L’incroyable beauté de la Création !

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Juste des grains de sables… (agrandis 250 fois au microscope) … Continue reading

J’aimerais bien que Dieu éteigne le soleil un moment…

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Ce monde vit dans des ténèbres terribles. Mais les gens ne le voient pas car ce sont les ténèbres de la pensée, des ténèbres intérieures…
J’aimerais bien que Dieu éteigne le soleil pendant un bon mois. Que la nuit dure jusqu’à ce que les hommes prennent peur, courent affolés dans les rues les bras levés vers le ciel, la tête couverte de sacs de cendre, poussant des sanglots et versant des larmes de crocodile ; implorant Dieu de rallumer le soleil pour qu’ils puissent enfin revoir les merveilles de la Création.

Dieu, évidemment, se ferait un peu tirer l’oreille et ferait durer le plaisir. Juste histoire de leur faire comprendre qu’il n’est pas certain qu’ils en vaillent la peine, qu’ils n’ont pas été particulièrement reconnaissants jusqu’à présent. Et que s’ils veulent une aide efficace ils n’ont qu’à aller frapper au Panthéon où il y a très certainement de très grands hommes de très grande qualité susceptibles d’être à la hauteur de la tâche (après tout ce n’est pas si sorcier : ils ont déjà trouvé E=mc2 et n’ont donc plus qu’à trouver la solution des autres équations). Ou demander à des évolutionnistes une théorie pour faire revenir le soleil et la lumière ? Ou, qui sait, attendre simplement que le dieu hasard fasse lui-même les choses ?

Les hommes épuisés d’errer dans la pénombre renonceraient alors à leur arrogance et rendraient grâce, bâtissant de grandes cathédrales et couvrant la terre de petites chapelles. Et la lumière reviendrait, radieuse et ruisselante de beauté et les hommes diraient : “OK, on a été nuls, cette fois on arrête nos conneries et on protège la Création au lieu de la démolir”. Et en voyant les abeilles revenir et les fleurs s’ouvrir et les enfants jouer dans les bacs à sable, Dieu se dirait qu’il a bien fait de leur donner encore une dernière chance :-)

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Le curriculum de Dieu…
J’appartiens au monde d’avant la pomme !
Dieu est grand
Adam et Eve me tapent sur le système
La main de Dieu
Peut-être que Dieu en a marre
Les horaires que j’aime…
j’aimerai bien que Dieu m’accorde 3 secondes
On ne tourne pas le dos à Dieu
Les “installations” de Dieu
La Création (Ghiberti)
Dieu surveille les pommes depuis le début de la Création ?
Texte de la Genèse

Les curés n’osent plus sonner les cloches mais on a les clochettes autour de l’église !


Pas de doute, on est début mai : les Paulownia sont à nouveau en fleurs autour de l’église Saint François Xavier : magnifiques grappes de clochettes mauve clair et bleu héliotrope à gorge crème tachetées de pourpre… Dieu est grand ! Comme chacun sait (et si vous ne le saviez pas je vous le dis, ce qui est un des modestes avantage de ce blog) le Paulownia tient son nom d’Anna Paulowna, fille du tsar Paul Petrovitch Ier. L’espèce, originaire de Chine, parut en angleterre en 1823 puis à Paris en 1834 (jardins du Muséum d’histoire naturelle) et maintenant au coin de la rue, juste en bas de chez maman. Tous les ans à la même époque, les Paulownia (il y en a bien une cinquantaine et je donnerais la Légion d’honneur et le nom de la place à celui qui les a plantés pour le bonheur des générations futures au lieu de cet obscur abruti qui n’a rien fait d’autre qu’être président du Conseil municipal de Paris) je disais donc que ces cinquante Paulownias sont, pour maman et moi, une source d’enchantement, un but de ballade et un prétexte à faire, tous les jours que Dieu fait, un pélerinage émerveillé autour de l’église. On tourne autour comme en procession, on regarde les enfants jouer dans le bac à sable… C’est notre façon de rendre grâce à la beauté et à la diversité de la Création. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen !

