Le “vote de confiance” ce ne sont pas les députés, mais le Peuple souverain qui doit le donner !

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Depuis des mois, les médias nous parlent inlassablement du retour (différé puis imminent) de Sarkozy — ou de la candidature de tel autre à la tête d’un parti, d’une primaire ou d’une élection Présidentielle anticipée… Comme toujours avec les journalistes, c’est avant tout une question de casting — car ni les uns ni les autres n’ont évidemment le moindre programme crédible de sortie de crise. S’il suffisait de l’arrivée d’un “homme providentiel” pour tout régler, ça se saurait et tout serait évidemment très simple. Mais le pays est ruiné, les Français n’ont plus confiance dans leur classe politique et ils doutent même désormais de l’intégrité de leurs Parlementaires (donc de la démocratie représentative elle-même)… Alors un “homme providentiel”, bon, pourquoi pas. Mais arrivant sur un champ de ruine financier, fiscal et social, il fera quoi d’après vous ? Pas évident. Je crois qu’il n’y a qu’un seul moyen d’en sortir, mais si on l’évoque on est très mal vu… Il parait que c’est faire du “populisme” et risquer la “dictature populaire” !

Je voulais mettre les 7 points suivants en conclusion, mais comme je vois que ce post est hyper long, je vous donne tout de suite mon conseil au prochain homme providentiel”. Et j’expliquerai ensuite plus longuement pourquoi.

Quand il montera à la tribune, qu’il dise simplement :

(1) Ce qu’il y a à faire sera évidemment difficile, mais jouable.
(2) Il y a en gros 6 réformes fondamentales à engager immédiatement. Qui sont des préalables à tout le reste.
(3) Seul le Peuple souverain peut les décider car lui seul pourra imposer ce qui n’a pas été fait pendant des décennies par des politiciens pleutres qui ont fuit leurs responsabilités.
(4) Je ne chercherai pas à fabriquer des “majorités politiciennes” en débauchant tel ou tel membre de l’Assemblée. Ce sont ces jeux parlementaires qui ont abaissé et détruit la France. Le seul “vote de confiance” qui compte c’est celui que le Peuple souverain lui-même donne !
(5) Je vous soumettrai donc 6 réformes par référendum au cours des 12 prochains mois. Car tout doit être tranché très vite et démocratiquement. La France est au bord du gouffre et il n’y a plus de temps à perdre.
(6) Si vous les votez, la France pourra enfin repartir sur de nouvelles bases, assainies.
(7) Si vous les refusez, je partirai et d’autres vous proposeront leurs solutions. Au pire on n’aura perdu que 365 jours.

Aussi simple que ça. Et maintenant j’explique :-)

L’obsession Française de “l’homme providentiel”…

Comme dans le théâtre de Guignol, ce que les Français aiment en réalité c’est “sortir les sortants” et surtout de “changer les têtes”… Comme la valse des ministres s’est accélérée ces derniers temps (Ayrault I puis Ayrault II puis Valls I puis Valls II…) la tête qui intéresse désormais les médias est celle du prochain Président. Jusque là c’est hyper banal : toujours la même vieille croyance maladive en un homme “providentiel”…

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que les caisses de l’État sont comme les poches des contribuables : totalement vides. Pire encore, les Français ne croient plus en rien : ni dans le retour de la croissance, ni dans leur personnel politique, ni dans les remaniements, ni dans les “alternances” annoncées qui promettent toujours des lendemains qui chantent mais qui n’arrivent jamais. Quel que soit l’homme ou les arrangements des partis, ils se doutent bien qu’ils seront, eux, les dindons de la farce. Rappelez-vous tous ces slogans qui promettaient la lune et qui ont fini dans les poubelles de l’Histoire : Mitterrand et sa “Force tranquille” ; Giscard et sa “France forte”, Chirac et sa “France en grand”, Ségolène et sa “France présidente”, Sarkozy et sa “France Forte”, Hollande et son “changement maintenant” etc… Je ne sais pas si vous avez vu où en est la France aujourd’hui mais elle n’est vraiment forte !

