Une stupéfiante photo d’Andromède prise par le télescope Hubble…

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Le 5 janvier, la NASA a publié une stupéfiante image d’Andromède, notre galaxie la plus proche… L’image entière — recomposée à partir de 411 images prise par le télescope Hubble — mesure de 4 Giga pixels. Elle nous balade à travers 100 millions d’étoiles à une distance plus de 40 000 années lumière… La vidéo ne dure que 3:28. Donc prenez le temps de la regarder jusqu’à la fin. Juste histoire de bien vous situer dans l’univers… Continue reading

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Les étoiles en haut, les fleurs en bas, et la loi morale à l’intérieur…

Muriel m’envoie ce vitrail de Notre Dame en Vaux
Les étoiles en haut, les fleurs en bas…
La loi morale à l’intérieur de soi et le ciel étoilé à l’extérieur, juste au-dessus…

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« Deux choses remplissent le coeur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi. » Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique, 1788.
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a riveder le stelle !
et la vie serait belle !

Une joie qui a explosé un jour comme une étoile intérieure…

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Encore un texte magnifique de Philippe Jaccottet que je trouve ce soir :

Je pense quelquefois que si j’écris encore, c’est, ou ce devrait être avant tout pour rassembler les fragments, plus ou moins lumineux et probants, d’une joie dont on serait tenté de croire qu’elle a explosé un jour, il y a longtemps, comme une étoile intérieure, et répandu sa poussière en nous. (…)

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Tout est dans les proportions !

Parfois les choses prennent des proportions incroyables. Je ne parle pas d’Alzheimer mais des petits problèmes de la vie en général qu’on à tendance à monter en épingle. (Entre parenthèse je n’ai jamais compris cette expression mais bon) ; je disais donc que parfois on perd le sens des proportions et je regardais cette image en me disant qu’effectivement nous ne sommes pas grand chose dans l’Univers ou même rien du tout.

Incroyable non, cette minuscule Terre, petite tête d’épingle de rien du tout par rapport au soleil ? Et encore je n’ai pas la place pour vous montrer la taille d’Arcturus. Vous voyez la taille de la Terre par rapport au soleil ? Eh bien si vous donnez au Soleil la taille de la Terre, Arcturus aura la taille du Soleil. Complètement délire mais trop génial d’être au milieu de ces grosses boules. La Création est trop belle et Dieu est grand ! Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen !

Allez vite voir ici la série magnifique de ces visuels géniaux.

petites ballades en spirale sur l’univers répétitif de mes obsessions…
L’infini dans la paume de la main
Profession ? Messager des étoiles !
La taille de mon univers
L’ange voleur d’étoiles
Quelques étoiles

Question : pourquoi Fra Angélico a t-il peint ce trou ?

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Il y a longtemps que ça ne m’était pas arrivé mais avant-hier j’ai fait un rêve bizarre.

Je volais très haut dans le ciel [allez, soyez gentils, ne me tapotez pas tout de suite sur l’épaule pour me dire que je devrais peut-être consulter un psychiatre…] je disais donc que je volais très haut dans le ciel comme une hirondelle planant sur les courants d’air chauds et tout à coup, paf, un énorme trou dans l’aile droite : je tombais en vrille comme les avions japonais au-dessus de Pearl Harbour ou dans je ne sais plus quelle BD de Buck Danny ou de la collection Biggles où les avions se fracassent sur des porte-avions en explosant en d’énormes boules de feu.

Je ne sais pas si vous l’avez vu à Florence, mais le trou était exactement comme sur l’aile de l’ange de l’Annonciation qui est au Musée San Marco. Ce trou bien découpé m’a toujours sidéré et je n’ai jamais bien compris ce qu’il signifiait, ni pourquoi Fra Angélico l’avait peint ainsi [je vous jure que ce n’est pas fait dans Photoshop]. Donc j’avais un trou identique dans l’aile droite et je tombais en vrille dans l’immensité du ciel. Mais ce qui était plutôt jouissif c’était que la chute n’en finissait pas : l’air était printanier, ça sentait bon la jacinthe, je planais doucement entre les galaxies et tombais dans le vide en tournoyant lentement dans la lumière éblouissante de la voie lactée … Mais je ne m’écrasais pas, ce qui – par rapport à ma vie diurne où je m’écrabouille lamentablement comme un oeuf qui vous échappe des doigts et tombe sur le carrelage de la cuisine – était plutôt agréable.

