Quelle est la différence entre quelqu’un comme Montebourg et, disons, un menuisier ou un chef d’entreprise ?

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La différence est très simple : le premier est un idéologue : il ne peut pas changer d’avis, ni surtout reconnaître que ses solutions ne marchent pas. Parce qu’alors tout s’écroulerait : son idéologie rigide tomberait en poussière, sa logique intolérante s’effondrerait, toute sa vie et son militantisme de trente ans se briseraient net ! S’il reconnaîssait qu’il s’est trompé, ce serait un suicide politique : il n’oserait plus se montrer devant ses électeurs, ni sur les plateaux de télévision. Vous l’imaginez avouer qu’il a eu tout faux et qu’il a planté des millions de gens ? Il préfère donc continuer à bomber le torse et à mentir plutôt qu’avouer qu’il a foiré. C’est ça un idéoloque : rigide, inflexible, intolérant. Il ne change jamais de cap. Le menuisier, c’est exactement le contraire, et je vous explique pourquoi…

[juste une précision : quand je dis “Montebourg” je fais évidemment allusion à tous les idéologues du régime — genre Peillon et autres. Donc faites vous-même la liste, et remplacez tous les noms par un seul : “Montebourg”. Ce sera plus simple pour la démonstration. Et quand je dis “menuisier”, ça veut aussi dire “plombier” etc… Tous les gens qui se lèvent tôt pour bosser. Pas les “idéologues” justement !]

Le menuisier s’adapte au réel : parce qu’il a une obligation de résultat

Contrairement à l’idéologue qui l’ignore superbement — c’est cette confrontation avec le réel qui oblige le menuisier (ou le chef d’entreprise) à s’adapter en permanence et à utiliser les moyens les plus efficaces pour fabriquer votre toit, votre armoire ou vos étagères… Et s’il faut changer d’outil, il change : si le rabot ne marche pas, il prend un marteau ! Si le marteau ne marche pas, il prend un tournevis ! Et comme il n’a pas “l’idéologie du clou”, si c’est mieux avec des vis, il change et ne s’obstine pas avec des clous ! Et si les vis sont trop groses, il en prend des plus petites. Aussi simple que ça.

Il n’est pas guidé (comme des Montebourg) par une idéologie dépassée qui conduit la France à la ruine — mais par le seul souci de réussir en adapter ses outils à la réalité. Contrairement à l’idéologue, il peut s’adapter parce qu’il a un esprit malléable et souple. S’il faut changer de cap, il change de cap ! Il n’en fait pas une maladie ! Il n’est pas prisonnier de slogans et ne voit pas la réalité à travers le prisme déformant de son idéologie. La réussite de son métier en dépend !

Vous n’avez pas le droit de critiquer la façon dont Montebourg plante (mal) ses clous rouillés

Si vous critiquez un idéologue en lui montrant que ses clous sont une vraie catastrophe, il vous répond que – sans doute – ses premiers clous étaient mal plantés, mais que c’était l’héritage du Gouvernement précédent. Que c’est un chantier à long terme – sur plusieurs années – et que si ça a foiré jusqu’ici c’est uniquement parce qu’il n’était pas allé “assez vite, assez fort et assez loin”. Qu’il faut donc surtout rester optimiste : qu’il va encore enfoncer d’autres clous (les mêmes évidemment) et que ce sera donc plus solide, plus solidaire, plus citoyen, plus juste etc. Bref que ça ira mieux… Maintenant Bientôt, plus tard… Pas d’urgence car il n’y a que 6 millions de chômeurs à Pôle emploi !

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Ce que l’idéologue ne comprend déjà pas, c’est que, pour planter ses clous rouillés (de l’idéologie périmée d’un État-Providence en faillite) il est obligé de vous taper sur la tête avec son énorme marteau, de vous prendre l’argent des clous par l’impôt, par la dette, en tapant dans votre épargne, en réduisant vos retraites… etc.

