J’aurais vraiment été privé de neige cette année…

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Un hiver sans neige, pour moi, ce n’est pas un hiver. Comme un ciel sans étoiles… Heureusement qu’il y a ce somptueux chat de Hannes Kilian… Continue reading

Lui a vraiment tout compris !

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Lydia m’a envoyé ce matin cette belle photo qu’elle a prise du chat d’un antiquaire de Phuket, en Thailande… Il a effectivement tout compris :-) J’aurais peut-être du être chat chez l’antiquaire ? Ou souris chez Anita Jeram ? J’hésite encore :-) Continue reading

on n’attend pas tous la même chose dans la vie…


J’aime bien cette carte. La petite fille prie pour rendre grâce mais sa petite chienne impatiente fixe l’oeuf avec une seule idée en tête : qu’on passe vite aux choses sérieuses et qu’on se décide enfin à l’ouvrir cet oeuf à la coque ! C’est souvent comme ça dans la vie : on n’attend pas tous la même chose, ni avec la même impatience …

Suspense, Charles Burton Barber (1845-1894)

Oscar le petit chat

Le Figaro de ce matin, citant la revue médicale américaine The New England Journal of Medicine, raconte le rôle touchant d’Oscar, un petit chat de l’unité pour malades d’Alzheimer à Rhode Island aux États-Unis. Oscar présente la particularité d’identifier les patients dont la mort est imminente et de se blottir contre eux pour leur apporter un ultime réconfort. Il s’intéresse à chaque patient, mais ne s’installe sur leur lit que lorsque le moment fatal est arrivé. Oscar transforme les pratiques de fin de vie, en prévoyant les décès, en permettant d’organiser l’appel aux familles et les derniers offices religieux et en se blotissant contre ceux qui, sans lui, s’en iraient dans la solitude… Bravo Oscar !
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ça c’est Maxime, le petit chat de Laurent et Mamak qui est venu passer des mois entiers aurprès de maman pour la distraire un peu de sa maladie d’alzheimer. On ne t’oublie pas maxime !

Les Chinois voient l’heure dans l’oeil des chats

catmontre2“Un jour un missionnaire, se promenant dans la banlieue de Nankin, s’aperçut qu’il avait oublié sa montre, et demanda à un petit garçon quelle heure il était. Le gamin du céleste Empire hésita d’abord ; puis, se ravisant, il répondit: Je vais vous le dire.

Peu d’instants après, il reparut, tenant dans ses bras un fort gros chat, et le regardant, comme on dit, dans le blanc des yeux il affirma sans hésiter : Il n’est pas encore tout à fait midi. Ce qui était vrai.

Charles Baudelaire, L’Horloge, Le Spleen de Paris.

Le texte en entier

“Un jour un missionnaire, se promenant dans la banlieue de Nankin, s’aperçut qu’il avait oublié sa montre, et demanda à un petit garçon quelle heure il était.
Le gamin du céleste Empire hésita d’abord ; puis, se ravisant, il répondit :”Je vais vous le dire.”

Peu d’instants après, il reparut, tenant dans ses bras un fort gros chat, et le regardant, comme on dit, dans le blanc des yeux il affirma sans hésiter :”Il n’est pas encore tout à fait midi.”
Ce qui était vrai.

Pour moi, si je me penche vers la belle Féline, la si bien nommée, qui est à la fois l’honneur de son sexe, l’orgueil de mon coeur et le parfum de mon esprit, que ce soit la nuit, que ce soit le jour, dans la pleine lumière ou dans l’ombre opaque, au fond de ses yeux adorables je vois toujours l’heure distinctement, toujours la même, une heure vaste, solennelle, grande comme l’espace, sans division de minutes ni de secondes, – une heure immobile qui n’est pas marquée sur les horloges, et cependant légère comme un soupir, rapide comme un coup d’oeil.

Et si quelque importun venait me déranger pendant que mon regard repose sur ce délicieux cadran, si quelque génie malhonnête et intolérant, quelque démon du contre – temps venait me dire : ” Que regardes-tu là avec tant de soin ? Que cherches- tu dans les yeux de cet être ? Y vois-tu l’heure, mortel prodigue et fainéant ?” Je répondrais sans hésiter :
“Oui, je vois l’heure ; il est l’éternité !”
N’est-ce pas, madame, que voici un madrigal vraiment méritoire, et aussi emphatique que vous-même ?
En vérité, j’ai eu tant de plaisir à broder cette prétentieuse galanterie,que je ne vous demanderai rien en échange”.

L’Horloge, Le Spleen de Paris. C. Baudelaire

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