Le discrédit sans précédent qui frappe la classe politique est peut-être une chance inespérée pour les libéraux !

Nid-Frelon-2
[Nid de frelons Étatique]

Tous les jours désormais on a une nouvelle “affaire” de ministres qu’on congédie pour malversation ou fraude — ou de dérisoires révélations “people” dignes de Gala ou Closer… La France s’enfonce dans une crise économique, sociale et financière sans précédent, la République doute d’elle-même et l’État est ruiné. Et de quoi entretient-on les citoyens : d’expressions pathétiques comme les “sans-dents” qui fait désormais la une de tous les médias… Comble de l’inimaginable sous de Gaulle, le Président choisit un Sommet de l’OTAN pour évoquer publiquement, devant la presse internationale, ses petites affaires de couple avec une de ses ex. Les sondages s’accumulent qui révèlent un discrédit terrifiant de toute la classe dirigeante, et un effondrement abyssal de la côte du Président (13% seulement d’opinions favorables) ; les ministres éjectés règlent les uns après les autres leurs comptes minables en publiant des pamphlets vengeurs et incendiaires… Effarés, les commentateurs se demandent s’il convient de parler de fin de règne ou de crise du pouvoir ou encore de crise de régime…

Paradoxalement, je pense que cette déconfiture du pouvoir est une excellente chose et une providence pour les libéraux ! Presque une “divine surprise” comme disait l’autre, en des temps éloignés mais qui sentaient déjà très mauvais pour la République. Alors réjouissons-nous.

Les politiciens disqualifiés vont entraîner l’État dans leur chute !

Depuis des décennies, l’État est gangrené par des politiciens professionnels qui ont mis la main sur tous les postes de commande de la grosse machine Étatique : de tout en haut jusqu’au dernier échelon de la dernière sous-Préfecture, ce sont les mêmes qui occupent tous les postes. Ils sont des milliers qui remplissent les ministères et les pages de l’énorme “Bottin Administratif”. Pour continuer à proliférer et à exister, comme du gui sur l’arbre, ils ponctionnent la richesse du pays, gaspillent (ou détournent impunément) l’argent public. Formés par l’ENA, ces politiciens professionnels ne connaissent évidemment pas l’entreprise : ils ne savent pas comment on créé de la richesse ou des emplois marchands. Mais ils savent en revanche très bien comment multiplier le nombre de ministères et de commissions, et comment matraquer le contribuable pour multiplier leurs postes, distribuer leurs subventions à leurs clientèles, préserver leurs train de vie, garantir leurs statuts exceptionnels et s’assurer de retraites privilégiées …

Le discrédit de l’État : une chance pour les libéraux

J’ai longtemps cru que les idées libérales étaient un préalable incontournable au recul progressif de l’État : qu’elles devaient avancer en premier pour que l’État Keynésien et Colbertiste se réduise ensuite progressivement, graduellement… Mais j’avais tout faux. Maintenant je pense que c’est exactement l’inverse qui va se produire : c’est le discrédit de ses propres serviteurs et de ses ministres indignes qui va provoquer l’effondrement de l’État tout entier, et ouvrir brusquement la voie au libéralisme. Ce dernier entrera alors sans difficulté dans les têtes sur les gravats laissés par un État disqualifié et en faillite. Ce que la Cour des Comptes n’avait pas réussi à faire (ouvrir les yeux des Français), les ministres-fraudeurs et incompétents vont le rendre inévitable. Divine surprise !

Pendant des décennies, les “libéraux” ont demandé à l’État de réduire son périmètre, de réduire le nombre des ministères, de limiter ses missions à l’essentiel, de réduire les dépenses publiques, de réduire la voilure : rien n’y a fait. Des ministres aux parlementaires, ils sont tous restés désespérément sourds, accrochés aux branches mortes comme des petits singes, et ont systématiquement refusé de dégraisser le mammouth – même progressivement. L’effondrement de l’État sera donc d’autant plus dur qu’ils auront tardé à engager les réformes indispensables, mais après tout ils auront tout fait pour provoquer la fin de l’État-providence. Cet “État-providence” ne peut à l’évidence plus fonctionner quand les caisses sont vides et que l’Etat est ruiné et au bord de la faillite. Pour “redistribuer” à chacun selon ses besoins comme ils l’ont appris chez Marx, il faut d’abord créer de la richesse. En bons idéologues, ils ne l’ont pas compris. Tant pis pour eux.

