Les dentistes sont moins portés sur le cul que les coiffeurs

gala.jpg Aujourd’hui j’accompagnais maman chez le dentiste et je vous livre cette observation ethnologico – sociologique qui ne doit pas être un très grand scoop mais bon, vu le chèque que j’ai payé, je n’ai rien d’autre à raconter sinon ceci :
(1) que chez mon coiffeur il y a toujours des journaux de cul.
(2) que chez mon dentiste il y jamais de journaux de cul, seulement Gala. Je ne dis pas que c’est intéressant, je dis ce que je vois. Chez aucun il n’y a le moindre livre. Ou bien ils pensent qu’on souhaite lire leurs trucs débiles, ou bien ils ont peur, s’ils mettaient des livres de poche, qu’on les vole ? Imaginez qu’à la fin de la semaine il leur manque un Baudelaire ou un Rilke ! Allo la Police ? on vient de me voler un Rimbaud en poche ! Ce serait un drame pour l’équilibre de la société si on se mettait à voler des livres au lieu de voler des banques. Vous vous rendez compte des conversations dans les prisons: et toi c’était pourquoi ? – Heu, j’ai volé Dumas en poche. – Et toi ? Moi c’était Claudel en Folio”

Je vois bien que ça n’intéresse personne alors que pour moi c’est essentiel: je ne comprends pas pourquoi dans toutes les salles d’attente on me dépose sur les tables basses les produits les plus nuls qu’on puisse imaginer alors qu’il y a tellement de trucs intéressants à lire ! Allez vous étonner après que le peuple soit nul. Surtout si, après Gala, il achète le Parisien libéré ou un truc dans ce genre. Il y a de quoi devenir fou. Et on me dit que le peuple en question va voter dans quelques jours … Maman j’ai peur !

PS. Avec le chèque qu’il a encaissé pour refaire la dent cassée de maman, je peux vous dire que mon dentiste pourrait carrément mettre sur la table TOUTE la collection des livres de poche…

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