Marre des “intallations d’artistes” au Luco…

installation_luco
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Oui, bon, d’accord, moi je veux bien que ce soit une “installation” culturelle au Luco …

Mais ce qui se passe ce moment dans le jardin – où je me suis balladé toute la matinée avec Odile – est beaucoup plus intéressant que ce que font ces prétendus “artistes” : le déploiement des feuilles de marronniers : étonnante. L’explosion des bulbes de jonquilles : stupéfiante… L’éclosion jaune des forsythias: invraissemblable. Le rose des pruniers du japon : immense. Tout cela est évidemment incommensurablement plus grand que ce recyclage de bouts de cartons…

Mais bon, je ne dis rien, c’est le niveau d’art auquel nous ont habitués les cultureux de la rue de Valois et de la Maire du Paris. Et chacun a bien compris que Aurélie Fillipetti ne se dérangera pas pour un modeste marronnier en fleur au Luco, ce n’est pas une “installation” d’artiste subventionné ! C’est juste un truc banal et répétitif de la Création … Et Dieu, pouah, ils n’aiment ni la Création ni la Chrétienté qu’ils ont en abomination)…
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Le problème c’est qu’avec leurs “installations” on ne sait plus si c’est une oeuvre d’art genre “emballages de Christo” ou simplement une bâche de protection pendant que les ouvriers restaurent ! photo ci-dessous :
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L’art contemporain est partout :-)

Toujours dans la grande série “ne cherchez pas l’art dans les musées, il est là sous vos yeux”…

pneus_cadre

pneus_luco

voir aussi l’art dans la rue (1) et (2) et dans les galeries d’art

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L’art dans la rue… (1)

une vitrine badigeonnée de peinture, hop une photo, hop dans un cadre et hop, ça fait une oeuvre d’art. Enfin je trouve.

peinture_1

peinture_2

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L’art dans la rue (3)
L’art dans la rue (2)
galeries d’art
Mes jeans dans un cadre

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Les gens prennent l’autoroute “A6″ et moi je prends “Luc 24″

Je ne comprends pas très bien pourquoi tous les week-ends, les gens éprouvent le besoin de prendre leur voiture pour s’agglutiner sur les autoroutes avec toutes ces âneries de journées rouges, d’embouteillages et de bisons futés…

Aujourd’hui, c’était parait-il journée noire sur les routes. Moi j’ai encore pris ma loupe à 200% et je suis parti me ballader dans cette incroyable petite ville du XVIe siècle peinte par le peintre flamand Herri met de BLES, (c. 1500 – env. 1550). J’ai passé un bon moment, sur la route d’Emmaüs (c’est le nom de la toile), avec le Christ, Cléopas et Luc (24.13). Les gens prennent l’autoroute “A6” et moi je prends “Luc 24”, c’est presque pareil. Sidérant en tout cas de pouvoir agrandir comme ça à 200% et rentrer dans des détails infimes à l’arrière fond qu’on devine à peine sur la toile elle même. Je saute dans la toile, je hume l’air frais du matin, j’emprunte un petit sentier de terre, et hop j’y suis. Je vais aller visiter cette ville là bas au fond. J’entends les cloches sonner, il doit bien y avoir des saucisses grillées à la rôtisserie de la place de l’hôtel de Ville (et ça me coûtera moins cher que le filet de boeuf au Rostand rue de Médicis)… Mais tiens, c’est quoi ce truc au premier plan ? Je me demande bien si ce n’est pas un pendu ? ça ressemble à un corps accroché à un gibet non ? Brrrr, Faudrait pouvoir agrandir à 300%. Je crois que je vais plutôt changer de toile. Trop dangereux ici. Je me tire !

