-inscrit ou un UDI… Sur un projet de loi spécifique : on ne leur en demande évidemment pas plus. Mais au moins on aura fait avancer le Pays, au cas par cas, loi après loi. Bref construire d’urgence un autre zodiaque politique pour sortir enfin de l’alternance des Partis : “un coup c’est vous, un coup c’est nous”

Passer de la désespérante alternance (des Partis) à une vraie alternative (pour la France)

Mais mon bon Monsieur, vous n’y pensez pas, c’est notre fonds de commerce politique que vous attaquez ! On en vit nous de la politique politicienne, on n’a pas d’autre métier, on ne sait faire que ça. Et, voyez-vous, le fromage est délicieux : si vous modifiez nos frontières politiques et notre structure partisane, tout va s’écrouler ! Et c’en sera fini de la République !

Ah bon ? Vraiment ? Est ce que la Grande-Ourse va s’écrouler ? Est ce que la République va s’écrouler parce qu’on aura choisi de faire travailler ensemble une petite étoile qui est à 88 années-lumière et une autre qui est à plus de 210 ? A priori elles non plus n’avaient rien à voir ensemble. Et pourtant tout le monde trouve normal qu’elles aient été réunies dans une même constellation appelée “la Grande-Ourse”.

Peut-être est ce tout simplement cela l’alternance : traçer enfin d’autres lignes qui réunissent et assemblent au lieu de diviser et d’opposer. Faire travailler ensemble des hommes et des femmes (ceux que les crétins appellent en ricanant “des hommes de bonne volonté”) qui — sur des sujets précis — (pas sur tout évidemment), seront prêts à faire ensemble un petit bout de chemin législatif ou fiscal…

Aucun Parti ne peut dire aujourd’hui que, sur tous les sujets, il détient, à lui tout seul LA vérité. Il faut donc de nouvelles frontières et des majorités différentes pour dégager d’autres solutions — et surtout règler enfin les problèmes de la France! Avec d’autres hommes surtout : pas des gens issus des Partis ou de la bureaucratie mais des libéraux et des responsables qui ont réussi dans la société civile !

Quelle différence y aurait-il demain si on apprenait qu’on voit toujours la Grande-Ourse, mais que ce ne sont pas toujours les mêmes étoiles qui la forment ? Que, pour voter telle ou telle loi utile au Pays, une poignée de députés se sont regroupés ; Ou que pour tel autre projet de loi, d’autres députés auront décidé de se regrouper et de voter ensemble … etc Peut-être est ce tout simplement cela l’alternance : regrouper certaines étoiles pour voter ici une “Grande Ourse”, là une autre constellation: Andromède, Cassiopée, la Balance…

Dynamiter le régime des Partis et le vieux scrutin majoritaire

• Le régime des Partis est responsables de la sclérose de notre vie politique. Il a élevé de vrais murs de l’Atlantique en béton armé, des lignes Maginot couvertes de barbelés rouillés, de vrais murs de Berlin infranchissables : tous d’un côté, ou tous de l’autre, pas de quartiers. Le régime des Partis a délimité des frontières politiques qui sont aussi ineptes que les frontières africaines laissées par la colonisation.

• En se retirant, le scrutin majoritaire a lui aussi laissé les marques de sa colonisation : des frontières droites et rigides entre les Partis, tirées au cordeau elles-aussi. Avec fils de fer barbelés et miradors idéologiques. Ce système dit de l’alternance nous a condamnés au choc des blocs et aux affrontement stériles : avec une “Majorité” gagnant tout le pouvoir et approuvant tout en bloc ; et une “Opposition” attendant son tour et s’opposant donc à tout en bloc également. Ce système condamne la France car il entretient la main mise des Partis sur la vie politique et la démocratie.

• Le scrutin proportionnel permettrait évidemment de casser cette emprise des Partis en ouvrant la voie à de nouveaux responsables, issus d’autres milieux, venant d’autres horizons et qui arracheraient la France à la camisole idéologique des Partis. Mais on en parle depuis des décennies et rien ne se fait car ils ont évidemment trop intérêt à défendre leur fromage… Et donc ?

Il faudra se décider à sortir rapidement l’arme absolue : le référendum !

Comme les Partis ne veulent évidemment rien lâcher de leur pouvoir — et feront tout pour faire échouer toute réforme qui les expulserait de leur fromage — il faudra forcément sortir l’arme qui les fera plier en débloquant le système : le référendum ! Il n’y a que comme cela — en demandant au Peuple souverain ce qu’il veut — qu’on fera sauter les verrous partisans qui s’opposent aux vraies réformes que les politiciens n’ont pas le courage de faire !