Aujourd’hui, ce que les idées libérales n’ont jamais réussi à faire, ce sont donc les politiciens eux-même qui font le réussir : en se discréditant totalement et en s’effondrant sur eux-même dans un véritable trou noir politique, ils vont entrainer tout l’État dans leur chute, ouvrant enfin la voie à l’arrivée d’un vrai libéralisme (et pas de celui qu’ils baptisent de “sauvage” dans les médias Français) pour mieux le discréditer. Trop cool donc, et quasiment jubilatoire ;-) Exit les Étatistes, les Colbertistes, les Keynésiens, les interventionnistes, les dirigistes, les planificateurs centraux … Ils n’ont fait que ruiner la France et les Français. Dehors.

Il y a beaucoup trop de frelons dans la République !

Ma Grand-Mère me disait toujours : “tu sais, dans la vie, il y a les abeilles — qui font du miel ; Et puis il y a les frelons — qui ne servent à rien”… J’ai complètement oublié ce qu’elle me racontait au sujet des bourdons qui sont de grands pollinisateurs. Mais les frelons sont effectivement de redoutables prédateurs pour les guêpes, les abeilles et les mouches… Aujourd’hui, en tout cas, je trouve qu’il y en a beaucoup trop dans la République, l’État et la bureaucratie…

Beaucoup trop de frelons…

Trop de frelons-ministres qui fraudent le fisc, trop frelons dans les Préfectures, trop de frelons dans les ministères, trop de frelons chargés de communication, trop de frelons dans les cabinets ministériels et les comités Théodules, trop de frelons profiteurs de prébendes, trop de frelons aussi au Parlement, dans les partis politiques et les médias…

Pas assez d’abeilles

Il faut évidemment davantage d’abeilles : des abeilles qui fassent du miel, et créent de la richesse ! Marre des frelons qui foutent la merde dans un pays qui est devenu ingouvernable et non-réformable. Et marre des cigales qui ne foutent rien alors qu’on a 5,4 millions de chômeurs.

Oui, je sais, je devrais essayer de le dire de manière plus élégante. Mais que voulez-vous, les politiques me font sortir de mes gonds en ce moment. En pleine crise, nous infliger leur cirque politique sans intermittence est vraiment devenu insupportable. En période de croissance, je veux bien qu’ils jacassent. Mais au moment où il faut se serrer la ceinture à cause de leurs erreurs, alors non, qu’ils se taisent au moins. Vivement un coup d’État qu’on en finisse.

Trop d’enfumage

Chez les apiculteurs, la phase de l’enfumage est celle qui normalement précède la récolte du miel. Mais le problème de la France sous Hollande c’est que plus personne ne fabrique du miel ! Les cigales l’ont emporté sur les fourmis ! Et ils s’attaquent même à la structure de la ruche maintenant. Vivement qu’ils partent.

Un seul recours : le Peuple souverain !

Pourquoi est-ce que je m’obstine à défendre des “référendums” en rafale alors que tout le monde pense qu’il suffit de dissoudre, de changer la majorité parlementaire ou d’introniser un homme providentiel ? Pour des raisons très simple que j’ai déjà énumérées mille fois :

1 – Les élus-trouillards ne feront jamais les réformes difficiles. D’abord, ils ne le veulent pas (ils profitent à fond du système et de ses prébendes). Ensuite ils ne le peuvent pas : car, s’ils s’attaquent aux “avantages-aquis”, les “professions” descendront les unes après les autres dans la rue. Et comme les politiques-sans-courage ont une peur panique de voir compromise la “paix sociale”, ils retirent aussitôt leur projet de réforme. Courage fuyons ! Et ça fait des décennies que c’est comme ça : blocage total.

