Et si… si le Gouvernement avait fait fausse route ?

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“Avec des si, me direz-vous, on mettrait Paris en bouteille” – ou le Gouvernement ! Mais comme me le disait hier mon chauffeur de Taxi : “si ces abrutis ne s’y étaient pas pris comme des manches, on n’en serait pas là mon cher Monsieur !”…

Et effectivement, on annonce tous les jours de nouveaux plans sociaux, de nouvelles faillites d’entreprises, un recul de la croissance, un effondrement de la compétitivité, une augmentation du chômage… Les gens n’ont plus le moral, doutent de l’avenir, craignent pour leur emploi et leur retraite… Le ras-le-bol fiscal se répand, la liste des professions sinistrées s’allonge et ils annoncent déjà plus d’un million de pauvres aux Restos du coeur… De plus en plus de Français commencent à se dire : et si le Gouvernement s’y était pris autrement ? Si il s’était fixé d’autres priorités ? Si il avait abandonné sa politique anti-riches, anti-libérale, anti-capitaliste, anti-patrons, anti-entreprises. Si il n’avait pas carburé à l’idéologie… Bref si il s’était attaqué aux vrais problèmes ? Regardons donc ce qu’il a choisi de faire…

“Si” … …

• si le Gouvernement n’avait pas pendant des mois irrité et divisé les Français avec l’interminable débat sur le mariage Gay, la la théorie du genre, la refondation de l’école ou des rythmes scolaires,
• si il n’avait pas lancé ce débat sur la prostitution comme si s’occuper de l’emploi n’était pas mille fois plus important et urgent (pour que le chômage ne conduise précisément pas à tomber dans la prostitution)
• si il n’avait pas exaspéré l’opinion avec l’hallucinante affaire Leonarda ou les Roms,
• si il n’avait pas crispé les professionnels avec ce rocamabolesque débat sur l’ouverture des commerces le dimanche,
• si il n’avait pas poussé les contribuables à la révolte par l’accumulation des taxes et des impôts, ou provoqué la stupeur en évoquant une hausse rétroactive des prélèvements,
• si il n’avait pas tergiversé sur une prétendue pause fiscale, suivie d’une augmentation, puis d’une prétendue nouvelle “remise à plat” qui annonce le pire …
• si il n’avait pas braqué les auto-entrepreneurs en s’attaquant à un statut qui favorisait la création d’activités et d’emplois,
• si il n’avait pas placé en premier une idéologie anti-riches, anti-patrons, anti-entreprises avant la vérité des chiffres et les réalités concrêtes,
• si, si, si… La liste est évidemment interminable des initiatives malencontreuses qui,en période de crise économique grave, étaient tout sauf des urgences absolues.

Il fallait 3 grandes réformes structurelles, pas 59 lois !

— Au cours de la première année, le Gouvernement s’est glorifié d’avoir fait voter 59 lois en un an. Oui, vous avez bien lu : cinquante neuf lois empilées sur la tête des Français.
— Non seulement la France n’avait pas besoin de 59 lois de plus, mais elles ont représenté 1 881 heures de débat au Parlement ! Un temps précieux qu’il aurait évidemment été préférable de consacrer à l’examen, à la loupe, les dépenses inutile et des gaspillages à supprimer.

Trois ou quatre GRANDES RÉFORMES STRUCTURELLES auraient mieux valu que 59 lois !

réduire les dépenses publiques et les gaspillages en appliquant enfin les recommandations de la Cour des Comptes,
alléger une fiscalité devenue punitive ; organiser un transfert des charges pour favoriser la compétitivité des entreprises ; permettre à l’épargne de revenir vers l’industrie au lieu de laisser planer un menace sur sa rémunération,
redonner confiance aux PME et PMI pour qu’elles recommencent à embaucher : en accroîssant la flexibilité du travail et en simplifiant la réglementation qui les étouffe alors qu’elles sont l’avenir du pays en termes de création d’emplois et d’innovations,
réformer le système de formation professionnelle qui conditionne l’emploi des jeunes ; et s’attaquer enfin au système totalement inefficace de Pôle emploi.

• si, si, si… le Gouvernement avait fait cela, si il avait mis tout le paquet sur les conditions permettant la création d’emplois alors oui, la France n’aurait pas à affronter dans d’aussi mauvaise conditions la crise sans précédent qui s’annonce. Et il aurait sauvé la vie de millions de gens qui vont malheureusement subir les plans sociaux, devenir chômeurs et devoir s’inscrire à Pôle emploi.