(Oui, je sais, j’en avais déjà parlé à l’époque mais je viens de refaire la photo alors je reposte. Tant pis pour ceux qui ont de la mémoire. Moi je n’en ai plus et Maman non plus (Alzheimer nous a détruits et dévastés l’un et l’autre). Et puis ce blog tourne en rond alors il est normal que tous les ans à la même époque je parle de la même chose : les paulownia fin avril, les calendriers de l’Avent à Noël… Normal finalement : ça s’appelle radoter. Je pourrais même tenir toute l’année rien qu’avec leurs fameuses “Journées” bidons et si totalement débiles-mentales que la seule liste me rend totalement fou. S’ils voyaient mes journées à moi !

On dit “fleuriste” mais on devrait dire “galerie d’art”…

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Pendant que je suis enfermé à m’occuper d’Alzheimer, mes amis visitent des musées ou vont voir des expos… Pendant qu’ils regardent les Jardins de Babylone au Louvre, je contemple des renoncules qui se déploient et s’épanouissent dans un vase sur la cheminée du salon… C’est carrément sublime et mon cerveau tourne en spirale comme celui d’un derviche tourneur… Je suis atteint d’une maladie bizarreContinue reading

Et si Hitler avait été beau ?

hitler2.jpg Depuis quelques jours, tous les médias me parlent du prochain débat télévisé entre Dick Cheney et John Edwards et tous me disent que John Edwards est beau et que c’est bien qu’il soit beau et qu’il est vraiment très beau etc….. Je suis d’accord qu’il vaut mieux avoir des gens beaux et démocrates que voter pour des gens laids et fascistes mais tout de même, faut pas en rajouter : qu’auraient dit tous ces journalistes débiles si Hitler avait été beau ? Et si Kennedy avait été plus laid que Nixon ? Je veux bien que John Edwards soit beau (encore que les golden boys ne soient pas du tout mon genre de beauté), mais faut pas pousser. Beau ou laid, je voterai toujours pour Socrate (qui comme chacun sait était laid) ! Mais, peut-être, je ne suis pas démocrate ! ,-)

Dans l’Idiot, Dostoïevski disait : “La beauté sauvera le monde.”. Aujourd’hui, ce qui sauvera le monde, c’est la fin du crétinisme journalistique et politique.

La beauté de l’univers et l’abstraction musicale

>mahler.jpg Plus ça va et plus je m’aperçois que m’extasie sans jamais me lasser devant la beauté de l’univers, des saisons, des ciels, de la lumière, des arbres, des fleurs, des oiseaux etc… et aussi de la musique (quand les compositeurs y ont mis ce qu’il y avait de plus beau dans la Création. Les autres auraient mieux fait de s’abstenir de jeter des notes inutiles sur une partition). Tiens, ça me fait penser à ce chef d’orchestre dont j’ai oublié le nom qui, montant un jour dans le chalet que Gustav Malher avait dans la montagne au-dessus de Vienne, s’extasiait devant la pureté du ciel, la couleur des gentianes et la fraicheur des cloches des vaches dans l’air argenté… et s’était entendu répondre par Malher avec une impatience bougonne: “Mais, bon sang, dépéchez-vous donc Walter (tiens voilà son nom me revient, c’était le grand chef Bruno Walter), ne perdez donc pas votre temps à regarder la nature, j’ai tout mis dans ma musique ! Allez, venez, dépéchez-vous nous avons à travailler”. J’adore qu’on parle comme ça.

