Education des enfants – je confirme : Vincent Peillon est un idéologue fou et dangereux

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Il y a pas mal de temps — quand Peillon est devenu ministre de l’Éducation Nazionale — j’avais reçu de nombreux mails avec des citations extraites de son livre “La Révolution Française n’est pas terminée”). Elles me paraissaient tellement ahurissantes que, je l’avoue, je ne les avais pas prises au sérieux. Internet — comme ils disent — c’est du porno, rien n’est vrai, tout est bidonné, c’est nauséabond :-). Donc je n’avais pas voulu le croire et avais même fait une sorte d’amnésie volontaire sur ce sujet… Continue reading

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Ce qui me fait penser à ce vieux post de 2007 et au génial Ken Robinson

Ne pas trop énerver le Peuple !

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“Il faut gouverner un pays comme on fait frire des petits poissons… !”

Confucius avait raison : il faut arrêter de les remuer toutes les trente secondes. Il faut que les politiques arrêtent de remuer le peuple en inventant tous les jours un nouveau texte, une nouvelle loi, une nouvelle taxe, un nouveau plan, une nouvelle feuille de route, une nouvelle mesure, une nouvelle commission, une nouvelle réforme, un nouveau truc idéologique qui transforme toute friture de petits poissons en purée.
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Et à propos de cette “morale laïque” faite de bouillie droits de l’homme touillée avec du vivre ensemble – qui est supposée, sans rire, se substituer à la vieille morale qui nous vient, in saecula saeculorum, de la nuit des temps (par rapport à ces petits politiciens qui viennent d’arriver dans le bac à sable) je pense ceci : “si on tente de prendre les fruits du christianisme sans ses racines, ceux-ci se flétriront”.
Et je ne vous dis même pas qui a déclaré ça parce qu’ils ont cette femme en abomination. Oh et puis si, je vous le dis, c’est Margaret Thatcher !

C’est peut-être la honte qui mettra le feu aux poudres !
Demander aux gens ce qu’ils veulent. Par référendum !
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Autres BD :
Montebourg officiellement chargé de “redresser le retournement”
Il faut que je retrouve ma fourche !
L’Etat devrait finalement tout faire…
En direct avec le Porte-parole du Gouvernement
Chic, l’Etat va annoncer de nouveaux “chocs” d’investissements !
Douce France…
Les économies européennes sont dirigées par des fous !
Vous avez dit Titanic ?
La relance par la dépense c’est cool !
Leur relance si ça marchait ça se saurait !
Les politiciens européens sont en train de trahir leurs peuples
une collecte pour aider les Ministres pauvres !
Moi ça ne me gène pas que les ministres aient des patrimoines élevés
Prisons : une réforme simple pour éviter les évasions
Mais ils déstabilisent la démocratie ma parole ?
Et l’option “conscience”, on l’active comment ?
Et les vraies solutions c’est pour quand ?

A short poem from W. B. Yeats

William Butler Yeats (1865-1939) wrote this very short to his love, Maud Gonne, and he was bewailing the fact that he couldn’t really give her what he thought she wanted from him. And he says, “I’ve got something else, but it may not be for you.” He says this:

“Had I the heavens’ embroidered cloths, Enwrought with gold and silver light, The blue and the dim and the dark cloths Of night and light and the half-light, I would spread the cloths under your feet: But I, being poor, have only my dreams; I have spread my dreams under your feet; Tread softly because you tread on my dreams.”

And every day, everywhere, our children spread their dreams beneath our feet. And we should tread softly.

Cité par Ken Robinson dans sa conférence à Ted “Bring on the revolution”

Autres magnifiques conférences :
Est ce que l’école tue la créativité ?
How to escape education’s death valley How to escape education’s death valley)…
A short poem from W. B. Yeats

Comment réveiller (ou changer) les présidents d’université français ?

