Danse de la lumière dans les rayons du soleil…

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On raconte toujours que Bodhidharma, le fondateur de l’école bouddhiste Zen, s’était un jour rendu au temple de Shaolin et que — les moines ayant refusé de le laisser entrer — il se serait assis et aurait médité durant 9 années, fixant un mur de l’enceinte du temple … Quand la vie devient trop difficile, il m’arrive également de fixer une image mentale – pas pendant 9 ans, mais jusqu’à ce que mon cerveau lâche prise… Comme devant cette magnifique “Danse de la poussière dans les rayons du soleil” du grand peintre Danois Vilhelm Hammershoi. La présence réelle de la lumière qui tombe miraculeusement sur une immobilité de gris et de blancs me calme — et étrangement, me redonne confiance… Je dois être un grand contemplatif… Ah mais j’y pense, vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai besoin de me concentrer ainsi en fixant un mur blanc en ce moment ? Tenez, je vous explique… Continue reading

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Claudio di Palma en François d’Assise …

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Enfin pas tout à fait : Saint François d’Assise parlait aux oiseaux, Claudio leur donne seulement à manger. Hier au Tuileries, il avait décidé de tracer un coeur avec des graines, et d’inviter mouettes et corneilles à déjeuner. En échange, elles devaient participer à son installation, et donc cheminer docilement sur la fine ligne de riz et de blé qu’il avait tracée… Mais les oiseaux ont des petites cervelles bien à eux, et manger passe bien avant les concepts inventés par les artistes ! Dessiner un coeur avec nos pattes alors qu’il y a du maïs gratuit ? Mais il rêve complètement ce Claudio ! Continue reading

La beauté de l’automne et des herbes sauvages qui ondulent doucement dans le vent …

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L’hiver n’arrivera qu’au solstice de décembre et donc ça nous laisse encore de temps pour voir se déployer un magnifique automne doré et cuivré qui, vers décembre, se teintera d’argent et de blanc poudré. Mieux que d’autres peut-être, les japonais — ceux de la période Edo (1615–1868) pour ces panneaux — ont su évoquer la beauté des choses simples et des saisons. En fait j’aime cette civilisation qui a su s’intéresser à des roseaux fragiles qui ondulent dans le vent, Continue reading

Il y a des apparitions — lentes — qui sont pour moi éblouissantes…

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J’aime bien passer par la rue Saint-Jacques pour aller à l’hôpital du Val-de-Grâce. Et, ce matin encore, comme à chaque fois d’ailleurs, mon cœur a bondit. Cette apparition du dôme dans le ciel est pour moi un vrai émerveillement. Je devrais le dire plus lentement, au rythme de la marche et dire un é … mer.. veil …. le… ment ! Continue reading

Les petites paillettes d’or dans la vie de Delacroix…

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En 1862, au sommet de sa consécration et un an avant d’être terrassé par la tuberculose, Delacroix envoie cette lettre à un ami, Charles Soulier, sur son existence et les tourments de la vie d’artiste… Continue reading

Un SMS d’Edouard Manet avec deux belles mirabelles peintes ?

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En ces temps de mails et de SMS, qui n’aimerait pouvoir encore recevoir une lettre écrite à la plume sur un beau papier, avec deux belles mirabelles peintes par Edouard Manet ? On a beaucoup gagné avec l’internet. Et on a aussi beaucoup perdu… Mais bon, on voit de belles choses, et on peut les partager :-) Continue reading

La com’ du Gouvernement c’est comme les toiles de Roman Opalka… En beaucoup moins bien.

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Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais la com’ Gouvernementale est devenue totalement blanche. Un peu comme les toiles de Roman Opalka : de plus en plus “blanc sur blanc”. Les mois passent et c’est de plus en plus incolore, plus rien ne s’imprime, on ne distingue plus rien, c’est devenu totalement illisible.

