Il y a des sequoias géants qui vous laissent pantois !

sequoia_A
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Sur les pentes ouest de la Sierra Nevada, en Californie, se dresse, un magestueux séquoia âgé de plus de 3200 ans… Ceux qui le connaîssent l’appellent “The President” et les arbres plus petits autour the “House” and “Senate”. Splendeur absolue… Regardez : Continue reading

Porter “en petit une forêt sur sa tête”…

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Quelque part dans son Journal, Henry David Thoreau a cette très belle expression d’un cerf qui porte en petit une forêt sur sa tête…J’y pense en voyant cette image…
L’image en entier : Continue reading

Cet automne, ne ratez pas cette exposition exceptionnelle au Musée d’Orsay !

Orsay-retine-souris_01

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Cet automne, le Fitzwilliam Museum prêtera au Musée d’Orsay trois œuvres exceptionnelles – intitulées “Branchages” – que Monet a peintes à l’extrême fin de sa vie, juste avant d’être opéré de la cataracte.

Dans ses Carnets il note à leur sujet : “ce matin, en peignant le vent dans les branchages au-dessus de mon chevalet, j’ai eu, juste en levant la tête, la révélation que tout dans cet univers n’était que lumière” … Et en effet, on sent dans ces branchages une fraîcheur enfantine qui contraste avec les soucis du vieil homme de Giverny qui se fera bientôt opérer de l’oeil droit et de cette maladie qui déformait progressivement sa vue… On le voit d’ailleurs peindre ces “Branchages” dans ce court film de 2 minutes 45″.

Bon j’arrête mes conneries : ce n’est évidemment pas une œuvre de Monet mais une rétine de souris ! Cette vue que j’ai juste mise dans un cadre a été obtenue par Alejandra Bosco, neurobiologiste à l’université de l’Utah. Elle révèle un réseau d’astrocytes [en noir], des cellules indispensables au bon fonctionnement des neurones [en orange, avec leurs axones en vert]. Les bras des astrocytes s’enroulent autour des capillaires sanguins… C’est en tout cas la légende qui figure dans le n°424 de Pour la Science que j’ai regardé ce week-end. Moi je continue à voir un très bel arbre peint par Monet, avec de magnifiques feuilles et des branches lumineuses qui frémissent dans le soleil… Même pas la peine d’aller à Orsay.

L’art par détournement…

Picnic dans la Vallée aux Loups…

marronnier
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Hier Mu a eu la bonne idée d’aller picniquer dans le parc magnifique de la maison de Chateaubriand dans la vallée aux loups. Sublime endroit. Pas de loups mais une fraîcheur immense, des chants d’oiseaux sublimes, des arbres magnifiques : ici le majestueux marronnier d’Inde. ..
Et là le banc du picnic:

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Tous les jours au Luco ? Mais pourquoi ?

Luco_orme_
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Ils me disent : “mais Eric, qu’est ce que tu peux bien trouver encore d’intéressant au Luco alors que y vas tous les jours ?”
Eh bien, pour cet arbre par exemple : l’orme de Sibérie ! (Zelkova carpinifolia, Caucase).

Et j’écoute aussi tous les jours des Cantates de Bach et je ne m’en lasse pas !

Et il se passe tellement de choses au Luco ! (recherche en vrac sur le mot clé ici)

Ecorces…

ecorcesPeintureLuco
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Rien, juste des écorces avec quelques vieilles traces de peinture sur des arbres du Luco… Rien, mais bon, j’aime bien.

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L’arbre fait du T’ai chi ch’uan

On ne sait pas vraiment qui fait du T’ai chi : si c’est le vieux chinois ou l’arbre… ou l’ombre de l’arbre !

(Juste pour me rappeler Alan Amooney vu hier au Luco).

Le monde à l’envers


Monde à l’envers… presque plus poétique que le monde soi-disant à l’endroit …

autre flaque
autre flaque

Voir des poissons dans les arbres, ça me rassure en fait

Un arbre du Paradis


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et le même en mai …
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Les moineaux ont disparus

Le soleil est revenu. La cabane est toujours là. Mais les moineaux n’y sont plus. Sans doute tués par toutes ces merdes de désherbants dans le jardin. Perte immense et cruelle alors que les politiciens pullulent. Si les moineaux sont au Paradis, j’irai bientôt les retrouver.

Adieu aux beaux Paulownias

paulownias

Ils m’avaient tellement tenu compagnie…

Ci-dessous, (je note pour ne pas mourir idiot) le texte sur le panneau en bois qu’ils ont mis plus comme une information banale que comme un faire-part.