Les vraies solutions pour la France, ce n’est pas à l’applaudimètre de la polémique partisane dans l’hémicycle qu’on les mesurera. Tout ça c’est un théâtre partisan dérisoire et des jeux parlementaires et médiatiques stériles qui plombent le pays depuis des décennies !

*

Pourquoi j’exige des référendums
Suisse : au moins ils consultent le Peuple souverain eux !
Avec une dizaine de référendums, tout serait remis en ordre.
En finir avec le système de la majorité absolue
Il faut évidemment manier la démocratie avec des pincettes
Ne pas exaspérer Marianne : sa patience est à bout !
Abolir le financement public des partis |Lien vers Contrepoints]

12 responses to “Copernic reviens, ils sont devenus fous ! [réflexions sur un “big bang” politique]

  1. Bichau

    J’ai lu jusqu’au bout, et, ce qui n’est pas toujours le cas pour moi qui ne suis pas toujours au fait de la politique, je comprends bien ce que vous expliquez clairement par l’exemple de la grande ourse !

    • Merci pour le commentaire bienveillant ! Mais vous n’avez pas pu tout lire : même moi – qui l’ai pourtant écrit – je ne suis pas arrivé à le lire jusqu’au bout ;-)))

  2. Aya

    OK,mais je ne vois pas ce qui peut inciter ceux qui votent les lois à lâcher ne serait ce qu’un petit bout de leur fromage ?!

    • Si justement : le référendum ! Je précise bien, à la fin, que c’est le seul moyen de dynamiter le système. On y viendra forcément (donner la parole au Peule souverain) sinon c’est la rue qui grondera ! Ils comprendront rapidement qu’il vaut mieux faire un référendum que voir les Préfectures attaquées par des gens excédés, avec ou sans bonnets rouges :-)

  3. Cher Switchie, moi qui fais aussi parfois des posts interminables, je me suis patiemment forcé à tout lire. Pas besoin de se forcer beaucoup, d’ailleurs, je trouve votre emprunt stellaire à la fois très “rafraichissant” et très lumineux.

    Quant au référendum, j’ai tout de même une inquiétude. Après tout, les Français sont tout de même un peu responsable de ce que leur arrive en ce moment. Les hommes politiques (les mêmes depuis…), ils les ont élus, ré-élus, et même cumul-élus. On ne sait donc ce qu’il pourrait en sortir…

    Personnellement, la mesure prioritaire que je prendrais (sur l’aspect politique uniquement ; il y aurait aussi beaucoup à faire (ou plutôt, à défaire) dans le droit, pour simplifier la loi) :

    – interdiction stricte et immédiate du cumul du mandat, et limitation du nombre total de mandats à deux; (afin de mettre fin aux politiciens de carrière, et assécher par là le fonds de commerce des partis).

    Merci de ne pas vous être arrêté de poster;)

  4. NP

    Comme d’habitude, je partage à la fois le diagnostic et le remède.
    Permettez-moi juste d’ajouter qu’une des sources du problème des partis est le clientélisme. C’est parce que les partis s’intéressent davantage à leur réélection qu’à la bonne gestion du pays, qu’ils rendent le système décadent.
    Supprimez le clientélisme et vous aurez déjà fait la moitié du chemin.

    Pour y arriver, je propose que les postes de l’exécutif soient nommés par une personne ou un organe qui serait indépendant des partis.
    Si c’est une personne, c’est une monarchie. On sait que ça peut marcher.
    Si c’est un organe, ce serait inédit.
    L’essentiel est d’avoir à la tête du pays une ou plusieurs personnes qui, par nature, ne sont pas liées aux partis mais au pays et qui nommerait les responsables de l’exécutif (ministres et premier) en fonction de leurs compétences et non pas en fonction de leur popularité. Pour conserver le pouvoir, il faudrait alors simplement bien faire le job.

    Pour le pouvoir législatif, je ne crois pas que le scrutin direct soit adapté. D’abord parce que les citoyens ne sont pas assez éclairés sur les enjeux nationaux mais aussi parce que le jeu des partis est inévitables et assez bien amplifié par les médias.
    Un scrutin indirect avec des grands électeurs élus sur des mandats locaux me semble plus judicieux. En effet, au niveau local, les enjeux sont facilement compréhensibles par les électeurs, il est facile également d’approcher et de connaître les candidats et enfin, les médias n’ont aucun poids. C’est d’ailleurs au niveau local que les personnes compétentes savent garder leur mandat malgré une étiquette pas toujours porteuse.