Gustav Mahler (1860-1911), à l’époque où il dirgeait l’Opéra Royal de Vienne

La beauté de la nature me stupéfiera toujours

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Ce matin, comme tous les dimanches matins, je vais avec maman me ballader au Luxembourg. Histoire de voir où en sont la saison, les fleurs, les arbres, les ânes,les poneys… Le printemps est pile à l’heure, Dieu est toujours aussi grand et plein d’imagination. Le plus bel arbre en cette saison est celui dont la petite étiquette précise : “Malus floribunda, Sieb. ex Van Houtte. Pommier à fleurs, rosacées, hémisphère nord tempéré”. Je suis resté dix bonnes minutes à le contempler. Et à regarder le printemps passer dans la fraîcheur de ce dimanche matin des rameaux. Au Japon, ce sont les cerisiers qui remuent le coeur des hommes. Leur floraison les transforme en une caresse rose tendre aussi douce qu’un nuage du matin quand le ciel est à l’orient tout rose et le reste orné de bel azur limpide. Leurs fleurs sont d’une déchirante délicatesse et leurs pétales une fine pluie qui vient rappeler le caractère éphémère de la vie. De sorte que leur beauté n’est plus vraiment de ce monde : durant la courte période où les cerisiers sont en fleurs, une passerelle se crée entre la terre et l’au-delà, permettant aux âmes de circuler de l’une à l’autre. Comme l’écrit Aragon, dont j’ai en ce moment Le paysan de Paris dans la poche, j’en étais là de mes pensées, lorsque, sans que rien en eût décelé les approches, le printemps entra subitement dans le monde”…

Dieu est grand

“La grandeur des gens simples”…

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Bon, je sais que j’ai sans doute l’air nunuche de mettre ici des photos d’Audrey Hepburn mais que voulez-vous, je la trouve non seulement charmante mais carrément exceptionnelle à la fois comme personne et comme actrice (notamment dans Roman hollidays qui me comble toujours de joie). Et comme cet après midi je viens de lire le livre que lui a consacré son fils Sean, je n’ai aucun scrupule à paraître nunuche. S’il y avait davantage de personnes comme elle (à l’ONU ou à Hollywood) j’irais je pense beaucoup mieux.

Audrey qui jouait avec Gregory Peck dans Roman Holidays, avait dit de lui :

“Il faisait voir la simplicité des grands hommes et la grandeur des gens simples”

Je pense la même chose d’elle. Voilà c’est dit. J’ai passé une très bonne après-midi ! Et, en ces temps de vulgarité indescriptible, j’éprouve même une certaine fierté à aimer des gens comme ça…

La beauté n’est plus ce qu’elle était. Surtout celle des âmes …

Quelle est la plus belle phrase de la langue française ?

ormesson.jpg Avant-hier, chez Drucker, Jean d’Ormesson racontait qu’un jour à Apostrophes, Bernard Pivot demanda à Jean Dutour quelle était la plus belle phrase de la langue française.
Et Dutour de répondre, “oh, ça doit être : “c’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Amilcar”
Épatant, lance Bernard Pivot et, se tournant vers Hector Bianchiotti : “vous trouvez ça beau, n’est ce pas ?” Et Bianchiotti, qui est un être exquis, répond en roulant les r : “C’est horrrriiible !” Mais, insiste Pivot, pour vous, alors.. ? quelle est la plus belle phrase de la langue française ? Et Bianchiotto répond : “je crrrrrois que c’est : le fond de l’airrrrr est frrrais..”

je viens de mettre la vidéo là, sur Vimeo, comme ça c’est encore plus simple

Je me demande du coup quelle serait pour moi la phrase la plus belle de la langue française ? J’ai souvent entendu dire que c’était “Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon coeur”. (Racine, Phèdre, Acte IV, scène 2). Je ne sais vraiment pas; je vais y réfléchir.


Autres minuscules bouts de ciels …
L’art quand il nous tombe directement du ciel
Qu’est ce qui nous ouvre le ciel
A riveder le stelle…
Il faut que le hasard renverse la fourmi…
Le ciel dans le caniveau
Penser à mettre le ciel dans une enveloppe
J’aime les nuages qui passent
“C’était à Mégara, faubourg de Carthage”

Racine – Phèdre – Acte IV – SCENE II

THESEE, HIPPOLYTE

THESEE – Ah ! le voici. Grands Dieux ! à ce noble maintien
Quel oeil ne serait pas trompé comme le mien ?
Faut-il que sur le front d’un profane adultère
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La petite lumière au loin… (la petite quoi ?)