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Et voilà, ça continue : pendant que nos étudiants gaulois font la grève sur les campus et que les présidents d’université dorment comme des marmottes en laissant pourrir un système éducatif qui tombe littéralement en ruine, l’Université de Yale vient de lancer (comme sa cousine de Berkeley), un projet technologique révolutionnaire intitulé “Open Yale Courses”. Qui consiste tout bonnement à mettre gratuitement sur internet tous les cours destinés aux étudiants. Les enseignements de l’élite deviennent donc accessibles, en podcast ou streaming vidéo, à n’importe qui dans le monde. Cool non ? La philosophie des responsables de Yale : “Nous voulons que tout le monde puisse voir et entendre chaque cours comme s’il était assis dans la même salle de classe que nos étudiants à Yale !” Bravo! En France – où on prétend donner des leçons au monde entier en se gargarisant d’égalitarisme et de démocratisation – on ne fait rien pour amorcer la démocratie technologique : les présidents d’université continuent à dormir dans leurs oreillers de lustrine : les podcasts de la Sorbonne sont tellement indigents que je ne les télécharge même plus : Sorbonne-Savoirs n’en compte que six, le dernier datant de février, dont deux sur l’islam et le Jihad… ; Et Sorbonne-Controverses n’en compte que sept, le dernier datant de plus de six mois, dont deux sur… le nazisme ! Si c’est comme ça qu’ils prétendent entrer dans le XXIe siècle, défendre la culture française ou promouvoir la francophonie, ils s’y prennent plutôt mal ! Et, dans moins de cinq ans, la Sorbonne sera un terrain vague que les marchands de jeans du boulevard Saint-Michel pourront s’approprier. Pathétique !

site de Yale
Open Yale courses
J’avais déjà parlé ici de l’initiative identique de Berkeley...

J’suis encore en rage, mais avec le froid ça tient chaud !

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Bon, je suis encore en rage. Toujours sur les problèmes d’éducation. Parce que nos ministres et parlementaires accumulent les lois, les décrets et les circulaires sans arriver à comprendre que, dans bien des cas, les solutions sont désormais technologiques. C’est ce qu’a compris Apple depuis longtemps, qui vient de créer – en collaboration avec toutes les grandes universités américaines – un système tout simplement révolutionnaire. Il y avait déjà iTunes Store (où on pouvait télécharger de la musique, des vidéos ou des film). Eh bien maintenant ils ont crée l’iTunes-U (avec un U comme Université) qui devient une rubrique spéciale au sein de l’iTune Store. Et qui propose gratuitement des cours magistraux, des travaux de labos scientifiques et autres contenus éducatifs, pédagogiques ou de recherche réalisés directement par les plus grandes universités américaines (Stanford, Berkeley, MIT, Yale etc). Ce n’est plus seulement une révolution multimédia numérique, c’est une révolution pédagogique et un vrai système de partage des connaissance dont on se gargarise en France sans parvenir à rien d’autre qu’à des comités théodule débouchant sur encore plus de paperasse bureaucratique ! Le contenu d’iTunes-U peut être téléchargé sur son iPod en un simple clic pour être écouté à tout moment et en tout lieu : dans le bus, dans son lit ou dans sa baignoire… il est désormais aussi simple de s’instruire en écoutant une conférence que d’écouter de la musique. Et tout ça grâce à des partenariats magnifiquement construits patiemment entre Apple et les doyens des plus grandes universités (déjà plus de la moitié des 500 plus grandes écoles américaines distribuent des contenus numériques à leurs étudiants). Et pendant ce temps là, vous savez ce qu’ils font nos gaulois de doyens français ? Et ce que font nos parlementaires ? Et ce que font nos ministres ? Ils se gargarisent de la devise républicaine et c’est tout. Pathétique. Et le pire, vous savez quoi ? C’est que le projet a déjà été étendu bien au-delà des universités : le Smithsonian Institute s’y est mis aussi, et le MoMa (musée d’art moderne) aussi et donc peu à peu la vague pédagogique s’étend bien au delà des campus ! (iTunes-I beyond campus”). Et tout ça dans votre poche, sur votre iPod. Et ça n’intéresse personne en France. Pendant que le monde bouge, nos gaulois font des réformes sur le papier. Et dans vingt ans, les étudiants américains seront largement devant.

Ce que les universités américaines font avec iTunes-U

Et rappel d’un post récent où j’avais déjà soulevé ce lièvre de la pédagogie numérique (qui m’avait d’ailleurs valu une volée de bois vert d’adeptes de la lustrine et du système des dinosaures)

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