Sans rupture, les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets

C’est le système qui est bloqué. Celui précisément dont ils nous disent que le monde entier nous l’envie alors qu’il prend l’eau de toute part et s’effondre sur lui même. Ils essayent évidemment tous de nous persuader qu’avec un autre Président les choses vont changer. Mais les Français se doutent bien que tout continuera finalement à fonctionner comme avant (ou plutôt à ne pas fonctionner justement). Leur changement on le connait par coeur : on élira un nouveau Président, il y aura un nouveau Parlement, un nouveau Premier Ministre (qui fera un nième discours de politique générale) ; il y aura une trentaine de nouveaux Ministres dont la litanie des noms sera psalmodiée sur le perron de l’Elysée… Les médias auront un petit frisson de quelques jours : ils vérifieront la parité hommes/femmes, la représentation de tel ou tel parti, le nombre de jeunes, la présence de représentants de la “diversité” etc… et hop, roule ma poule, tout recommencera comme avant. Ils se dépêcheront d’annoncer des dizaines de nouvelles “grandes lois”, ils nous sortiront leurs “feuilles de route”, ils appelleront encore une fois les Français à “l’effort dans la justice sociale”… et ça continuera comme avant : encore des lois, encore des discours, encore des “consultation des partenaires sociaux”, encore des grand “débats citoyens”, encore des “commissions” à qui on demandera des rapports… Et encore des “plans stratégiques” et des “feuilles de route” et des discours de fermeté et de détermination…… etc.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, rien ne changera vraiment et le pays continuera donc à s’écrouler mais sur un mode aggravé. Comme il n’y a plus d’argent dans les caisses tant la situation financière du pays est catastrophique, on repassera le vieux film : tours de vis fiscaux, gel forcé des retraites, taxation de l’épargne, mécontentement populaire, mouvements sociaux, grèves … Mais aucune réforme ne pourra vraiment aboutir car c’est le système tel qu’il fonctionne depuis des décennies qui empêche la France de se réformer.

Un système bloqué et encrassé par les corporatismes

La France crève du corporatisme et du régime des partis. De celui des syndicats aussi, des professions à statut, des intérêts catégoriels, des lobbies etc… Depuis des décennies, le pays vit dans un système qui a complètement oublié ce qu’était l’intérêt général. L’avenir de la France a été relégué après l’intérêt des Partis (et singulièrement de celui qui est au pouvoir). Ce système, ce sont les avantages, les privilèges, les droit-z-aquis, les statuts protecteurs, les postes, les médailles, les petits fours, etc… Et donc ils continueront à s’emparer des postes et à se les distribuer entre eux. Réformer la France en profondeur passera toujours après leurs combines et leurs petites affaires. La soupe est trop bonne.

Pendant longtemps, on nous a persuadé que la démocratie représentative (avec les partis politiques et le système de la représentation parlementaire) était le pire des systèmes à l’exception de tous les autres… On a donc fait avec et ça a fonctionné tant bien que mal — parce qu’il y avait encore de l’argent à distribuer : les subventions et les allocations ça met évidemment toujours de l’huile dans les rouages et ça atténue les crissements sociaux. Mais aujourd’hui — avec la faillite de l’État et l’effondrement financier du pays — il faut mettre fin à ce régime nuisible des partis qui a complètement échoué dans la gestion du pays. Et, pour faire sauter les verrous, il faut évidemment redonner la parole au Peuple et provoquer, non pas seulement des élections législatives anticipées, mais une série de référendums pour débloquer le système. Cinq référendums au moins, cinq coups de canons pour réveiller ce pays qui s’est enfoncé dans la médiocrité politicienne.

L’échec cuisant de la classe politique

Depuis 1974, les représentants des partis n’ont pas voté un seul budget en équilibre : que des lois de finances en déficit. Ils ont laissé se creuser la dette à hauteur de 2000 milliards d’euros, le chômage s’est accru pour atteindre plus de 5 millions de gens sur le carreau, la croissance n’est pas revenue malgré un matraquage fiscal sans précédent… Bref ils ont ruiné la France et l’ont laissée s’effondrer sans réagir.

Les “Partis” qui se sont installés dans le fromage de l’État n’auront fait que ruiner le pays et – alors que c’était le rôle que la Constitution leur avait assigné – ils ne concourent plus à “l’expression du suffrage”. Tout le monde voit bien que ce vieux système de représentation parlementaire de fonctionne plus. Quel que soit l’estime ou la détestation qu’on a pour ce parti, le fait que le FN n’ait que 2 élus avec 13,6 % des voix pendant que les radicaux de gauche en obtiennent 11 avec seulement 1,6 % et Europe Ecologie les Verts 18 avec 5,4 % des voix — montre suffisamment qu’un tel système ne peut pas être considéré comme vraiment “démocratique” et qu’il doit être réformé.