2 – Les réformes ne se feront que si c’est le Peuple Souverain qui les impose. Le “Peuple souverain”, c’est un trop gros morceau pour que quelques professionnels-de-l’agitation-avec-drapeaux-rouges descendent dans la rue pour s’opposer à une décision qui serait voulue et imposée par le Peuple lui-même. Bloquer la rue contre une réforme du Gouvernement, oui, ils le peuvent car ils savent que la Police ne va pas tirer contre la foule. Mais descendre dans la rue contre le Peuple Souverain qui — à une majorité écrasante — aurait décidé une réforme, ce serait plus difficile ;-)

3 – Seuls des référendums imposeront les réformes nécessaires que les Parlementaires n’oseront jamais engager. Je me moque qu’aux prochains scrutins il y ait d’autres parlementaires (de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs) : n’importe comment ils ne feront rien de plus que leurs prédécesseurs. Je me moque également des “programmes” des Partis politiques : ça fait des décennies qu’ils font des promesses pré-électorales qu’ils ne tiennent pas après. Je me moque enfin qu’on élise un homme providentiel car il ne fera pas mieux. Parce qu’à chaque fois il y aura des blocages et des manifs de rue contre la remise en cause des “droit-z-aquis”. Et qu’à chaque fois la réforme pourtant nécessaire sera retirée. Il n’y a donc que si c’est le Peuple Souverain qui tranche que ça marchera.

4 – Je veux donc élire des gens qui, avant que je ne vote pour eux, me diront : si vous votez pour nous, nous changerons la loi et rendrons les référendums possibles. C’est même le seul programme que je leur demande, rien d’autre : juste qu’ils arrêtent de décider pour nous et rendent la parole au Peuple Souverain ! Et la France deviendra la Suisse : peut-être sans les coffres et les comptes à numéros, mais une démocratie vivante, où le Peuple est Souverain est sollicité constamment lors de “votations populaires”.

Relisez la Constitution, c’est dit en toutes lettres. Article 2 : le principe de la République est “le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”. Et article 3 : “la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum”.

Le référendum c’est un pied de biche démocratique pour faire aboutir des réformes qui sans cela ne se feront jamais.
pied_biche

*

Marre des cigales qui plombent les fourmis
Dégraisser l’État AVANT de rançonner les Français !
Purger la bureaucratie d’État sans mettre les fonctionnaires dans la rue
Et ils ont le toupet ne nous dire qu’il n’y a pas d’économies à faire ?
Une “Commission de la Hache” pour tailler dans les dépenses publiques
La baisse des dépenses ce n’est pas la fin des services publics !
Suisse : au moins ils consultent le Peuple eux !

beige

6 responses to “Le discrédit sans précédent qui frappe la classe politique est peut-être une chance inespérée pour les libéraux !

  1. Loupi

    Tout à fait d’accord avec vous Switchies !
    Mais qui est donc ce héros libéral qui donnera un coup de pied dans le nid de frelons ?
    Si vous vous présentez, je voterai pour vous !

    • C’est LA PENSEE libérale qui doit évidemment l’emporter. Et pas des individus qui se prétendent “libéraux” pour seulement prendre la place des autres au Parlement :-) Mais il y a un préalable au développement de cette pensée libérale : elle ne progressera que lorsque les médias SSS (serviles, soumis, subventionnés) arrêteront de cirer les pompes d’une idéologie périmée datant du XIXe siècle et qui a échoué partout.

  2. Il faut lire requiem pour les abeilles de Dominique Guillet… en attendant prenez garde au frelon asiatique ;) Pour le reste un S à cigale et c’est un super bon billet, encore !

  3. Totalement d’accord. Des “votations” ayant force de loi remplaceraient avantageusement un parlement où les soit-disant “représentants du Peuple” ne représentent qu’eux-même.

  4. Il n’est pas nécessaire d’être “libéral” pour être favorable au référendum d’initiative citoyenne puisque 82 à 88 % des Français sont pour Si nous sommes des millions PACIFIQUEMENT dans les rues nous l’arracherons assez facilement car TOUS les partis l’avaient promis en.. 1993. Je vous invite à aller voir ce site, à signer la pétitions et à la faire connaitre.

  5. Pingback: Discrédit sans précédent de la classe politique : une chance inespérée pour les libéraux ? | Contrepoints

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