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Dans la grande série “Je ne vais pas au théâtre mais mes amis me racontent”… voici ce que m’écrit Muriel :

Vu hier soir à la Cartoucherie Oncle Vania d’Anton Tchékov et pensé à ta vie… Mikhael lvovitch Astrov, le médecin de campagne dit :”quand on marche la nuit dans la forêt et qu’on voit au loin une petite lumière, on sent moins la fatigue, les pénombres, les épines des branches qui viennent vous balayer le visage….. Je n’aime personne et je n’aimerai plus. Ce qui me passionne encore c’est la beauté…

C’était : “j’y suis allé et j’ai aimé” par MMD, notre envoyée spéciale à la Cartoucherie de Vincennes !

Ecrire l’automne en braille !

En regardant tomber les feuilles, je pense à ce que voient les aveugles… Il faudrait que chaque feuille soit écrite en braille pour qu’ils puissent voir la beauté de ces magnifiques journées d’automne avec ces belles feuilles de toutes les couleurs. En tout cas, c’est clair, la Création est carrément magnifique et Dieu est grand (et un grand peintre). Les hommes auraient voulu inventer les saisons (à supposer qu’ils puissent imaginer un truc aussi beau), ils n’auraient jamais réussi à faire aussi bien. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen !

Je vais apprendre le braille et aussi la langue des signes

Dieu est grand

Il y a des textes que je trouve renversants

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Dans sa magnifique Lettre du Greco, Nikos Kazantzaki écrit :

“Quand mon pèlerinage fut achevé, je suis resté quelques jours à Boukhara pour me reposer, j’ai senti, après tant de gel inhumain en Sibérie, le soleil bien-aimé tomber sur moi et réchauffer mes os et mon âme. J’étais arrivé un peu avant midi, il faisait très chaud mais on avait arrosé les rues, et l’air sentait le jasmin. Des musulmans, portant des turbans multicolores, étaient assis sous des tonnelles de chaume et sirotaient des sorbets rafraîchissants. Des enfants joufflus, la poitrine découverte,trônant sur des hauts escabeaux, dans les cafés, chantaient de passifs amanés orientaux. J’ai acheté un melon, je me suis assis à l’ombre de la célèbre mosquée de Kok-Kouba, j’ai posé le melon sur mes genoux; j’avais très faim et très soif, je l’ai coupé, tranche par tranche, et je me suis mis à manger; son parfum, sa douceur, arrivaient jusqu’à la moelle de mes os. J’étais comme une rose de Jéricho fanée; je m’étais plongé dans la fraîcheur du melon, j’avais ressuscité. Une fillette est passée, qui devait avoir sept ans; son dos était couvert d’une foule de tresses minuscules et à chaque tresse pendait un coquillage ou une pierre bleue, ou un croissant de bronze pour chasser le mauvais oeil; et tandis qu’elle passait devant moi ses hanches se balançaient comme celles d’une femme adulte et l’air a embaumé le musc. A midi le muezzin est monté sur le minaret qui me faisait face; il avait une barbe toute blanche, un turban vert; il a posé la paume de ses mains sur ses oreilles et s’est mis, en regardant le ciel, à appeler les fidèles à la prière; et tandis qu’il criait, une cigogne a plané dans l’air embrasé et est venue se poser, sur un pied, au sommet du minaret. J’ouvrais les oreilles et j’écoutais, ouvrais les yeux et regardait. Je savourais le fruit très doux et parfumé, j’étais heureux. J’ai fermé les yeux; mais j’ai craint de tomber dans le sommeil et de perdre tout ce bonheur, je les ai rouvert…(…)

Moi, que voulez vous, des textes comme ça, ça me renverse !