Ils ont également discrédité le cœur même de la démocratie parlementaire : ils se sont disqualifié par des affaires à répétition, (genre affaire Cahuzac, affaire Thévenoud…), par des nominations de complaisance, par une absence de contrôle du Parlement sur le Gouvernement (forcément ce sont les mêmes qui se tiennent par la barbichette), par une gestion calamiteuse des finances publiques, par un mépris ahurissant des mises en garde répétées de la Cour des comptes etc…

Contrairement à de Gaulle, qui se faisait “une certaine idée de la France”, ces professionnels de la politique vivant “hors-sol”, n’ont pensé qu’à conserver leurs sièges et leurs avantages. Alors ils s’accrochent, comme un mauvais gui sur l’arbre qu’ils étouffent. Mais comment peuvent-ils imaginer que les électeurs ne voient pas les grosses ficelles de leur soumission aux combines, aux petits arrangements entre amis et l’immensité de leur indignité ?

Sans le Peuple, jamais un homme “providentiel” — quel qu’il soit — ne pourra réformer le système

Même s’il arrive à se faire élire — et à obtenir une “majorité parlementaire” (avec le concours de quelques politiciens de rencontre qui, attirés par les postes, viendront à la soupe et aux portefeuilles…) — le nouvel homme providentiel ne pourra pas redresser le système seulement de l’intérieur. Le système ne s’est jamais réformé depuis la guerre, il ne se réformera pas davantage aujourd’hui qu’il n’y a même plus de beurre à mettre dans les épinards. Il faut des coups de boutoirs — démocratiques évidemment — mais qui ne peuvent venir que de l’extérieur : du Peuple souverain.

Pourquoi les élus ne font jamais les réformes que le redressement du pays exige ?

D’abord, parce qu’ils ne le veulent pas : ils profitent à fond du système, de ses avantages, de ses privilèges, de ses faveurs et de ses prébendes (vous comptez vraiment sur un Thévenoud pour assurer la transparence fiscale des élus ?)

Ensuite parce qu’ils ne le peuvent pas : La poussière accumulée sous le tapis est telle qu’à leur rythme, il faudrait trente ans d’efforts pour s’en sortir. Et, même s’ils envisageaient de s’attaquer aux intérêts particuliers et aux “avantages-aquis”, toutes les professions-à-statut et toutes les corporations, syndicats en tête, descendraient immédiatement dans la rue les unes après les autres (les privilégiés d’Air France en tête). Comme ces politiciens-sans-courage ont une peur panique de voir la rue gronder et la “paix sociale” compromise, ils retireront aussitôt leurs projets de réforme, les uns après les autres. Leur mot d’ordre a toujours été “courage fuyons” ! Ça ne changera pas et c’est pour ça que le blocage est généralisé : regardez les 35h, ils n’ont jamais rien fait ; les professions à statut, rien. L’immigration, rien. La sécurité, la réforme de Pôle emploi, la dette, rien non plus… Ils ont systématiquement fermé les yeux et repoussé les réformes. Parce qu’ils ont eu la trouille de perdre quelques voix à l’Assemblée (ils n’aiment pas l’idée de retourner devant les électeurs), et une peur panique de soulever la poussière : alors ils ont tout glissé sous le tapis pour leurs successeurs. Et ça fait des décennies que c’est comme ça : nier la gravité des problème, anesthésier l’opinion et gagner du temps pour rester le plus longtemps au pouvoir !

Un seul moyen pour tout débloquer

Les réformes ne se feront que si c’est le Peuple Souverain qui les impose. L’homme providentiel ne pourra rien faire s’il n’est pas soutenu et appuyé par le Peuple contre les élites parisiennes qui bloquent tout. Le “Peuple souverain”, c’est un trop gros morceau pour que quelques professionnels-de-l’agitation corporatiste ou des mouvements de grève à répétition puissent s’opposer à une décision qui serait voulue et imposée par le Peuple lui-même. Bloquer la rue contre une réforme du Gouvernement, oui, bien sûr, ils le peuvent aujourd’hui car ils savent que la Police ne va évidemment pas tirer contre la foule. Mais descendre dans la rue contre le Peuple Souverain qui — à une majorité écrasante — aurait décidé une réforme votée solennellement par référendum, ce serait plus difficile. Et donc c’est cela qu’il faut faire.Impliquer la souveraineté populaire contre les bloqueurs institutionnels patentés.