Mobiliser les Français autour de la création de richesse. Pas les taxer !

C’était ça la priorité des priorités : le Gouvernement aurait du favoriser la prospérité, favoriser les entreprises pour qu’elles créent des emplois et embauchent les millions de chômeurs qui font la queue devrant Pole emploi. Il a choisi de faire l’inverse et de les taxer pour financer ses dépenses publiques sans les réduire massivement, sans supprimer une seule sous-préfecture, sans rayer de la carte un seul ministère, sans diminuer le nombre des parlementaires, sans entendre les injonctions de la Cour des Comptes à réduire les dépenses et les gaspillages. Au moment où — contrairement à ce que la propagande officielle nous dit — la France va s’enfoncer dans une grave crise sociale, ce Gouvernement aura finalement accumulé des choix tragiques pour l’avenir du Pays.

Évidemment, en lisant cette énumération des “si”, vous pouvez penser que les choix du Gouvernement sont aussi valables que les miens. Alors j’explique car c’est évidemment plus profond (et d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de bloggers perdent leur temps et leur énergie à essayer de faire émerger une approche différente de la réalité économique et politique).

Le vrai choix : État interventionniste ou libre entreprise

Les “interventionnistes” d’État n’ont pas renoncé à une idéologie surannée héritée du XIXe siècle.

L’entreprise, ce n’est pas exactement leur truc. Eux c’est la politique et l’idéologie. Et la “macro-économie” qui leur permet de mettre joyeusement leurs grosses pattes dans l’économie marchande, pour la réglementer au niveau central. La système décentralisé de formation des prix, les mécanismes d’allocation des ressources, l’orientation de l’épargne vers l’investissement, tout cela, comme la libre entreprise, leur est totalement étranger.

Leur idéologie, c’est l’interventionnisme d’État, (ou le Colbertisme style Montebourg , avec ses directives de “redressement de l’indusrie”, ses “filières” et aussi ses “34 usines à gaz” souvent décrites avec effroi dans ce blog. Les gens comme Montebourg (c’est presque une caricature) ont la certitude que leur idéologie interventionniste est une baguette magique qui — avec des “plans ministériels”, des “stratégies d’Etat” ou un volontarisme à rayure — leur permettra de sauver l’industrie française ou d’empêcher les plans sociaux et les dépôts de bilan. Si des gens comme Montebourg pouvaient remplacer Peugeot, Mittal ou Maurice Taylor, ça se saurait. On lui confierait même les chantiers navals et la construction de porte-avions !

Adeptes du keynesianisme, ce dont ces interventionnistes raffolent, ce sont les “plans de relance” et l’augmentation des dépenses publiques et des subventions en tout genre, financées évidemment par l’accroissement de la dette ou des prélèvements… Bref des décisions centralisées ; Pour eux ce n’est pas le marché, ou la libre entreprise mais la “puissance publique” (donc les bureaux parisiens) qui doit décider de ce qu’il faut faire : notamment pour créer des emplois (les fameux emplois aidés — qu’ils appellent des “emplois d’avenir” alors qu’ils sont portés à bout de bras par les contribuables).

Ils interviennent également pour soit-disant “aider les entreprises” : mais ils les taxent d’abord (pour faire entrer l’argent dans les caisses publiques qu’ils ont préalablement vidées) et ensuite, — comme elles vont mal — ils inventent des systèmes fumeux de type CICE (“crédit d’impôt compétitivité emploi”) pour … les “aider” ! Comme le Sapeur Camembert, ils font d’abord un trou, puis se glorifient de le remplir ! Donc toujours la même vieille histoire des pompiers pyromanes. Il vaudrait évidemment mieux laisser les entreprises faire des bénéfices et embaucher plutôt que les “aider” après les avoir étouffées et envoyé les chômeurs se faire indemniser à Pôle emploi. Mais non, ils préfèrent (forcément c’est leur vie et leur pouvoir) un système bureaucratique avec beaucoup de paperasse à remplir qui leur permet — si l’entreprise embauche — de lui redonner l’argent qu’ils lui auront pris auparavant ! Non seulement c’est un système ubuesque dramatiquement complexe mais surtout totalement dissuasif. Et, forcément, le chômage continue d’augmenter !

