Ces chevaux me calment curieusement, alors que les ânes du Gouvernement me donnent envie de hennir

horse_Beom-Kim
.
Parfois — quand le Gouvernement déconne à mort et défie la logique avec ses âneries, je trouve presque reposant de me laisser hypnotiser par des trucs comme ça… Curieusement, regarder ces chevaux me calme, alors qu’écouter les ânes-ministres me donne envie d’hennir, de rugir ou d’aboyer… Vivement qu’ils s’en aillent.
© Kim Beom

Continue reading

Youpi tout va mal !

cheval-tao_A

.
Ça m’énerve toujours de ne jamais arriver à me rappeler les vieux contes taoistes que je veux raconter à une personne qui s’est cassé le genoux et qui doit se faire opérer pour la deuxième fois (comme Michèle hier soir). Donc je lui mets le conte ici pour qu’elle puisse le lire et se dire que, finalement, peut-être, qui sait ? d’un malheur naît parfois un bienfait
Continue reading

Juste un petit cheval d’anniversaire pour C@R…

cheval_Luco_pour_CR
.
Juste un petit cheval d’anniversaire pour C@R… [Celui là vient du petit manège du Luco. il est évidemment moins beau que celui du Condottière à Venise, mais il a une bonne tête]. Bon anniversaire Catherine ! Et bonne balade à cheval dans les sous bois humides et embaumés par le parfum des muguets, puis le long de la rivière en esperant recontrer un lièvre (peut être celui de Dürer)

Et si en rentrant tu n’as pas vu le lièvre, il est là

Posted in sensible

Tags:

Permalink

L’élégant petit cheval du Conservatoire des Arts et Métiers

cheval_Arts&Metiers
.
Maquette du dispositif utilisé pour monter sur son piédestal le cheval de bronze de la place Louis XV à Lyon. (photo pas très nette car prise à travers la vitre sale…).
.
D’autres petits chevaux…
Le cheval de Caligula
Le cheval à l’intérieur du bloc de marbre
Youpi, tout va mal !
Le cheval du Condottière
Les naseaux bouillonnants du canasson

Posted in sensible

Tags:

Permalink

Cheval au Luco (suite)

La forme déjà contenue dans la matière…

cheval_marbre.jpg
Vous connaissez forcément l’histoire de l’enfant à qui son père montre la sculpture d’un cheval et qui répond :

“je vois bien que le sculpteur a taillé le cheval, mais ce que je ne comprends pas c’est comment il savait que le cheval était à l’intérieur du bloc de marbre“…

Moi c’est pareil. Je me pose le même genre de questions devant la beauté du monde. Je n’arrive pas à comprendre comment le grand chêne est à l’intérieur du gland, ni comment le printemps sort en fleur de toutes les couleurs des branches mortes de l’hiver, ni d’où sort le chant du merle qui me faisais tressaillir ce matin en allant chercher le pain, ni comment la lumière dorée et argentée a surgit un jour dans le monde, ni comment les neurones du cerveau font que le sourire de la petite fleuriste peut vous faire craquer… C’est plus fort que moi, je ne pige pas.

Et pour en revenir au cheval, je ne suis pas idiot, je connais Michel-Ange, j’ai lu Platon et Vasari et aussi l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci de Valéry mais cette question de la forme déjà contenue dans la matière j’avoue que ça me sidère littéralement. Que voulez vous, je dois certainement avoir le niveau mental d’un enfant de six ans. Mais bon, si ça me permet de m’émerveiller ce n’est peut-être pas trop grave ? Et tiens, tout à coup, ça me fait penser que j’avais un magnifique cheval de bois quand j’étais petit : blanc avec des pois gris et une vraie crinière de crins. Et des roulettes… Comment est ce que tout ces souvenirs du cheval sont encore dans ma tête ? La forme est dans la matière et le cheval est dans mon crâne. Va falloir que j’en parle à mon pédiatre

.
D’autres petits chevaux…

Le cheval de Caligula
Youpi, tout va mal !
Le cheval du Condottière
L’élégant petit cheval du Conservatoire des Arts et Métiers
Les naseaux bouillonnants du canasson

On nous raconte des crasses (2)

suetone4
On m’avait toujours dit que Caligula avait nommé son cheval au Sénat. Vu le personnel politique que nous avons aujourd’hui, je trouvais cela plutôt marrant et plutôt moins dangereux que les vieux canassons que nous avons au Palais du Luxembourg. Mais je prends les Vies des douze Césars et quoi moi lis-je sous la paluche de Suetone himself ? Ceci : “consulatum quoque traditur destinasse” ; ce qui se traduit par :
“il projeta même, dit-on, de le faire consul”. Donc, encore une fois, en remontant aux sources, je m’aperçois qu’on nous a bourré le mou avec cette histoire de cheval. Faire ce n’est pas la même chose que projeter de faire. C’est comme les cigognes : “marre qu’on me raconte des crasses”. Faudrait que les gens vérifient leurs sources avant de nous raconter éternellement les mêmes sornettes.

A propos, pour ceux que cela intéresse, Suétone ajoute que le cheval s’appelait Incitatus et qu’outre une écurie de marbre, une crèche d’ivoire, des housses de pourpre et des licous ornés de pierres précieuses, Caligula lui donna un palais, des esclaves et un mobilier pour recevoir plus magnifiquement les personnes invitées en son nom”.
.
Marre qu’on nous raconte des crasses
.
D’autres petits chevaux…
Le cheval à l’intérieur du bloc de marbre
Youpi, tout va mal !
Le cheval du Condottière
L’élégant petit cheval du Conservatoire des Arts et Métiers
Les naseaux bouillonnants du canasson

Le pouvoir de la foi…

lebel_glycine-2.jpg C’était un laïc qui avait une confiance totale en un moine d’un monastère de la montagne. Il le consultait en toutes choses et s’en remettait à lui aussi bien pour les affaires d’ici-bas que pour celles de l’au-delà. Ainsi, quand il était souffrant, il montait au monastère solliciter quelque remède pour se soigner. Le moine qui ignorait la médecine lui répondait invariablement: “Buvez une décoction de noeuds de glycines grillés”. Comme sa foi était sans faille, il observait scrupuleusement la prescription et aucun de ses maux ne résista jamais au remède.
Un jour qu’il avait perdu son cheval, il alla demander conseil au moine. Comme toujours, le moine lui répondit : “Buvez une décoction de noeuds de glycines grillés”. Son coeur était trop confiant pour que ces paroles éveillent en lui un soupçon d’impertinence de la part du saint homme. Les glycines aux alentours de sa demeure ayant fini par disparaître au cours des années, il dut aller jusqu’au pied de la montagne pour s’approvisionner et c’est là qu’il aperçut au loin, dans un champ de luzerne à petites fleurs violettes, son cheval égaré. Tel est le pouvoir merveilleux de la foi.”

Ichien Mujû (1226-1312) – Peinture (Ibéria Lebel “Théière et glycine”)

%d bloggers like this: