Tomber dans un calendrier de l’Avent et y rester !

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Dans ma famille, depuis que je suis tout petit, pendant toute la période de l’Avent, on ouvrait tous les matins, une à une, les petites fenêtres des calendriers de noël, jusqu’au 24 décembre… La Chrétienté n’est plus à la mode et les calendriers d’aujourd’hui sont moches, avec des chocolats et autres fadaises commerciales. Mais, de mon temps, c’était des petites images merveilleuses de villages sous la neige, toutes plus jolies les unes que les autres. Toute ma vie je me suis dit qu’un jour j’ouvrirai une petite porte et que — hop— je passerais de l’autre côté, à l’intérieur du calendrier…

Bon, il faudrait évidemment tomber dans un petit village où ça sentirait bon le pâté en croûte, les pâtisseries de noël, la canelle et le sucre d’orge. Avec plein de neige, et des sapins, et des cloches qui sonnent à toute volée… et aussi, évidemment, des belles cantates de Johann Sebastian Bach…

Je dois d’ailleurs être atteint d’un syndrôme assez grave car cela m’arrive de plus en plus souvent. Au Louvre, à l’Academia à Venise, ou au msuée San Marco à Florence (et maintenant sur le web où il y a des sites de musées stupéfiants où les toiles des peuvent être agrandies à plus de 200%), il m’arrive de fixer pendant une heure une petite miniature, et – dans la petite miniature – encore un minuscule petit détail : mes yeux se promènent avec des petits personnages habillés d’or et de bleu, ou caressent les ailes multicolores d’un ange d’une Annonciation de Fra Angelico : une paix immense et calme règne alors et soudain — hop— tout bascule : mon regard n’est plus penché sur le tableau, mais carrément dedans, ou plutôt derrière, enfin comment dire, dans la peinture elle-même… Je suis dans le calendrier, dans la petite église, assis sur une chaise et j’écoute de magnifiques cantates de Bach

Donc voilà, si un jour vous ne me voyez plus, considérez que je serai tombé dans un petit village qui était beau comme un calendrier de noël… et que j’y serai resté. Il y aura un petit numéro sur la porte : celui du jour où j’aurai disparu… J’ai le numéro du jour mais je n’ai pas encore décidé l’année.

*

Cette impression me revient tous les ans, je fais donc carrément un copier-coller d’un vieux post de 2003. Pour ceux qui connaissaient déjà ce blog en 2003, ce sera la preuve flagrante que je radote. Pour les autres ça ne changera rien, mais au moins ils sauront où je serai quand j’aurai disparu :-)

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La manie de disparaître dans les tableaux
Plus que quelques petites fenêtres à ouvrir avant Noël
Les ailes des anges de Fra Angelico
Heureusement que cette musique existe !
La neige, loin des villes, loin du bruit, loin des fous

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