“Les Paulownias de ce quinconce ont été plantés en 1980. Cette essence avait été choisie pour sa croissance rapide et sa floraison exceptionnelle. Rapidement les arbres ont montré une forte sensibilité aux sole compactés et secs du jardin, entraînant des problèmes de dépérissement. Aujourd’hui, un grand nombre sont manquants. Ceux restant présentent un mauvais état sanitaire.

Le quinconce sera replanté avec une espèce plus résistante mais présentant également un fort intérêt décoratif : le savonnier de chine.

Chaque arbre abattu ou manquant sera replanté et la nouvelle plantation qui sera réalisée à l’automne 2012 permettra de reconstituer l’intégralité du quinconce”.

Me rappele l’époque des jours heureux – où les paulownias étaient heureux.

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir
Les savonniers succèdent aux paulownias

Buisson [plus] ardent (2)


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Ce que devient le “buisson ardent” quand Dieu s’en est allé [de ma vie].
(Voir le buisson tel qu’il était le 30 octobre)
[en fait c’est un Sumac de Virginie]

Buisson ardent… (1)


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(et le même buisson plus ardent le 5 novembre) Un arbre qui biblique ! Je comprends que Moïse se soit incliné devant lui ;-)
[en fait c’est un Sumac de Virginie]

Arbres et arbres peints


Quelques autres arbres…
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Les curés n’osent plus sonner les cloches mais on a les clochettes autour de l’église !


Pas de doute, on est début mai : les Paulownia sont à nouveau en fleurs autour de l’église Saint François Xavier : magnifiques grappes de clochettes mauve clair et bleu héliotrope à gorge crème tachetées de pourpre… Dieu est grand ! Comme chacun sait (et si vous ne le saviez pas je vous le dis, ce qui est un des modestes avantage de ce blog) le Paulownia tient son nom d’Anna Paulowna, fille du tsar Paul Petrovitch Ier. L’espèce, originaire de Chine, parut en angleterre en 1823 puis à Paris en 1834 (jardins du Muséum d’histoire naturelle) et maintenant au coin de la rue, juste en bas de chez maman. Tous les ans à la même époque, les Paulownia (il y en a bien une cinquantaine et je donnerais la Légion d’honneur et le nom de la place à celui qui les a plantés pour le bonheur des générations futures au lieu de cet obscur abruti qui n’a rien fait d’autre qu’être président du Conseil municipal de Paris) je disais donc que ces cinquante Paulownias sont, pour maman et moi, une source d’enchantement, un but de ballade et un prétexte à faire, tous les jours que Dieu fait, un pélerinage émerveillé autour de l’église. On tourne autour comme en procession, on regarde les enfants jouer dans le bac à sable… C’est notre façon de rendre grâce à la beauté et à la diversité de la Création. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen !

(Oui, je sais, j’en avais déjà parlé à l’époque mais je viens de refaire la photo alors je reposte. Tant pis pour ceux qui ont de la mémoire. Moi je n’en ai plus et Maman non plus (Alzheimer nous a détruits et dévastés l’un et l’autre). Et puis ce blog tourne en rond alors il est normal que tous les ans à la même époque je parle de la même chose : les paulownia fin avril, les calendriers de l’Avent à Noël… Normal finalement : ça s’appelle radoter. Je pourrais même tenir toute l’année rien qu’avec leurs fameuses “Journées” bidons et si totalement débiles-mentales que la seule liste me rend totalement fou. S’ils voyaient mes journées à moi !

Les gens de la Ville marchent sur la tête

planates_avenue3.jpg La semaine dernière ils ont taillé-coupé les hautes branches des grands platanes de l’avenue de Breteuil. C’est leur grand truc : arriver avec des grosses machines bruyantes et tout couper à la tronçonneuse mécanique. Qu’ils coupent en haut ne me gène pas, c’est même recommandé ; mais qu’ils ne s’occupent jamais de ce qui est en-dessous me tue. Ces pauvres arbres sont en train de crever : depuis plus de cinquante ans ils n’ont plus rien à manger que des cailloux. En dessous il n’y a plus la moindre motte de bonne terre : juste le métro, des canalisations, du béton, du sable et des cailloux… Avant, les feuilles tombaient et faisaient du bon humus et du compost. Miam miam disaient les platanes. Mais aujourd’hui, dès que les feuilles tombent, des cinglés municipaux équipés de lunettes de ski et d’aspirateurs à mazout viennent tout enlever en faisant un boucan pas possible. Donc, ces pauvres arbres (et les platanes sont pourtant résistants) n’ont plus rien à bouffer. Et ils crèvent la dalle. En fait, ils crèvent tout court : il suffit de les regarder les pauvres – et leurs feuilles tchernobylisées – pour s’en rendre compte. Mais comme les politiciens qui gèrent la ville marchent sur la tête, ils ne le voient pas. Ils taillent en haut parce que ça se voit; mais ce qui est en dessous ils ne le voient pas, donc ça ne les intéresse pas… Peut-être j’aurais du me présenter aux élections ?