Herri met de BLES, peinture sur bois, 34,1 x 50,5 cm. Museum Mayer van den Bergh, Antwerp

Le vrai visage de Léonard de Vinci

Siegfried Woldhek a scanné tous les œuvres de Léonard de Vinci (plus de 700). Puis isolé les portraits d’hommes (environ 120), enlevé ceux qui n’étaient pas de face ou de trois-quart ; éliminé ceux qui étaient trop vagues ou trop stylisés ; puis éliminé les caricatiures ou ceux qui étaient laids (car on sait par ses contemportans que Léonard était beau). Après ce tri, il reste trois candidats possible : le viel homme, l’homme de Vitruve (qui est à Venise) et le portait du jeune musicien (Pinacotèque de Milan)… Si on regarde en détail, ils ont le même front, les mêmes sourcils, le même nez, la même courbure des lèvres… Sont ils dans le bon ordre ? Oui : le jeune homme date de 1485, l’homme de Vitruve de 1490, et le vieil homme de 1513. Quel âge avait alors Léonard ? 33, 38 et 63 ans ; les dates correspondent. Les trois portraits sont donc de la même personne à l’âge que Léonard avait à la même époque. Comment être certain que c’est Léonard et pas quelqu’un d’autre ? Il faut une référence : la seule image de Léonard est une statue du David de Verocchio au Bargello de Florence pour laquelle Léonard a posé. Il suffit donc de comparer. Ce que fait Siegfried Woldhek en exactement 4:09 secondes. Immense !

La vidéo sur TED


Les oiseaux qui surgissent des phrases de Léonard

Ecrabouiller le Mal ? Jubilatoire !

Comme vous le savez, je ne me lasse pas d’agrandir les toiles à 200%… Là je viens de découvrir ce dragon noir que la Vierge à l’Enfant de Geertegen tot Sint Jans est en train d’écrabouiller sous ses pieds. C’est marrant mais je dois avoir un problème avec le Mal et les dragons et les serpents : je ne vous dis pas le plaisir quasi jubilatoire que ça me fait de les voir écrabouillés comme ça. Entendre le craquement des os du Mal dont on brise les os, ah, quelle délectation, quel bonheur. Dans la Genèse 3.15 on parle de “Celui qui écrasera la tête du serpent”. Je veux bien me proposer à Dieu pour le job ! Surtout en ce moment où les dragons me courent après. Bon, je sais, ce n’est pas bien, je ne devrais pas dire ça. Faut avoir un peu de compassion pour les dragons tout de même… Mais vous savez bien que je ne ferais pas de mal à une mouche, ni à une grenouille.


Geertgen tot Sint Jans, Vierge à l’Enfant, 1480s, 26,8 x 20,5 cm, Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

Geertegen tot Sint Jans sur Wikipedia

J’aime bien cet honneur fait à l’arbre…

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Je trouve cette idée de Myoung Ho Lee très belle…
[Faut tout de même un camion-grue !]


Quelques autres arbres…
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La mer (ou Dieu) dessinent des arbres sur le sable…

ecriture03-d_jllg.jpg Jean-Louis vient de m’envoyer cette photo avec ce commentaire : “Petit matin de novembre aux abords de la réserve ornithologique de la Pointe d’Arcay en Vendée. Léger bruit des vaguelettes venant mourir sur la plage. Sauvage le ressac imprime l’écriture que l’océan lui chuchote. Pas une âme à des km. Paix”.

J’ai malheureusement du tailler la photo qui en grand est évidemment beaucoup plus belle. Dès qu’il l’aura mise sur son site je vous donnerai l’URL. Il en a d’autres dans cette série qui sont magnifiques.

“Art citoyen” ?

rodin_pastilles4.jpg Quand les gens rentrent au Musée Rodin, on leur met une petite pastille autocollante sur le revers de leur veste. Et quand ils en ressortent, ils ne savent pas comment se débarrasser de ce truc qui colle aux doigts. Alors ils collent la pastille sur le premier lampadaire après le porche. Et ça donne de l’art citoyen. Enfin quelque chose comme ça. Moi qui ne croit pas trop à l’intelligence des foules, ni au génie des masses, et encore moins au bon coeur de la populasse, je trouve cela plutôt bien. Mais bon, je reconnais qu’il n’y a pas de quoi mettre ça sur un blog ! Et comme ce n’est pas une oeuvre d’artiste, ni de l’art numérique (très en vogue en ce moment), ni une installation subventionnée par le ministère de la Culture, les gens ne regardent même pas. Mais moi, plus je vous en parle, et plus ça me plait !

pastilles5.jpg

Site du musée Rodin

“Le Programme en quelques siècles”…

Robin2
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“On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.