Seuls des référendums imposeront les réformes nécessaires que les Parlementaires n’oseront jamais engager. Je me moque qu’aux prochains scrutins il y ait d’autres parlementaires (de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs) : les gens en ont par-dessus la tête des combinaisons et des petits ralliements politiciens (genre MODEM qui, selon le vent et les postes, bascule une fois d’un côté, une fois de l’autre). N’importe comment les “nouveaux” ne feront rien de plus que leurs prédécesseurs puisque — situation aggravante — les caisse sont vides. Je me moque également des “programmes” des Partis politiques : ça fait des décennies qu’ils nous font des programmes et des promesses pré-électorales qu’ils ne tiennent pas après. Je me moque enfin qu’on élise un homme providentiel car il ne fera pas mieux. Parce qu’à chaque fois il y aura des blocages et des manifs de rue contre la remise en cause des “droit-z-aquis”. Et qu’à chaque fois les réformes pourtant nécessaires seront retirées. Il n’y a donc que si c’est le Peuple Souverain qui tranche que ça marchera.

Il faut donc élire des gens qui, avant qu’on ne vote pour eux, prendront l’engagement de changer la loi et de rendre les référendums possibles. C’est même le seul programme qu’on a envie de leur demander, rien d’autre : juste qu’ils rendent la parole au Peuple Souverain. La France ne deviendra peut-être pas la Suisse, mais elle s’engagera enfin sur la voie d’une démocratie vivante, où le Peuple Souverain est sollicité régulièrement lors de “votations populaires”.

Relisez la Constitution, c’est dit en toutes lettres. Il suffira de l’appliquer : article 2 : le principe de la République est “le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”. Et article 3 : “la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum”.

Ce ne sont pas les hommes qu’il faut changer, mais le système !

• Réformer la “démocratie représentative”.

Je ne reviens pas sur le grand débat “système majoritaire” versus “proportionnelle”. Ce débat est archi connu et constitue un véritable serpent de mer (mer sur laquelle les politiciens nous mènent en bateau depuis des décennies au lieu, là encore, de passer à l’acte).

La éforme du système du vote des lois au Parlement est peut-être plus intéressant et subtil. L’idée serait d’exiger notamment la majorité qualifiée). La majorité qualifiée (par exemple 2/3 ou 60%) c’est beaucoup plus qu’un terme juridique désignant une majorité plus importante que la moitié des voix plus une voix. C’est la garantie que — pour les grandes lois de société qu’on prétend imposer à 66 millions de Français (genre peine de mort, mariage gay, immigration, euthanasie, PMA, régionalisation etc…) — le vote devra obligatoirement avoir recueilli une majorité bien supérieure à la majorité absolue (50% +1 ce n’est pas suffisant). C’est parce que les lois sont “mal votées” qu’on assiste systématiquement au “détricotage” des lois votées par la majorité précédente. Les lois sont votées par des petits groupes de partisans, et elles sont donc détricotées par d’autres petits groupes de partisans. Or la France a plus que jamais besoin de stabilité juridique et d’adhésion majoritaire à son dispositif législatif : il faut donc impérativement trouver un système qui produise de meilleurs lois : des lois de cohésion, stables et durables. Pas des lois imposées par une petite poignée d’idéologues du Parti en place. Donc des lois votées aux 2/3 ou 60% et pas seulement à “50% +1”).

• Organiser une série de référendums

Ils porteraient sur les 5 ou 7 grandes réformes que les Parlementaires n’ont jamais eu le courage de faire alors qu’elles sont un préalable à tout le reste : des référendum sur les grands choix fiscaux, sur les statuts (de la fonction publique, des magistrats, des professions protégées, etc), sur les grandes lois de société (genre peine de mort, mariage gay, immigration, euthanasie, PMA etc que certains groupes minoritaires prétendent imposer à 66 millions de Français sans leur demander leur avis), sur le système éducatif, sur l’immigration, sur les conditions de la protection sociale, sur le droit du travail, sur la réforme de Pôle emploi etc, etc, etc… Je vous laisse établir la liste des 10 grands blocages et verrous qu’il faut faire sauter en demandant au Peuple de se prononcer.