Comme il a appris au sein du Parti que “les riches” et les entreprises pouvaient payer, il les impose donc un maximum (attention c’est juste de la “justice fiscale”) Ce que l’idéologue ne voit pas c’est que cet argent, il le détourne du secteur marchand où il aurait du aller naturellement pour créer de la richesse. S’ils vous le laissaient, vous le dépenseriez à bon escient, vous consitueriez une épargne pour vos vieux jours, vous le placeriez, vous financeriez les entreprises, achèteriez un logement, vous aideriez des associations, ou des fondations … bref vous créeriez de la richesse. Même en le dépensant simplement (s’ils ne vous matraquaient pas), vous feriez tourner l’économie marchande mieux qu’eux et ça créerait des emplois. Mais non. En bons idéologue, ils ont une toute autre idée car ils veulent financer en premier la grande bureaucratie de leur État-Providence.

L’idéologue considère que vous ne savez pas où votre argent doit aller et qu’il faut donc que ce soit lui qui le décide : de Paris, des bureaux ministériels, des commissions ou hauts comités, à la suite de grands débats citoyens. Et comme il a le capitalisme en abomination, l’idéologue vous prend votre argent massivement pour le faire tourner dans les grandes lessiveuses redistributrices de l’Etat qui veut absolument intervenir dans tous les domaines.

Et, naturellement, c’est pour votre bien que l’idéologue fait ça !

Il enfonce inlassablement ses clous dans votre tête en tapant comme un malade avec son marteau interventionniste et évidemment ça ne marche pas. Ça ne marche ni pour la croissance, ni pour l’emploi, ni pour la réduction de la dette, ni pour la baisse des répenses, ni pour le redressement industriel… Mais ce n’est pas grave puisqu’ils ont l’allégresse de subventionner et la joie de distribuer leurs largesses publiques et leurs aides, subventions, allocations ou primes qui tombent gratuitement du ciel comme une douce petite pluie bienfaitrice !

Ils pensent aussi que la capitalisme c’est nul, et que les entreprises sont trop bêtes pour créer des emplois. Donc ils commencent par les taxer, et ensuite ils leur font du chantage aux aides : ils appellent ça “des contreparties” ! N’importe comment, conformément à leur idéologie, ce sont eux, dans leurs ministères, qui doivent créer les emplois avec l’argent des contribuables (ils les appellent “emplois d’avenir”, “emplois francs”, ou emploi-n’importe-quoi). Ce n’est évidemment pas à eux de le faire mais bon, puisqu’ils empruntent l’argent et que “les riches payent”, ils ne se gênent pas pour arroser leurs clientèles électorales et surtout aider le Président à “inverser les courbes” ! Bon, donc vous avez compris.

On se moque de leurs foutus clous. Parce qu’on veut des vis !

Je reviens à mes vis, car elles expliquent pourquoi ils ne comprennent pas qu’on critique les clous qu’ils nous enfoncent dans la tête !

marteau_B_vis
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Vous vous rappelez l’image du haut avec le marteau et le clou tordu ? Ce qu’ils ne comprennent pas en fait, c’est qu’ on ne veut pas de leurs clous, ni de leur idéologie des clous (“la faucille et du marteau”). On veut des vis (qu’on puisse enlever facilement au besoin), et des tournevis (cruciformes de préférence :-) bref d’autres outils d’intervention que le matraquage du marteau et des clous dans la tête !

J’aurais aussi bien pu faire une photo avec des écrous, mais je n’en avais pas sous la main dans ma cuisine. Et peu importe d’ailleurs : j’essaye seulement de montrer symboliquement qu’il faut sortir des clous et de leur vieille idéologie du XIXe siècle qui est rouillée et juste bonne à mettre au clou. Il faut sortir de ce système mental et penser hors de ce cadre étroit dans lequel ils enferment la France du XXIe siècle !

Penser en dehors des clous de leur idéologie rouillée !