Toutefois, je vous assure que…
Parfumer les ragoûts à la Légion d’honneur
L’escargot archange

Rendre à César ce qui appartient à César

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Rien à dire ce soir (comme depuis le début d’ailleurs). Juste ceci en vitesse : en rentrant, je passe devant le Dôme des Invalides. Au second plan, la création du Roi Soleil (le magnifique Dôme). Au premier plan : la Création de Dieu: des petits trèfles… J’ai bien regardé sous les feuilles : pas la moindre signature sur les tiges, rien… Humilité absolue de l’artiste : Dieu n’a pas jugé nécessaire de signer son oeuvre ; La classe !

Ça me fait plaisir et je me rappelle que quand la sonde Pioneer était passée entre les anneaux de Saturne, la NASA avait pris des clichés, et que, là aussi, on avait pu voir que Dieu n’avait pas mis son nom à l’intérieur des anneaux. Pas de © ! Les vrais artistes ne signent pas leurs oeuvres. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen.
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Pour se ballader…
Le Paradis est un état
Le curriculum de Dieu…
J’appartiens au monde d’avant la pomme !
Dieu est grand
Adam et Eve me tapent sur le système
La main de Dieu
Peut-être que Dieu en a marre
Les horaires que j’aime…
j’aimerai bien que Dieu m’accorde 3 secondes
On ne tourne pas le dos à Dieu
Les “installations” de Dieu
La Création (Ghiberti)
Dieu surveille les pommes depuis le début de la Création ?
Texte de la Genèse

L’infini dans la paume de la main
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Des rubans roses dans le vent du soir…
“Art citoyen” ?

Qu’est ce qui nous ouvre le ciel ?

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Hier soir, encore les moustiques. Comme je ne vois pas bien, je n’arrive plus à les écrabouiller. Alors j’écoute France-Culture la nuit et tombe sur un entretien entre Richard Millet et Pascale Lismonde (dont j’aime beaucoup la voix joyeuse). Richard Millet pose cette question très belle:

“qu’est ce qui nous ouvre le ciel ?”

Et il parle de la Neuvième symphonie de Anton Bruckner dédiée à Dieu (Dem lieben Gott). Importante cette question de savoir “ce qui nous ouvre le ciel” ? Moi je mettrais, dans l’ordre : la musique (dont les mouvements lents des dernières sonates de J. Haydn que j’écoute carrément en boucle !), la beauté de la Création (presque tout ce que Dieu a créé sauf les moustiques), la peinture (certaines toiles dont il faut d’ailleurs que je fasse la liste mais des Annonciations pour l’essentiel) la philosophie (taoiste), la littérature ? (oui bien sûr mais peu de livres m’ont finalement vraiment “ouvert le ciel” à part deux ou trois dont la Divine Comédie, les Haïku de Basho et le Tao te king (*), certains lieux magiques (en italie notamment mais peut-être aussi n’importe où), les saisons (toutes), la physique, les mathématiques, l’astrophysique (auxquelles je ne comprends rien mais qui sans doute ouvrent aussi le ciel à ceux qui les maîtrisent), certains parfums (les pivoines surtout), la beauté de certaines femmes (bien-sûr), la lumière (ah oui, je devrais la placer en tout premier tellement elle est belle le matin sur les croissants dorés mais aussi le soir, au printemps et aussi en été, et l’hiver quand il y a de la neige et en automne surtout)…. bon j’arrête c’est impossible de faire cette liste de ce “qui ouvre le ciel”. D’ailleurs il faut que j’ajoute les moineaux qui piaillent dans la cour ce matin pendant que je tape ces lignes. C’est sans fin… J’arrête pour ce matin. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum ! Amen.

* quelques autres évidemment dont ceux de Jorge Luis Borgès, Hermann Hesse, Kazantzaki (etc) Mais si je ne les mets pas dans la liste du haut, c’est qu’ils ne m’ont pas exactement ouvert le ciel – comme une secousse spirituelle et un coup de tonnerre existentiel.
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A quoi ça sert ?

Autres bouts de ciels …
Un job parfait pour moi : dérouleur du ciel !
Le ciel comme … issue de secours !
Un petit balcon dans le ciel…
Penser à mettre le ciel dans une enveloppe
L’art quand il nous tombe directement du ciel
A riveder le stelle…
Il faut que le hasard renverse la fourmi…
Le ciel dans le caniveau
Regarder le ciel en bas…
J’aime les nuages qui passent
Le jour n’est pas plus beau…

A quoi ça sert ?