Pour être véritablement démocratiques, il faut évidemment que ces référendums ne soient pas à l’initiative des parlementaires. Actuellement — pour conserver un pouvoir qu’ils ne veulent pas lâcher car il leur rapporte trop — ils ont prévu un dispositif qui ne permet de demander un vote par référendum qu’à l’initiative d’un cinquième des parlementaires… Non, non et non : ce sont évidemment les électeurs qui doivent en avoir l’initiative, pas eux. On est le Peuple souverain : on n’a pas besoin qu’un cinquième des parlementaires soumis à un parti nous dise ce qu’on a le droit de vouloir. Ahurissant tout de même leur manière de contrôler des enfants en bas âge.

• Inventer la “démocratie digitale” du XXIe siècle”

Comment, au fil des années, ont-il pu laisser la “démocratie” se recouvrir d’une telle rouille et d’une crasse aussi épaisse ? Comment ces hommes politiques attachés à leurs avantages et leurs privilèges ont-il pu avoir à ce point peur du Peuple et peur de se retrouver devant leurs électeurs ? Le mot de démocratie lui même était un élan puissant, une dynamique (presque une dynamite) et ils en ont fait un truc gras, manipulé par des parlementaires bedonnants, assoupis et roupillants dans un hémicycle à moitié vide… Quelle tristesse de voir que la démocratie — cette bombe partie de la Grèce antique — est devenue une pauvre routine parlementaire couverte de lustrine.

Avec une démocratie digitale (on est bien au XXIe siècle n’est-ce pas ?) on n’aurait à la limite même plus besoin de “référendums” au sens ancien du terme. Avec la démocratie digitale, on serait en mesure de demander régulièrement au Peuple ce qu’il veut, un peu comme les Suisses avec leurs “votations populaires” mais en cochant des cases numériques. Pourquoi pas ? Qu’on ne me dise pas que c’est difficile : les ordres boursiers sont sécurisés depuis belle lurette et on m’expliquerait que les serveurs du Ministère de l’Intérieur ne pourraient pas être sécurisés ? De qui se moque t-on ? Nous sommes dans le XXIe siècle depuis déjà 14 années ! On en est aux nanotechnologies, à la regéneration cellulaire, la NASA envoie des fusées au-delà du système solaire, la NSA peut écouter des milliards de communicatons ciblées et gérer dans ses serveurs des milliards de métadonnées, la sonde Hubble cartographie les étoiles et nous envoie des images à très haute résolution des amas galactiques, les données du Big Data sont comptées en pétaoctets, on est à l’époque des robots, des drones, de Google Maps, des GPS, …. et notre vie politique fonctionne encore sur mode du XIXe siècle !

Même à la Maison-Blanche fonctionne un site de pétitions intitulé “We the People”. C’est déjà un début, car il est évidemment nécessaire de pouvoir lancer des pétitions populaires qui, ensuite, déboucheront sur un référendum si un nombre suffisant de demandes sont réunies. Mais ni Hollande ni Valls ni les autres de la Droite-la-plus-bête-du-monde n’imaginent évidemment cela possible en France tant ils ont peur du Peuple et de ce qu’il pourrait dire, demander ou exiger. Ils n’ont jamais été capables de propulser la démocratie Française plus haut en développant une véritable démocratie digitale.

Mais tu veux donc une dictature populiste ?

Mais non, pas du tout : redonner la parole au Peuple souverain ce n’est pas la dictature ! C’est juste une modalité de la démocratie — une démocratie “à la Suisse” : avec des votations citoyennes, régulières, apaisées, simples, efficaces. Alors qu’ils donnent des leçons au monde entier sur leur démocratie prétendument exemplaire qui éclaire le monde, les Français s’abstiennent massivement aux différents scrutins ! Les Suisses — eux — règlent les problèmes démocratiquement et se mobilisent massivement, paisiblement, sans hystérie : ils votent et c’est fait. Le dimanche soir de la votation, ils ont la solution au problème et hop, terminé, ils retournent au travail.