Vous voyez maintenant pourquoi il est très difficile de discuter avec ces idéologues : ils veulent continuer à enfoncer leurs clous (plus fort, plus loin, plus vite) alors qu’on critique la méthode périmée qu’ils utilisent, la façon globale dont ils s’y prennent, et surtout leur incroyable échec !

On se moque complètement de leurs foutus clous, ce n’est pas le problème. On veut juste des gens qui nous fassent le travail autrement qu’en nous tapant sur la tête avec leur marteau et en nous plantant des clous dans la tête ! Autrement qu’en appliquant des politiques keynesiennes de relance qui ne marchent pas, autrement qu’en accroissant sans cesse le rôle de l’Etat, autrement qu’en empêchant les entreprises de créer de la richesse et de créer des emplois, autrement qu’en accroissant une dette qu’ils ne pourrons jamais rembourser, autrement qu’en accumulant des lois qui enferment la France dans une camisole de force bureaucratique…. Allez, j’arrête, ce post m’épuise.

En tout cas c’est juste ça que je voulais expliquer – SYMBOLIQUEMENT – en disant qu’on ne voulait pas des clous mais des vis. C’était juste une image pour dire qu’on voulait autre chose ! Bon, maintenant je vais aller me chercher des Dolipranes, mais vous commencez peut-être à comprendre pourquoi ils me rendent fou en me tapant sur la tête avec leur marteau et leur faucille :-)

faucille_marteau-2
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Et pour ceux qui n’en ont pas encore plein la tête, juste une petite énumération rapide des autres ressources qu’ils déploient pour pulvériser vos critiques (sur leur politique, leur idéologie)

Comment ils pulvérisent vos critiques

— D’abord, si vous critiquez ce qu’ils font (ou que vous dites que leurs clous sont tordus), c’est forcément que vous être contre eux. Et donc que vous êtes carrément du côté de leurs adversaires (et là ils tournent ostensiblement la tête vers l’extrême-droite pour bien vous montrer que si vous les critiquez, c’est forcément que vous êtes un fasciste ! (Vous voyez le genre de discussion que je peux avoir avec mes amis :-)

— Ensuite, ils vous expliquent que ce n’est vraiment pas le moment de les critiquer alors qu’ils sont en pleine bataille ! Ce n’est d’ailleurs jamais le moment : ni avant, ni pendant, ni après ! Si vous les critiquez avant, ils disent que vous leur faites un procès d’intention ! Si vous les critiquez pendant, ils disent que vous leur donnez un coup de poignard dans le dos pendant qu’eux, ils se battent ! Et si vous les critiquez après, ils disent que c’est trop tard, qu’il fallait le dire avant, et que c’est vraiment trop facile de le dire après ! (là vous cherchez nerveusement votre dose de morphine)

— Il y a aussi ceux qui disent qu’ils vont réussir parce “qu’il n’y a pas de fatalité”…. Ça c’est un de leurs grands trucs : “il n’y a pas de fatalité au chômage”, “il n’y a pas de fatalité au déclin”… Ils répètent ça à chaque interview avec l’air de dire : “vous êtes pessimistes mais nous, nous sommes des surhommes car nous nous battons contre la “fatalité” ! Rendez-vous compte : ils sont tellement forts qu’il vont faire reculer la fatalité ! Ce qu’ils ne voient pas, malheureusement, c’est que si le premier domino de leur bétise est tombé, le 365e tombera forcément et que la catastrophe surviendra – nécessairement, mécaniquement, inévitablement. Pas à cause de la maudite fatalité, mais à cause de leurs mesures à la noix qui ne pouvaient pas réussir : pour éviter la catastrophe, il faut absolument empêcher le premier domino de tomber. Car après c’est trop tard : on ne peut plus enrayer la chute et éviter de désastre….

