Rêve de Compostelle…

Alzheimer empêche de partir. Je reste donc scotché à Paris et il ne me reste plus que les voyages mentaux… Sur Google Map je vois que pour aller à Compostelle il suffirait que “je prenne la direction Est sur la rue Saint-Dominique, puis que je tourne à gauche sur le Bd de La Tour Maubourg” etc…. A la fin du voyage il faudrait que je “tourne à gauche pour rester sur la Rùan de San Clemente avant de tourner à gauche sur la Rùa da Trinidade”… C’est déjà un petit quelque chose de pouvoir voyager dans sa tête. Demain je tournerai à gauche sur le boulevard histoire de commencer un semblant de pélerinage ! L’itinéraire de la carte n’est évidemment pas le bon : Google voyage en voiture et moi j’essayerai tout de même d’y aller à pied !

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Switchie s’arrête vraiment (post scriptum)

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Switchie s’arrête vraiment mais je ne voulais pas finir sur l’image de l’entrée précédente. Donc j’ajoute encore ce petit post-scriptum. Il y a un an, j’étais tombé sur le témoignage d’une personne qui évoquait son pélerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Enumérant ses souffrances sur le chemin – celle de ses pieds et celle du maudit sac qui lui sciait les épaules – elle disait : “Je ne demandais jamais à Dieu de soulager mon sac ! mais de me donner le courage de le porter.” Souvent, dans la vie, on demande de réduire le poids que l’on doit porter ; elle, demandait à Dieu davantage de forces pour le porter. C’est différent et beau et cela m’avait frappé. Aujourd’hui, je m’en souviens et c’est ce que je demande aussi à Dieu : me donner la force de porter ce que je porte !

Complexe d’Oedipe et Confrérie de Saint Jacques…

carnet_noir.jpg Je devrais reprendre les bons vieux carnets noirs que j’utilisais à l’époque bénie où j’avais le temps d’aller faire des recherches à la vieille BN… Aujourd’hui tout est numérique, j’uploade mon blog et tout le monde peut lire les pages débiles que j’arrache au néant de ma vie… Il n’y a évidemment que des personnes bienveillantes et adorables qui regardent amicalement sur mon épaule mais bon, si j’arrête d’écrire, elle pensent que je suis mort ou déprimé (ce qui est vrai). Comme disent les politiciens, je vais donc encore une fois (oui Jamie, oui Génaëlle, vous avez gagné) “cèder à la presion amicale de mes amis”… reprendre ce foutu blog et poursuivre mes âneries quotidiennes. Dans le petit carnet noir que je viens de prendre en photo, je vois que j’avais noté à la dernière page : “si une femme est enceinte et qu’elle fait le pélerinage de Compostelle, à la naissance l’enfant est membre de la Confrérie de Saint Jacques car il est considéré comme ayant fait le pélerinage”. Voilà, comme c’est l’été mais que je suis mort de fatigue, c’est exactement ça qu’il me faudrait : qu’une jolie pélerine m’emporte avec elle à Compostelle !

Bon, je sens que c’est encore un truc que je n’aurais pas du dire… rapport au vieux Sigmund, au complexe d’Oedipe, à la régression, à l’envie de retourner dans le sein de sa mère et et bla bla bla… Mais vouloir renaître c’est déjà mieux que vouloir mourir non ? Je progresse donc !

Le poids de ce que l’on porte sur les épaules

pelerin.jpg Je tombe ce matin dans le Figaro sur ce témoignage de Jacqueline B. qui parle de son pélerinage sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle et des souffrances de ses pieds et de ce maudit sac qui lui sciait les épaules…

“Je ne demandais jamais à Dieu de soulager mon sac ;
Mais de me donner le courage de le porter.”

Souvent, dans la vie, on demande de réduire le poids que l’on doit porter. Jacqueline demande à Dieu plus de forces pour le porter. C’est différent et beau, non ?

Arriver sur l’autre rive…

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