Ce qu’il faut donc — avant que tout le système n’explose en guerre civile — c’est tout réintroduire du référendum à haute dose dans la société Française. Il faut le faire de toute urgence et à répétition, tout le temps qui sera nécessaire pour faire sauter les blocages et de tout remettre en ordre. Ensuite on verra, la “démocratie parlementaire” pourra revenir… Mais là, les réformes sont urgentes : il faut commencer par les dix grands sujets qui sont essentiels pour l’avenir (y compris donc celui de “l’intégration” sur lequel ils s’injurient en ce moment). Et boum, on commence à voter !

Je préfère le Peuple souverain à la représentation parlementaire actuelle

• D’abord parce que, contrairement à ce que prétendent ceux qui n’aiment pas la démocratie directe, le Peuple souverain sait très bien ce qu’est l’intérêt général.

Il n’en a évidemment pas une définition précise de juriste ou de constitutionnaliste, mais je vous fiche mon billet que — sur tous les sujets — il a sa petite idée et qu’il saura faire la différence entre “intérêts catégoriels” et “intérêt général”. Il suffit de lui poser la question par référendum et il répondra sans problème : sur les statuts privilégiés, il saura parfaitement répondre où est l’intérêt général ; sur les professions protégées, sur les intermittents, sur l’immigration ou le vote des étrangers, il dira aussi où est “l’intérêt général” ; sur le périmètre de l’État et le nombre de ministères à supprimer, sur la gabegie financière dénoncée par la Cour des Comptes, croyez-moi, le Peuple saura dire où est “l’intérêt général” ! Les ministres n’y arrivent pas, mais le Peuple arrivera instinctivement à placer au bon endroit le curseur entre “intérêt catégoriels” et “intérêt général”.

• Ensuite parce qu’avec les référendums, c’est une question de proportions . Quand on demande à 40 ministres, on n’a pas de réponse. Quand on demande à 577 députés, on n’a pas la réponse. Mais quand on demande à plus de 43 millions d’électeurs, on a la réponse massive, immédiate et spontanée. 43 millions d’électeurs ça fait tout de même une sacrée différence quand on hésite à placer le curseur au bon endroit entre “intérêt catégoriel” et “intérêt général” ! C’est comme les sondages d’opinion, c’est une question de proportion : je ne veux pas de ces échantillons de 500 personnes interrogées par téléphone selon la méthode des quotas et qui nous disent ce que les Français pensent et veulent ! Les français je veux qu’on les consulte par référendum ! Bref, je fais davantage confiance à 43 millions de Français qu’à 577 députés.

Mettre fin au divorce entre les élites politiciennes et le Peuple

Quand les dirigeants politiques n’arrivent plus à régler les problèmes d’un pays sans s’injurier ou mettre les gens dans la rue, il faut demander au Peuple de trancher — le plus fréquemment possible et sur le plus de sujets possibles. Ce sera beaucoup plus simple que toutes ces injures, ces contorsions, ces hypocrisies et ces singeries. Pour savoir ce que veut le Peuple, (sur l’intégration, l’immigration, les ROM’s, la fiscalité, la réforme de l’école, la réforme du droit de la famille etc…) le plus simple est de lui demander : au moins ce sera clair et net. Et la loi sera enfin celle voulue par le Peuple et pas par un petit groupe d’idéologues d’un Parti.

Demander au Peuple souverain de voter serait “populiste” ? Allons donc, il n’y a au contraire rien de plus démocratique que le Peuple souverain. Et s’il y a conflit entre ce que prétendent les élites des Partis politiques parisiens et ce que dit le Peuple — c’est évidemment aux citoyens que doit revenir le dernier mot. Et s’ils ont un doute, alors on dissout l’Assemblée. Oui, je sais, la “dissolution” est un gros mot, ils n’aiment pas ça parce que ça les oblige à repartir en campagne, et à se soumettre à nouveau au vote des électeurs. Mais c’est pourtant exactement ce qu’il faut faire quand ça coince grave comme en ce moment : il faut leur faire repasser leur permis de conduire la France. On a déjà perdu deux ans et maintenant l’heure est trop grave : je veux que ceux qui prétendent conduire la France ne soient pas des hystériques de la politique ou en état d’ébriété idéologique. Il faut des gens en qui on puisse avoir confiance — surtout lorsqu’ils financent leurs dépenses avec mon argent. Marre des idéologues et des fraudeurs.