Delécluze demandait à Stendhal : “A quoi sert le dôme de Saint-Pierre ?”.

Stendhal :

“A faire battre le coeur !”

A quoi sert l’oiseau qui chante dans la cour ? A faire battre le coeur ! A quoi sert la lumière dorée qui tombe sur ma tartine de miel ce matin ? A faire battre le coeur. A quoi sert l’aria des Variations Goldberg que j’écoute en buvant mon café ? A faire battre le coeur.
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Qu’est ce qui nous ouvre le ciel ?

J’aime beaucoup cette femme… mais alors vraiment très beaucoup

Bon ça n’a rien à voir mais “Jo Bradley” est mort. Audrey Hepburn, qui jouait avec lui dans Roman Holidays, avait dit de lui : “Il faisait voir la simplicité des grands hommes et la grandeur des gens simples”.Voilà, je trouve la phrase très belle. Audrey Hepburn aussi. Et la fille ci-dessous aussi…

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Ce soir les hirondelles gribouillent le ciel au fusain

Cécile, qui est une grande artiste, m’écrit: “…lorsque je ne pourrai plus graver…”.

et je pense aux hirondelles qui ce soir s’amusent comme des folles dans le ciel au-dessus de la cour. “Quand vous ne graverez plus, Cécile, vous regarderez les oiseaux graver le ciel et tracer au fusain des lignes d’une précision et d’une finesse étonnantes”. C’est drôle mais il y a quelque chose dans la Création qui me submerge tellement elle est belle. Quand je rentre le soir, il y a ce ciel immence qui surplombe l’Esplanade, les oiseaux qui font des conférences bruyantes dans les platanes le long des Invalides, le parfum ennivrant des tilleuls vers le métro Latour-Laubourg, et parfois des cols verts qui foncent droit en direction du musée Rodin…. Si un jour la lumière disparaissait, je ne sais pas si nous serions capables – pour essayer de la recréer – de la décrire à des hommes venus d’une autre planète ? Comment leur dire que c’était lumineux mais pas épais puisque les oiseaux volaient dedans, que la lumière du matin était bordée de bel azur limpide, que celle du soir était à l’orient tout rose, et que celle qui tombe certains soirs sur les tilleuls de la cour est tellement parfumée qu’on est presque heureux de vivre encore pour voir cela et y entendre jouer les hirondelles… Nous n’aurions même pas les mots pour dire qu’on avançait dans la lumière avec une ombre à nos côtés et que l’air parfois miroitait comme sur une toile de Monet. Dieu est grand !

Mes petites soeurs les hirondelles

Et le piano de Brahms ? oui évidemment !

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Le plus souvent, les gens associent le nom de Glenn Gould à Jean Sebastian Bach (dont je déteste les enregistrements ; c’est sans doute impressionnant sur la plan de la structure aux “rayon X”, mais ça n’a aucun sens musical comme le démontre, dès les premières notes, son Aria des Goldberg…

Ce qu’il a fait de mieux ce n’est pas Bach mais Byrd et Gibbons, les dernières sonates de Haydn, les pièces de Richard Strauss et le piano de Brahms (et encore, je préfère Julius Katchen). Voilà, c’est dit, je ne supporte pas vraiment Glenn Gould.

En tout cas il a dit parfois des choses tout à fait intéressantes – notamment cette phrase que je trouve magnifique :

“The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenalin, but rather the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity”.

En français ça donne :

“Le but de l’art n’est pas de libérer une soudaine éjection d’adrénalnine, mais c’est plutôt la construction progressive, sur la durée d’une vie, d’un état d’émerveillement et de sérénité”

C’est beau non ?

Mon Dieu, heureusement que ça existe !
L’émerveillement : pas seulement un court passage entre ignorance et connaissance…

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