A propos de platanes (post de 2004)

A propos de terre et de microbiologie des sols

La mer (ou Dieu) dessinent des arbres sur le sable…

ecriture03-d_jllg.jpg Jean-Louis vient de m’envoyer cette photo avec ce commentaire : “Petit matin de novembre aux abords de la réserve ornithologique de la Pointe d’Arcay en Vendée. Léger bruit des vaguelettes venant mourir sur la plage. Sauvage le ressac imprime l’écriture que l’océan lui chuchote. Pas une âme à des km. Paix”.

J’ai malheureusement du tailler la photo qui en grand est évidemment beaucoup plus belle. Dès qu’il l’aura mise sur son site je vous donnerai l’URL. Il en a d’autres dans cette série qui sont magnifiques.

Voir des poissons dans les arbres, ça me rassure en fait !

poisson_hokusai.jpg

“Qui regarde le ciel dans l’eau voit les poissons dans les arbres”

Je trouve ce proverbe chinois carrément magnifique ! (Pardon à son auteur de l’avoir un peu japonisé et à Hokusai de l’avoir outrageusement bidouillé dans photoshop).
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Flaque, le monde à l’envers
Flaque
Flaque
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L’arbre fait du T’ai chi ch’uan

Vacances dans les arbres

Finalement ce qui est bien – puisque je ne peux pas partir en vacances – c’est de voir l’incroyable richesse que j’ai autour de moi, là, sous mes yeux, juste au coin de la rue : j’ai des paulownias magnifiques dans le petit square, des catalpas étonnants à la sortie du métro, des frènes juste derrière l’église, des bouleaux et un superbe magnolia devant la banque, des platanes sur l’avenue … C’est étonnant de voir tout ça sans même prendre l’avion :-)

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J’espère que les 23 platanes prendront leur revanche !

platanes2.jpg Voilà, c’est fait. Sous prétexte qu’ils étaient devenus “dangereux“, les sauvages de la municipalité ont coupé 23 platanes en bas dans l’avenue. Ils ne l’étaient évidemment pas (en tout cas pas encore et sûrement pas tous) et aucun (j’y passe deux fois par jour) ne menaçait de tomber dans les mois à venir ! Seulement les gens de la Mairie pétochent à mort depuis qu’ils ont entendu parler du “principe de précaution” : une branche qui tombe sur un passant et hop, c’est un procès ! Donc ils coupent à tour de bras. De manière préventive et de façon acharnée (23 d’un coup, je les ai comptés). Personne ne me fera croire que ces 23 platanes étaient devenus tout à coup dangereux : tous, subitement et en même temps ! Ils y vont en plus à la tronçonneuse : en une heure tout est coupé. S’ils devaient abattre ces 23 grands platanes à la hache, ils n’en couperaient pas autant (trop fatiguant et avec les 35h, dès le troisième ils s’arrêteraient…). Et si encore ils faisaient de grands feux avec ces beaux rondins et toutes ces feuilles, au moins ça sentirait bon l’automne; Mais pas du tout, ils coupent tout comme des vandales et embarquent tout comme des voleurs. 23 platanes en moins, pas de beaux feux d’automne… Lamentable. J’espère que ces grands platanes prendront leur revanche un jour. Et les oiseaux des nids aussi ! (et les vaches)

Les gens de la Ville marchent sur la tête

Habiter carrément dans le garde-manger !