Roman Opalka est connu pour sa série de toiles “1965/1 à infini” sur lesquelles il peignait des chiffres en ordre croissant pour signifier la trace irréversible du temps. Parti avec le “1” en 1965, il arrive en 1972 au nombre «1 000 000» et décide alors de réduire sa palette au seuls noir et blanc. Continue reading

Je viens d’apprendre que Dieu était à court de pigment à base de potassium de cobalt…

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Septembre est bien engagé, et il y a peu de chances qu’on retrouve les beaux ciels bleus de cet été. Mais il y a une explication qui est liée au fait que Dieu serait à court d’un pigment bleu appelé smalt. J’ignorais totalement ce qu’était le smalt, mais c’est un mélange de poudre de cobalt qu’on fond à 1150° C pour obtenir une masse de verre d’un noir bleuâtre profond, qui est finalement broyée en une fine poudre, et c’est ce bleu que Dieu utilise pour ses ciels. Mais là, pas de bol, il n’a pas été livré et c’est pour ça que les ciels de septembre laissent à désirer… Continue reading

Ce qui est derrière le mur est, pour moi, toujours beaucoup plus intéressant…

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Dans l’Orangerie du Luco, quand les immenses palmiers et les grands lauriers sont dehors au bon air —en résidence estivale dans le jardin — les artistes en profitent toujours, dans l’espace laissé libre, pour exposer un bric à brac pas possible “d’œuvres”… Je suis nettement plus intéressé par ce qui est de l’autre côté du mur : les espaliers dans leur beau cadre noir sont pour moi une œuvre beaucoup plus belle. Mais elle ne fait pas partie de l’exposition. Continue reading

Les belles mains du Génie des Arts au Luco

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Il y a, au Luco, deux fontaines magnifiques : la Fontaine Médicis, et la Fontaine Delacroix érigée par Jules Dalou Elle est constituée de trois figures allégoriques en bronze s’élèvant vers un magnifique buste du peintre.

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Quand les artistes disparaissent dans l’environnement…

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Seokmin Ko est un artiste coréen de 19 ans qui vit à Séoul. Dans sa série d’auto-photos intitulée The Square l’artiste insaisissable disparait derrière des miroirs géants carrés qui reflètent l’environnement tout en le dissimulant lui… Continue reading

Van Gogh et son petit musée portatif …

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En rangeant des livres ce soir, je tombe sur un numéro des Lettres Nouvelles de 1965 et retrouve ce vieux texte de Kenneth White, A la lisière du monde :

“Quand il était à Paris, van Gogh partait souvent à pied, en direction d’Asnières peut-être, ou de l’Ile de la Grande Jatte, muni seulement d’une grande toile attachée à son dos par des courroies. Il s’arrêtait chaque fois qu’un motif l’attirait, le peignait sur sa toile, repartait, s’arrêtait, peignait, divisant sa toile en autant de petites parties, si bien qu’à son retour, il était porteur d’une petit musée, d’un carnet de notes peintes”…

© Musée Van Gogh – Amsterdam. Pour écrire dans ses petits carnets de croquis (dont quatre seulement auront survécu), Vincent van Gogh a utilisé des crayons, de l’encre, de la craie ou du charbon. Il y notait également des adresses et des ordonnances et y retranscrivait des poèmes. Certaines pages contiennent de véritables oeuvres d’art miniatures… Le monde (Asnières, l’Ile de la Grande Jatte…) a bien changé.

Que faisait donc Apollinaire le 26 mars ?
Que faisait Rilke entre le 2 et le 23 février ?

Quand les robots iront à la Villa Médicis ou au Conseil des ministres !

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Ce que j’aime bien avec ce petit robot [ici, sur Vimeo], c’est qu’il va enfin nous permettre de remplacer certains artistes contemporains qui commencent sérieusement à me prendre la tête avec leurs “installations” prétentieuses et souvent nullissimes. Là au moins, on aura un gentil intermittent du spectacle post moderne qui ne coûtera rien aux Assedic (*) et qui pourra faire pratiquement la même chose – et à temps plein.

Bien sûr, vous ne le voyez ici que dans son atelier de travail. Mais il y a un modèle à taille humaine et habillé en artiste qui, le soir du vernissage,
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Nostalgie de la vieille Chrétienté du Moyen-âge…

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J’étais au Louvre hier soir avec Muriel pour voir la belle expo GIOTTO… Si vous voulez y aller, c’est ici

Mon Dieu que la vieille chrétienté du Moyen-âge était belle : avec ses milliers d’anges, ses annonciations, ses nativités, ses vies de saints, ses crucifixions…. C’est immense – et terrible – ce qu’on a perdu en vivant dans une société où règnent désormais en maîtres les nouvelles et dérisoires élites du matérialisme dialectique athée … Ils ont effacé tout ça délibérément, à grands coups d’éponge de laïcité combattante et de détestation haineuse de la vieille chrétienté … Parce qu’ils avaient une pensée bêtement profane et ils se sont comportés comme des profanateurs.