Leur examen électoral, ils ne doivent pas le passer “entre-eux”, à l’occasion de “primaires”, ou à l’intérieur de leurs petits partis, mais devant le Peuple souverain lui-même. Il faut désormais de vrais référendums et de vraies élections législatives nationales : un test en grandeur réelle, et pas ceux fabriqués par des instituts de sondages qui, à longueur d’années, nous disent ce que pense le peuple et bidouillent l’opinion avec leurs pondérations et leurs coefficients multiplicateurs. Plus de “grands débats” donc, plus de “on va consulter les partenaires sociaux”, plus de “on va commander un nouveau rapport” … Non : on veut entendre le Peuple souverain lui-même. Il y a tellement longtemps qu’il n’a pas été consulté sur les problèmes des société que je ne me rappelle même plus le son de sa voix ! Et si sa voix gronde, je préfère que ce soit dans les urnes que dans la rue sur des barricades entourées de bus en flammes !

Sinon quoi ?

Sinon rien ne changera… Ce sera encore le blocage Parlementaire, les petits arrangements entre politiciens professionnels et encore les grèves à répétition pour défendre les “droits-z-aquis” qui rendent impossibles la moindre réforme sectorielle et interdisent les évolutions pacifiques de la société Française.

Sinon le Peuple descendra dans la rue… et on aura bientôt une guerre civile. Car quand l’État est ruiné, en faillite et au bord du dépôt de bilan, il ne faut pas imaginer que ça va se passer tranquillement avec la crise économique, abec tous les problèmes d’immigration, avec 6 millions de chômeurs et de déshérités qui font la queue à Pôle emploi ou aux Restos du Cœur ! Je préfère donc que ça se passe comme en Suisse — un dimanche dans les urnes. C’est mieux qu’une révolution, non ? Par mesure de précaution, j’astique en tout cas déjà ma fourche au cas où il faille que je m’en serve très prochainement. C’est mon principe de précaution contre les “hommes providentiels” qui ne s’appuieraient pas sur le Peuple lui-même !

Le temps presse, il faut faire vite. Au japon, il y a deux écoles du bouddhisme zen : les subitistes et les gradualistes. Les gradualistes pensent que l’éveil peut être progressif et arriver lentement, après une longue période de pratique. Pour les subitistes, au contraire, le satori peut surgir brusquement, instantanément…

Depuis des décennies, par couardise, nos politiciens Français ont été des “gradualistes” — repoussant sans cesse le moment des réformes et les promettant toujours pour plus tard. En fait “d’éveil” ces politiciens se sont carrément assoupis et endormis dans l’hémicycle. J’ai toujours été un adepte de “l’école subitiste” et partisan d’un bloc immédiat de réformes surgissant d’un seul coup et permettant de repartir sur des bases saines au lieu d’assister impuissant au lent pourrissent. Aujourd’hui, en tout cas, il est clair que le point de rupture est atteint. Dans tous les secteurs, on a touché l’os. Et comme on n’a plus d’argent pour payer du chloroforme au Peuple, il va évidemment falloir recourir à une chirurgie qui fera évidemment crier les syndicats, les défenseurs acharnés du statu quo et les professionnels des manifestations de rues et des grèves… C’est pour ça que, plus que jamais, il est indispensable d’aller vite et impératif de faire trancher les décisions par le Peuple. Sinon, rien ne se fera. Et on crèvera.

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Petit plaidoyer contre les grands hommes “providentiels”
Voter les lois à la majorité qualifiée
Prochaine révolution : la démocratie fiscale
Pour une “démocratie digitale”.
Et si on exigeait le retour de “l’intérêt général” ?
Suisse : au moins ils consultent le Peuple souverain eux !
Pourquoi les référendums sont indispensables
Ces maudites consultations qui donnent la parole aux Peuples !

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Ce que dit exactement la Constitution

• Art 2. Le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Oui vous avez bien lu : du peuple, par le peuple et pour le peuple ! Pas des partis sans le peuple, ou des idéologues contre le peuple, ni des politiciens au-dessus du peuple, ni du Président sans le peuple ! Quand ils auront compris cela — qu’ils sont au service du peuple — et pas pour se servir eux-mêmes, tout ira beaucoup mieux. En France et en Europe.