>magnolia_abeilles.jpg Il y a, au coin de l’avenue, un immense magnolia grandiflora qui fleurit en ce moment : fleurs immenses et magnifiques dessinant une coupe arrondie dans lesquelles se régalent les abeilles. Je les ai observées un long moment : à l’abri de la pluie sous d’énormes pétales d’un blanc épais et crémeux, elles se roulent dans le pollen, carrément installées dans le garde-manger ! Mon rêve : être dans une maison comme dans les livres de mon enfance, en massepin ou en sucre d’orge et que je pourrais manger quand j’en aurais envie : manger les tables et les canapés en caramel, avaler les tableaux et les oreillers en sucre, peut-être même manger une ou deux porte ? (pourquoi pas si elles sont en chocolat blanc ?). Peut-être que je deviens cinglé ? Bon, à part cet aveu d’ogre boulimique (parait que c’est pour me calmer les nefs que je mange comme un malade en ce moment et vais devenir obèse) j’ai découvert que le nom de magnolia avait été créé en l’honneur d’un certain Pierre Magnol (1638-1715), médecin botaniste, directeur du jardin botanique de Montpellier et créateur du classement des plantes par familles généralisé ensuite par Linné (comme les magnolias existaient de toute évidence en Chine avant Monsieur Magnol, je ne sais pas comment on les appelait avant). Pendant que j’y suis, je vous signale également que j’ai appris par Jacques Brosse que le camélia devait son nom à Georg Joseph Kamel à qui Linné le dédia; que le Forsythya jaune fut créé en l’honneur de l’horticulteur William Forsyth, surintendant du Jardin des Apothicaires à Chelsea puis des Jardins royaux de Kensington et de Saint-James ; et que le fuchsia a été nommé en hommage au botaniste suisse Leonard Fuchs mort en 1565. Je n’ai jamais su comment écrire fuchsia; Maintenant que je sais que ça vient de Fuchs, je saurais désormais où mettre le “s” ! On en apprend des choses tout de même en regardant les abeilles, non ?

La beauté de la nature me stupéfiera toujours

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Ce matin, comme tous les dimanches matins, je vais avec maman me ballader au Luxembourg. Histoire de voir où en sont la saison, les fleurs, les arbres, les ânes,les poneys… Le printemps est pile à l’heure, Dieu est toujours aussi grand et plein d’imagination. Le plus bel arbre en cette saison est celui dont la petite étiquette précise : “Malus floribunda, Sieb. ex Van Houtte. Pommier à fleurs, rosacées, hémisphère nord tempéré”. Je suis resté dix bonnes minutes à le contempler. Et à regarder le printemps passer dans la fraîcheur de ce dimanche matin des rameaux. Au Japon, ce sont les cerisiers qui remuent le coeur des hommes. Leur floraison les transforme en une caresse rose tendre aussi douce qu’un nuage du matin quand le ciel est à l’orient tout rose et le reste orné de bel azur limpide. Leurs fleurs sont d’une déchirante délicatesse et leurs pétales une fine pluie qui vient rappeler le caractère éphémère de la vie. De sorte que leur beauté n’est plus vraiment de ce monde : durant la courte période où les cerisiers sont en fleurs, une passerelle se crée entre la terre et l’au-delà, permettant aux âmes de circuler de l’une à l’autre. Comme l’écrit Aragon, dont j’ai en ce moment Le paysan de Paris dans la poche, j’en étais là de mes pensées, lorsque, sans que rien en eût décelé les approches, le printemps entra subitement dans le monde”…

Dieu est grand

De combien de centimètres un platane pousse-t-il en 60 ans ?

guehenno7.jpg Dans le Journal des années noires de Jean Guéhenno que je viens de lire sur la plage (magnifique journal où l’honneur et la dignité claquent à toutes les pages) je lis à la date du 20 avril 1942 :
“Tout le long de la Seine, entre la porte du Carrousel et la Concorde, tous les platanes montrent, gravé profondément dans leur écorce, un grand V encadrant une croix de Lorraine. J’admire l’audace d’un tel travail. Il y a fallu dans doute toute une équipe. L’autorité occupante a fait passer au goudron ces inscriptions, mais cela les rend seulement plus visibles. Ces taches noires tirent l’oeil. Et ces inscriptions vont grandir pendant des années avec les arbres.”
Je me demande bien – soixante ans après – à quelle hauteur sont maintenant ces marques que je n’ai pas réussi à voir hier matin en remontant du Carousel à la Concorde. Tiens, je vais écrire au Maire de Paris pour lui demander d’envoyer aux Tuileries des observateurs avec des grandes échelles de jardiniers pour voir si ces inscriptions résitantes sont encore visibles en haut des platanes. Pour qu’on fasse des photos : il y a des arbres qui sont aussi des “lieux de mémoire” comme on dit aujourd’hui, non ?

Guéhenno, Journal des années noires (1940-1944). Folio Gallimard n° 517

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