Oui, je sais que pour ceux qui ne l’ont pas connue, cette vieille civilisation n’a plus d’importance. Mais pour des vieux dinosaures comme moi, nés à l’époque du big bang, la nostalgie est immense. Rien que de regarder ces anges, je sens l’air vibrer… le silence se remplit d’une immensité spirituelle ineffable et pof, je saute dans une autre dimension du temps … (oui, je sais, je suis gravement atteint !).
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Mes petites soeurs les hirondelles…
J’aime tellement cette Annonciation…
Sauter dans une autre dimension du temps
Le collège des Bernardins
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Ci-dessous quelques autres liens pour se ballader… Continue reading

Marre des “intallations d’artistes” au Luco…

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Oui, bon, d’accord, moi je veux bien que ce soit une “installation” culturelle au Luco …

Mais ce qui se passe ce moment dans le jardin – où je me suis balladé toute la matinée avec Odile – est beaucoup plus intéressant que ce que font ces prétendus “artistes” : le déploiement des feuilles de marronniers : étonnante. L’explosion des bulbes de jonquilles : stupéfiante… L’éclosion jaune des forsythias: invraissemblable. Le rose des pruniers du japon : immense. Tout cela est évidemment incommensurablement plus grand que ce recyclage de bouts de cartons…

Mais bon, je ne dis rien, c’est le niveau d’art auquel nous ont habitués les cultureux de la rue de Valois et de la Maire du Paris. Et chacun a bien compris que Aurélie Fillipetti ne se dérangera pas pour un modeste marronnier en fleur au Luco, ce n’est pas une “installation” d’artiste subventionné ! C’est juste un truc banal et répétitif de la Création … Et Dieu, pouah, ils n’aiment ni la Création ni la Chrétienté qu’ils ont en abomination)…
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Le problème c’est qu’avec leurs “installations” on ne sait plus si c’est une oeuvre d’art genre “emballages de Christo” ou simplement une bâche de protection pendant que les ouvriers restaurent ! photo ci-dessous :
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Comment c’est à l’intérieur de ma tête ?

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Les gens me plombent tellement la tête que je me demande parfois comment c’est exactement à l’intérieur… En tombant sur cette planche de Léonard de Vinci, je me demande bien à quoi il pouvait penser en dessinant ça. Très bizarre, non ? Bon, il y a de l’air mais j’espère que la mienne est tout de même un peu plus structurée ;-)
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image en entier ci-dessous
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J’ai un très grande nostalgie et un profond respect pour ces gens…

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Du monde rural aux vaches il n’y a qu’un pas… Sans oublier les vers de terre et les grenouilles et les abeilles aussi…

Faut vraiment que je me décide à en acheter de nouveaux…

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J’ai horreur de voir les choses ou les gens disparaître. Je ne supporte pas de me séparer de ce à quoi je suis habitué… Peut-être que si je les encadraient, ils me les garderaient au Centre Pompidou ? Et comme ça je pourrais aller les voir de temps en temps ? Le bleu est beau après-tout.

Les étoiles en haut, les fleurs en bas, et la loi morale à l’intérieur…

Muriel m’envoie ce vitrail de Notre Dame en Vaux
Les étoiles en haut, les fleurs en bas…
La loi morale à l’intérieur de soi et le ciel étoilé à l’extérieur, juste au-dessus…

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« Deux choses remplissent le coeur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi. » Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique, 1788.
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a riveder le stelle !
et la vie serait belle !

Les nuits sont trop courtes

Hier, comme j’avais failli faire une overdose de cantates de Bach pendant la journée (et, heureusement, il y a encore tout le dimanche et le lundi de Pâques), je me suis couché en écoutant Ariana a Naxos de Haydn par la sublime Magdalena Kozena. C’était tellement beau que je n’ai pas pu fermer l’oeil jusqu’à tôt ce matin… Oui, je passe mes nuits avec de très belles femmes :-)

Haydn_ariana_MadgKojena1

Je vois qu’ils l’ont mis sur Youtube :
Haydn, Magdalena Kožená Ariana a Naxos (1) et la suite ici (2)
[zut, ils ont supprimé les liens]