Ah oui et puis aussi l’argument selon laquel si ça ne marche pas, ce n’est pas parce qu’ils ont tout faux mais parce qu’ils ne sont “pas allés assez loin” : ils ont été trop timides, il aurait fallu frapper plus fort, faire davantage de relance, davantage de dette, davantage de prélèvements fiscaux pour financer davantage de dépenses, et davantage d’aides et davantage d’interventions et davantage de redistribution etc.. !

— En fait, ils sont tellement enfoncés dans leur idéologie interventionniste qu’ils n’arrivent pas à comprendre qu’on puisse les critiquer au nom d’autre chose que cette idéologie, au nom d’autres critères économiques et d’autre références … C’est plus fort qu’eux et ils ne comprennent pas parce que, forcément, eux sont dans le sens de l’Histoire et ont donc raison, alors que vous êtes des pessimistes, donc des réactionnaires et presque des fascistes d’extrême droite :-) Pouah !

— Et naturellement eux sont géniaux parce qu’ils voient toujours le verre à moitié plein alors que vous, pauvres pessimistes, vous le voyez obstinément – à moitié vide

*

Leur anticapitalisme primaire est hallucinant
Ils ont le capitalisme en abomination
L’Etat providence c’est magique (la cigale et la fourmi)
La poule capitaliste en 3 images
Du capitalisme performant à la faillite de l’État-Providence en 3 images
Pourquoi le Darwinisme économique de Hollande ne peut pas marcher
La mort du sale rat de capitaliste racontée aux petits enfants
La culture anticapitaliste de ce pays est tout simplement terrifiante !
Ça y est on a touché l’os !
Montebourg (hélas)
Montebourg n’a jamais créé un seul emploi de sa vie
Montebourg le forcené
Montebourg obsédé par ses jambes
Montebourg et sa prétention habituelle

7 responses to “Quelle est la différence entre quelqu’un comme Montebourg et, disons, un menuisier ou un chef d’entreprise ?

  1. Christian

    Dans la boîte à outils de notre idéologue en chef, il n’y a que des marteaux… Pas un tournevis, pas une paire de tenailles, non rien que des marteaux, de toutes les tailles et de toutes les formes. Mais pas un seul clou… Il a oublié d’en acheter. Comme c’est ballot !

  2. Penthièvre

    Un mauvais artisan perd peu à peu ses clients et fait faillite; c’est la loi du marché libre.
    L’Etat ne peut pas faire faillite, car il dispose allègrement de la force, et organise à sa guise la servitude de ses clients captifs que nous sommes et interdit de la sorte toute forme de concurrence. Je ne vois pas d’issue autre que l’assèchement des ressources de l’Etat (expatriation, black, révolte de l’impôt…).
    Quelle misère! Comment un gars comme Mondebourg (et c’est pire pour Hamon) a-t-il pu être nommé à ce poste?
    Cordialement

  3. Orage

    Je ne parle jamais politique avec mes rares amies (en réalité je n’en ai qu’une après élagage indispensable) car le dialogue est impossible. Je me suis marrée rien qu’en regardant le titre de ce billet vu que j’étais d’accord d’avance.
    Un clou rouillé n’est pas gênant, il faut juste savoir l’enfoncer et là est la technique.
    Mais eux ne savent rien faire de leurs dix doigts et moins ils savent, plus ils insistent.
    J’adore les propos de Winston Churchill à propos des socialistes:
    – “Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais des contribuables.”
    – “Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de l’envie.”

  4. Orage

    Merci d’avoir remis le billet sur la boîte à outils car en janvier je ne connaissais pas encore votre blog.

  5. Bichau

    C’est comme être devant un meuble Ikea, avoir une boite à outils et ne pas savoir comment utiliser les outils : on tourne et retourne les pièces en vain, et on aura beau finir par trouver comment les assembler, si on ne peut utiliser les outils adaptés, tout restera en vrac. Ou alors il faudra faire appel à un menuisier ou un vrai bricoleur…

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