• Art 3. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Ils ne vous parlent généralement que du début de la phrase et de ces fameux “représentants” (qui, aussitôt élus vous font rapidement un bras d’honneur et ne s’intéresseront plus à vous jusqu’aux prochaines élections dans cinq ou six ans)… Mais ils ne vous parlent jamais du référendum que les Suisses pratiquent eux couramment sous forme de “votations populaires”. Pourquoi avoir ainsi évacué le référendum du paysage politique Français ? Tout simplement parce le pouvoir a peur du peuple : il redoute comme la peste les référendums qui le désavoueraient (peine de mort, immigration, mariage pour tous, europe, sécurité etc…). D’ailleurs quand le résultat d’un référendum ne lui convient pas (comme en 2005 où les Français ont voté “non” sur le traité constitutionnel européen) il passe outre et fait adopter — par les fameux “représentants” soumis et serviles — le texte que les citoyens avaient explicitement refusé. Singulière façon de comprendre la “démocratie” et de respecter la “souveraineté du peuple”. Élire des représentants aux municipales ou aux européennes c’est bien. Se prononcer par référendum sur les grands problèmes qui bloquent la France serait beaucoup mieux. Mais ils n’en parlent évidemment pas.

beige

6 responses to “Le “vote de confiance” ce ne sont pas les députés, mais le Peuple souverain qui doit le donner !

  1. Guillaume_rc

    Très long post au sujet duquel on pourrait dire bcp de choses.

    Faute de temps : une petite observation :
    Vous observez que “ce que les Français aiment en réalité c’est “sortir les sortants” et surtout de “changer les têtes”. Effectivement, depuis maintenant 40 ans, le pouvoir en place est systématiquement désavoué lors des élections (le dernier à avoir gagné des législatives c’est Giscard mais c’était tellement juste que le terme gagné est un peu fort). 1981, 86, 88, 95 etc.. Que des désaveux depuis 1974 !!!
    Or vous faites observer que depuis 1974, pas un budget n’a été voté à l’équilibre.

    La tentation est grande de corréler ces deux faits. Et si, plus ou moins consciemment, le peuple se montrait plus sage que ses élites ?
    Ces dernières ne corrigeant pas leur attitude, pas étonnant que le divorce soit si profond

  2. Christian54

    Encore une fois bravo !

    L’analyse est certes cruelle et les chances de redressement ultra minces, mais il faut voir la vérité en face.

  3. D’accord à 100%. C’est ça ou une guerre civile à plus ou moins longue échéance.

    Le vote par Internet avec authentification par signature électronique est tout à fait possible, donc les “votations” seraient peu coûteuses et rapides. Les questions pourraient aussi être proposées sur Internet comme les pétitions qui sont actuellement gérées par certains sites privés.

  4. Orage

    Malheureusement, tant que le référendum sera commandé par le pouvoir, il n’y en aura pas. Et que faire concrètement, à moins d’une révolte gérérale dans la rue et avec l’armée?

  5. Gilly

    Laisser au peuple la liberté de s’exprimer sur les grands sujets qui bouleversent la société, je suis entièrement d’accord avc vous. Mais l’immaturité économique d’une grande majorité de Français n’est plus à démontrer.
    Je pense sans me tromper qu’à la question : “Souhaitez-vous travailler 35h payées 39′, la réponse aurait été ; “Oui, 1000 fois oui :”
    A la question de la votation suisse “Voulez-vous passer de 4 à 6 semaines de congés ?” à laquelle les Suisses ont voté majoritaiement non, quelle aurait été la réponse des Français. Inutile de faire un dessin.
    Il suffit de constater que le dernier referendum officieux (union des Haut et Bas-Rhin) a été complètement loupé alors que la question était pertinente.

  6. Toto

    Meme si je suis d’accord avec vous et que j’ai pronné aussi cette idée, je n’en suis pas convaincu non plus.

    Je pense qu’il faut modifié la constitution : interdiction de dépassement de budget et de non équilibre, révocation immédiate du parlement et du gouvernement sans possibilité de réélection et suppression des droits.

    Je comprend meme pas qu’on donne un chèque en blanc de plus de 1000 milliards, dans toute ces administrations, c’est partout le même problème personne n’est responsable ….( je crois aux finale que le problème est uniquement là) En coupant les vivres aux politicien et administration verreuse le problème serait à 70% résolue. toute administration de la république devrait être responsable de son budget, en cas de non équilibre. La porte serait ouverte en grand.

    Apres l’idée de vote sur des grandes idées, je suis pas contre mais avec l’obligation de vote, ou le refus d’intégrer les droits sociaux.

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