Et la version Ivana Lazar & Parlement de Musique – Teseo mio ben

Musiques…
Haydn, Les petits sparadraps d’Alfred Brendel
Heureusement que ça existe … (BWV170)
Structure et organisation le week-end (BWV 63)

beige

Fabienne Verdier et Jan van Eyck

Verdier_Vierge_VanEyck

Ce post n’a aucune actualité, mais comme je parlais récemment à Odile C. du travail de Fabienne Verdier, je me dis que le plus simple est peut-être de mettre ici une courte vidéo où elle parle de son travail sur La Vierge au chanoine van der Paele de Jan van Eyck (un court extrait de 3’48”). Comme ça ceux qui ne la connaissent pas verront et comprendront ce qu’elle fait. Mais le mieux est évidemment d’aller sur son site

Sur Fabienne Verdier et la transmission du Silence

La Vierge au chanoine Van der Paele est une huile sur panneau en chêne de Jan van Eyck dont la réalisation débute à l’automne 1434 et qui est achevé en 1436.

La lune est belle ce soir à 23:21

La lune est vraiment belle ce soir à 23:21. Oui, bon, c’est sur mon iPhone, mais tout de même, elle est belle :-) J’écoute la Saint Matthieu en attendant d’avoir sommeil. Demain je serai mort – c’est la vie …

LuneMoon
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ce qui me fait penser à cet haïku de Ryôkan :

Le voleur a tout emporté
sauf la lune
qui était à ma fenêtre

D’autres haikus ici

Peut-être je ne devrais même pas en parler mais bon, mon problème avec la lune c’est que quand j’étais petit, je pensais Continue reading

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L’art contemporain est partout :-)

Toujours dans la grande série “ne cherchez pas l’art dans les musées, il est là sous vos yeux”…

pneus_cadre

pneus_luco

voir aussi l’art dans la rue (1) et (2) et dans les galeries d’art

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L’art dans la rue… (1)

une vitrine badigeonnée de peinture, hop une photo, hop dans un cadre et hop, ça fait une oeuvre d’art. Enfin je trouve.

peinture_1

peinture_2

peinture_3


L’art dans la rue (3)
L’art dans la rue (2)
galeries d’art
Mes jeans dans un cadre

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L’art, quand il nous tombe directement du ciel

Quand, une fois par an, il y a la “Nuit des Musées” les gens vont voir les tableaux au Louvre… Moi le matin je lève les yeux et, miracle, il y a un grand ciel de Poussin au-dessus de ma tête. C’est magique l’art quand il nous tombe dessus, directement du ciel, juste à la verticale du temps…

Le ciel, je ne sais pas ce que c’est,
mais c’est ce que je salue chaque matin
et je me sens mieux lorsque je l’ai fait”

(Yasushi Inoue)

Autres bouts de ciels …
Le ciel comme … issue de secours !
Un petit balcon dans le ciel…
Penser à mettre le ciel dans une enveloppe
Qu’est ce qui nous ouvre le ciel
A riveder le stelle…
Il faut que le hasard renverse la fourmi…
Le ciel dans le caniveau
Regarder le ciel en bas…
J’aime les nuages qui passent
Le jour n’est pas plus beau…

Mon autoportrait en petit singe enchaîné…

Quand c’est l’hiver et que la nuit tombe tôt, il est évidemment plus facile d’être enfermé que lorsqu’il y a du soleil et que les gens sirotent des menthes à l’eau à la terrasse des cafés… Mais bon, c’est comme ça et je me console d’être un petit singe enchaîné en regardant la belle huile sur panneau de chêne de Pieter Bruegel l’Ancien. On a les autoportraits qu’on mérite disait ma grand-mère.

A force d’être bloqué à l’intérieur à cause d’Alzheimer, je pense d’ailleurs très souvent à ce que Glenn Gould disait de l’enfermement qu’il considérait comme un test de sa propre mobilité intérieure.

Je n’ai jamais bien compris ce souci de la liberté tel qu’on l’entend dans le monde occidental” disait-il. “Pour autant que je le sache, la liberté de se déplacer est généralement liée à la mobilité ; et la liberté d’expression le plus souvent à l’agression verbale socialement tolérée. Ainsi, être incarcéré serait le test parfait de sa propre mobilité spirituelle et de la force qui nous permettrait de choisir une option créative pour échapper à la condition humaine”. 