Deux boxeurs à l’idéologie radicalement différente

• À ma gauche les “Étatistes” : ils pensent qu’il faut en priorité “redistribuer”. Avant même de se soucier de créer auparavant de la prospérité, ils veulent la redistribuer : pour diffuser plus d’égalité et de justice sociale et “relancer la machine économique” par des injections de pouvoir d’achat ou des relances monétaires financées par la dette et les impôts ; (accessoirement ils n’oublient pas de “redistribuer” également des “subventions”, des “aides” et des “allocations” pour s’acheter des clientèles électorales et sauver leurs sièges aux prochaines élections).

• À ma droite les “libéraux” : ils pensent que la génération de richesse et de prospérité doivent venir en premier. Pour eux, c’est le système marchand et la liberté d’entreprendre qui en sont les moteurs et pas l’État. En gros c’est le “libéralisme” (qu’ils qualifient de “sauvage” pour immédiatement le disqualifier) qui fait confiance non pas au “capitalisme” (qui est un gros mot) mais disons au marché et à la “libre entreprise” — et non pas à l’interventionnsime centralisé. Dans le libéralisme, il y a un roi : c’est le consommateur. C’est lui qui décide, quotidiennement, de l’affectation de ses ressources (pas l’État, pas les bureaux ministériels, pas les Préfets, pas les politiques). C’est le consommateur-citoyen, pas l’État et ses guichets (d’aides et de subventions).

Deux conceptions radicalement différentes de la Société

• Quand on accroît l’interventionnistes de l’État, on augmente les impôts et la dette.
• Quand on fait confiance à la libre entreprise, on favorise la création de richesse, la prospérité et l’emploi (ce dont les Français ont précisément besoin aujourd’hui !).

Curieusement, l’histoire donne des exemples du fonctionnement respectif de ces deux “systèmes” : l’un a échoué totalement. L’autre a progressivement été étouffé par l’apparition des États-Providence.

Pour accroître l’intervention de l’État, on peut évidemment — par idéologie — choisir de détruire l’esprit entreprise. Mais en tuant les entreprises, on tue aussi la poule aux oeufs d’or. Les idéologues (comme Montebourg ou Mélanchon) nous disent que, pour faire l’omelette de leur système, il faut bien casser des oeufs. Ce qui est problématique avec eux, c’est qu’on les voit bien casser les oeufs (et malheureusement jamais en pondre !) : et tant pis pour tous ceux qui auront cru à leur omelette et qu’ils envoient ainsi à Pôle emploi. Après tout c’est un choix comme un autre.

DOLIPRANE

— Pour aller plus loin (prenez des Dolipranes :-)
• L’État providence c’est tout simplement magique
Il est temps de choisir : Capitalisme ou Étatisme !
Du capitalisme performant à la déroute de l’État-Providence
La poule capitaliste et la création de richesse
Leur anti-capitalisme a enfin tué le sale rat de capitaliste !
La culture anticapitaliste de ce pays est terrifiante !
Une “Commission de la Hache” pour tailler dans les dépenses publiques
L’État-“Providence” détruit par les illusions idéologiques.
Quand la perfusion de l’État-providence s’arrêtera
La France en soins palliatifs ?
Compétitivité : il ne faut surtout pas changer de cap !
L’Allemagne n’a pas besoin de tous ces rapports pour être compétitive
Le matraquage fiscal des entreprises ne détruit pas la compétitivité !

2 responses to “Et si… si le Gouvernement avait fait fausse route ?

  1. C’est fou comme ça a l’air simple, quand vous le dites. Et pourtant on voit bien qu’ils ont incapables de comprendre cela. Cette simple phrase:

    “Avant même de se soucier de créer auparavant de la prospérité, ils veulent la redistribuer”

    Tout est là ! Comment peut-on être aussi aveugle ?
    Ou alors, l’autre possibilité est qu’il n’en ont strictement rien à faire. Et alors il faut s’attendre au pire, soit parce qu’ils ont prévu tous les moyens pour nous empêcher de nous échapper ou de nous révolter ; soit parce que la révolte qui mettra leurs têtes au bout de longues piques emportera beaucoup, beaucoup de choses sur son passage. Pas joli joli tout ça…

  2. Pingback: Courbe du chômage : la réalité derrière les apparences | Contrepoints

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