On supprimera l’Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la justice.

On supprimera l’Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

On supprimera l’Esprit de Vérité
Au nom de l’Esprit critique,
Puis on supprimera l’esprit critique.

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots

On supprimera le Sublime
Au nom de l’Art,
Puis on supprimera l’art.

On supprimera les Écrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

On supprimera le Prophète
Au nom du Poète,
Puis on supprimera le poète.

On supprimera l’Esprit,
Au nom de la Matière,
Puis on supprimera la matière.

Au nom de rien on supprimera l’homme ;
On supprimera le nom de l’homme ;
Il n’y aura plus de nom ;
Nous y sommes”.

Armand Robin, Le programme en quelques siècles, © Gallimard

Tao-Zwi-Chi

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Zwi-Chi plus connu sous le nom de Tao Zwi Chi est mort en 866 ou 867 dans la chine du nord où il était né. Il fut une des grandes figures de l’école bouddhique dite du Tch’an sous la forme très paticulière que cette école avait prise vers la fin des T’ang (618-907). Zwi Chi passa sa jeunesse en pérégrination avant de se fixer auprès d’un grand maître du Tao auquel il doit sa formation. Ses peintures – dont deux sont la propriété du musée Guimet à Paris – sont une patiente capture de la vibration des choses. Une réceptivité totale le rendait attentif aux moindres nuances de l’aube et aux brumes du soir. Les chroniques rapportent que, pour dompter sa nature fougueuse, Tao-Zwi-Chi pouvait rester assis en méditation pendant des heures pour faire le vide en lui. Ensuite, il préparait le thé et, ce rituel terminé, il commençait à peindre durant toute la nuit jusqu’aux petites heures de l’aube, lorsque le ciel est à l’orient tout rose et bordé de bel azur limpide. Il parlait alors aux oiseaux puis allait se coucher en souriant. L’œuvre que nous présentons ci-dessus est l’une des deux peintures exposées au Musée Guimet.

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En réalité cette œuvre de Tao-Zwi-Chi n’existe pas. C’est uniquement une tache sur un vieux mur qui longe les douves des Invalides. Je passais devant tout à l’heure et ai trouvé que cela ferait une belle toile. J’ai donc pris la photo et fais ce petit montage. Mais ce n’est pas parce que la peinture n’est pas la propriété du Musée Guimet qu’il ne faut pas la trouver belle ! Ouvrons les yeux, rendons grâce à la beauté du monde et remercions …Zwi-Chi pour cet émerveillement devant la banalité des choses.

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Et le piano de Brahms ? oui évidemment !

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Le plus souvent, les gens associent le nom de Glenn Gould à Jean Sebastian Bach (dont je déteste les enregistrements ; c’est sans doute impressionnant sur la plan de la structure aux “rayon X”, mais ça n’a aucun sens musical comme le démontre, dès les premières notes, son Aria des Goldberg…

Ce qu’il a fait de mieux ce n’est pas Bach mais Byrd et Gibbons, les dernières sonates de Haydn, les pièces de Richard Strauss et le piano de Brahms (et encore, je préfère Julius Katchen). Voilà, c’est dit, je ne supporte pas vraiment Glenn Gould.

En tout cas il a dit parfois des choses tout à fait intéressantes – notamment cette phrase que je trouve magnifique :

“The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenalin, but rather the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity”.

En français ça donne :

“Le but de l’art n’est pas de libérer une soudaine éjection d’adrénalnine, mais c’est plutôt la construction progressive, sur la durée d’une vie, d’un état d’émerveillement et de sérénité”

C’est beau non ?

Mon Dieu, heureusement que ça existe !
L’émerveillement : pas seulement un court passage entre ignorance et connaissance…

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