“I’ve never understood the preoccupation with freedom as it’s reckoned in the Western world. So far as I can see, freedom of movement usually has to do with mobility, and freedom of speech most frequently with socially sanctioned verbal agression, and to be incarcerated would be the perfect test of one’s inner mobility and of the strength which would enable one to opt creatively out of the human situation”

Bon, c’est à la fois du Glenn Gould (toujours un peu tiré par les cheveux) et une traduction (merci à Suzan by the way) et donc c’est au total un peu compliqué. Mais, pour avoir testé l’enfermement avec Alzheimer, je crois pouvoir affirmer que c’est assez juste comme test de sa propre mobilité intérieure…

La taille de mon univers
Un surplace de plus en plus immobile…
Immobilité et méditation…
J’aurais l’air de quoi si j’étais un oiseau ?

Pieter Bruegel le Vieux,
Les deux singes enchaînés
Huile sur chêne, 20 x 23 cm
Staatliche Museum, Berlin

Bon, encore un dernier à 200% et après, promis, j’arrête !


L’original à la National Gallery à Londres fait exactement 82 x 60 cm. Pouvoir zoomer à ce point dans la partie centrale du miroir et les voir de dos avec le personnage en bleu qui apparaît, moi, que voulez-vous, je trouve cela tout simplement renversant. Cette toile est archi connue mais renversante. Même avec une loupe à la National Gallery, je ne verrais pas cela.

Jan van EYCK
Portrait des Epoux Arnolfini
(Giovanni Arnolfini et sa femme)
1434 – huile sur chêne

La petite pomme à gauche sur le rebord de la fenêtre des époux Arnolfini

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir…

Tout à l’heure, en allant boire un verre au Rostand pour me calmer les nerfs après une dure journée (alzheimer ne respecte pas les jours fériés et ne fait jamais le pont), je traverse le Luxembourg juste avant la fermeture du jardin, au moment où le soleil tombe derrière les grands paulownias mauves entre les tennis et l’orangerie…

Pendant que les joueurs du soir échangent leurs dernières balles, je tombe, dans l’allée Delacroix, sur une “installation” – comme ils disent maintenant – intitulée “Du vent dans les branches”. Au milieu d’un tas de trucs d’artistes prétentieux sans grand intérêt, ces magnifiques arbres à rubans inspirés (dit la notice sur le site du Sénat) des mâts qu’on trouve dans les monastères tibétains. La photo, sans mouvement, ne rend absolument pas compte de la douceur de ces rubans qui frissonnaient dans le vent quand j’y suis passé tout à l’heure dans la belle lumière du soir. Mais j’ai trouvé l’idée très intelligente. Sur chaque tronc et chaque ruban (ce qui est un peu too much à mon avis) est écrit : “être dans le vent est une ambition de feuille morte”. Une fois aurait suffit et c’eût été parfait de pureté, d’élégance, de discrétion et de légèreté, mais bon, c’est bien, je ne vais pas faire le difficile même si je préfère le concept original bouddhiste qui porte la prière des moines au loin… Et surtout le concept ultime : laisser les arbres tels qu’ils sont, sans ajouter le moindre ruban… RIEN, juste laisser les choses comme elles sont ! (telles que la Création les a créées : pas de catalogue qui va avec, pas de dédicaces de Dieu, rien. Juste l’émerveillement).

Je voulais naturellement mettre ici le nom de “l’artiste” mais il est écrit nulle part. Je suis allé voir sur le site du Sénat, qui accueille l’expo, et il n’y a qu’un nom qui fait la roue avec son égo : celui de Chantal Mennesson, présidente de la Biennale d’Issy, dont il est rappelé qu’elle a convié 40 artistes à s’exprimer autour du thème de cette neuvième édition, au Jardin du Luxembourg, du samedi 17 mai 2008 au dimanche 21 septembre 2008 dans l’allée Delacroix, à l’ombre des marronniers majestueux. Voilà, je vous ai tout dit !

Ils ont été abattus depuis
Et remplaçés par des savonniers de Chine

Les paroles, le vent et le grand citronnier
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“Installations de Dieu” et feuilles d’automne
Rendre à César ce qui appartient à César
Le Paradis est un état
L’infini dans la paume de la main
Que Dieu éteigne le soleil un moment
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Le Paradis est un état
Peut-être que le Bon Dieu…
“Art citoyen” ?

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