    Il est évident, que le référendum doit être davantage utilisé, mais sur des sujets qui touchent tout le monde, comme les évolutions de société. Les questions trop techniques et souvent trop complexes même pour les experts, comme par exemples les sujets économiques, ne sont pas à soumettre à référendum.

    • Merci. Vous avez évidemment raison. Surtout sur la nécessité de règler beaucoup plus de choses au niveau local et régional …. Et si j’agite le référendum en ce moment, c’est parce que je pense qu’il faut remettre dans l’esprit des gens qu’il y a aussi…. un Peuple Souverain (ce que les Suisses n’ont pas oublié !). Chez nous, on pense qu’il n’y a que des politiciens “centraux” et “hors sol” qui peuvent s’occuper des affaires du pays (et on a vu comment – avec 2000 Md de dette et des millions de chômeurs). Alors quoi ?

      Continuer l’alternance (“un coup c’est vous, un coup c’est nous”) ne marche pas. Donc il faut sortir un joker de la boite pour changer la donne : un remaniement ? Ce ne serait qu’une farce de plus. Une dissolution ? elle ne ferait que remettre en selle les mêmes canassons du parti d’en face. Des référendums ? avec des questions très précises sur des grands sujets ? Oui ! car ça permettrait d’en sortir en donnant un grand coup de butoir.

      Le Peuple n’est pas aussi sot qu’on veut bien le dire. Si vous lui demandez s’il est pour la peine de mort ou non, il saura répondre. Si vous lui demandez si les parlementaires doivent voter des budgets en équilibre, il saura répondre. Si vous lui demandez s’il faut que les institutions qui donnent les chiffres officiels soient indépendants du pouvoir, il saura répondre ! Si vous lui demandez s’il faut accroître la régularisation de dizaines de milliers de sans-papiers quand il y a déjà entre 3 et 5 millions de chômeurs, il saura répondre ! Si vous lui demandez s’il ne faut pas supprimer des centaines d’organismes bidons, il saura répondre !

      Mais les politiciens ne lui pose pas ces questions… Sous entendu : “ne vous mêlez pas de ça, on sait mieux que vous !” Eh bien je pense que non : nos politiciens ne savent pas mieux justement. Ils savent moins bien, sinon on verrait les résultats ! Quand les gens seront exaspérés et brûleront les Préfectures, les politiciens parisiens se réveilleront, mais ce sera trop tard.

      C’est pourquoi j’essaye d’agiter la petite clochette du référendum ! Juste pour dire : attention, le Peuple est souverain. S’il ne vote pas pour donner son avis sur les sujets qui le prennent à la gorge, alors il brulera vos Préfectures et vos Ministères ! En gros j’agite donc mon référendum comme une menace :-) Pour dire aux Politiciens : attention, si vous ne vous resaisissez pas, c’est la rue qui parlera. Et là ça fera beaucoup beaucoup plus mal ! Alors regardez les Suisses : il le font bien eux !

      • NP

        Oui, tout l’enjeu du référendum est la façon dont on s’en sert.
        Si les sujets intéressent les Français et si les questions sont bien formulées, c’est un outil extraordinaire de démocratie qui pourrait bien servir à réconcilier le peuple d’avec la politique.

        ——————
        Réponse de Switchie5 :

        Mais oui, bien sûr !
        • OUI il faut évidemment que ce soit sur des sujets qui intéressent les Français ;-)
        • OUI il faut évidemment que les questions soient bien formulées. Et donc que ce ne soit pas le Gouvernement qui rédige les questions ! (il serait capable de poser une question du genre : “Est ce que vous préférez la tartine de miel avec miel ou sans miel ?”). Mais un organisme mixte genre “Conseil d’État/Conseil Constitutionnel/Parlement”, (juste pour la formulation juridique).
        • OUI il faut évidemment que le dispositif enclenchant le référendum ne soit PAS à l’initiative d’un cinquième des parlementaires (c’est pourtant ce que ces abrutis prévoient). Ce sont les électeurs et eux seuls qui doivent en avoir l’initiative ! Il suffit pour cela de fixer (sur un site officiel de pétitions référendaires) un seuil minimal de “demandeurs” et, ce seuil atteint, le référendum est de droit.

        Tout ça c’est du détail et de la cuisine juridique. Le vrai problème est qu’ils semblent tout simplement oublier que c’est le Peuple qui est souverain : et le Peuple n’a pas besoin qu’un cinquième des parlementaires lui dise ce qu’il a le droit de vouloir ou non !

        Appliquer l’art.3 de la Constitution !

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