Surtout les étoiles : les étoiles qui tournaient à toute vitesse autour de moi en traçant de grandes orbes brillantes autour de mes bras écartés. C’était totalement hallucinant. Pourquoi est ce que je vous raconte ce rêve totalement perso ? Ah oui, parce que j’aimerais bien que quelqu’un de cultivé me dise enfin pourquoi Fra Angélico a peint ce trou sur l’aile de l’ange.

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D’autres anges…
L’ange de l’histoire de Klee
J’aime bien ces anges…
L’ange voleur d’étoiles,
Sûrement j’exagère
Wer wenn ich schreiee
L’ange des ruines de Dresden…
J’aimerais bien que Dieu m’accorde 3 secondes !
Des ailes (d’ange?) pour planer au-dessus de la mort …

Profession ? Messager des étoiles !

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Quand la société est trop énervante et que le monde bouge trop vite, je vais avec Laurent voir le pendule de Foucault suspendu par une corde de piano en acier de 67 mètres attachée au sommet de l’immense coupole du Panthéon. Essayez et vous verrez combien les balancements lents et majestueux de la lourde boule de plomb recouverte de laiton doré vous calmera les nerfs… Vous avez non seulement la démonstration visuelle de la rotation de la Terre sur elle même, mais également la sensation quasi physique des grandes oscillations circulaires et silencieuses du temps… Vous regardez la boule avancer de 11 degrés par heure le long du grand cercle gradué, et tout à coup ça bascule : vous sentez que ce n’est pas le pendule qui oscille mais le Panthéon qui pivote, et que la rotation n’est pas celle de la Terre mais celle votre tête qui tourne dans le ciel étoilé et le silence infini de l’univers… Petit vertige en laiton qui me procure, je ne vous le cache pas, une sensation très agréable. En sortant, vous vous sentez … citoyen du ciel ! En 1610, Galilée publiait un ouvrage au très beau titre – le “Sidereus noncius” – le Messager céleste… Moi cet après midi devant le pendule de Foucault, je me disais que sur ma carte de visite j’aimerais bien qu’il y ait écrit : Messager des étoiles. Ce serait un beau métier, non ? Merde, je n’ai encore pas fait les bonnes études !

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Plus ça va plus je pense aux étoiles…
Quelques étoiles…
Pendule de Foucault sur Wikipedia
Le pendule des Arts et Métiers

NB : ils vous font payer à l’entrée un ticket de 7,50 euros ce qui est, je trouve, une honte à tous égards. Ça devrait être gratuit et tous les enfants des écoles devraient y venir en rangs serrés. Les ministres et les hommes politiques aussi car ça leur mettrait un peu de laiton dans la cervelle.
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Et si vous passez chez José Corti, juste à côté, rue Médicis, et que vous ressortez avec des bouquins de Cracq vous n’aurez vraiment pas perdu votre temps en vous balladant dans le coin.

… a riveder le stelle !

Je tombe sur ce passage du Journal Atrabilaire de Jean Clair :

“Mieux que promouvoir les Fêtes de la musique et les Nuits des musées, ne devrait-on pas créer une nuit sans lumière, sans phrases, sans vitrines, sans signaux, une nuit où Paris serait plongé dans le noir, un black-out absolu, pour rappeler aux habitants, une fois par an au moins, que le ciel existe au-dessus de leur tête, et pouvoir comme Dante, au sortir de l’Enfer, riveder le stelle ?

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Ce serait bien en effet : la loi morale à l’intérieur de soi et le ciel étoilé à l’extérieur, juste au-dessus… Comment diable avons nous fait, au cours des cinquante dernières années, pour tuer cela aussi ! On devrait prendre le ministre de l’environnement en otage et ne le rendre que contre le retour du ciel étoilé !

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Ce qui me fait penser à ceci :

“Rabindranah Tagore vivait à cette époque dans une maison flottante qu’il possédait au Bengale oriental. C’était tard dans la nuit et il était très occupé à écrire à la lumière d’une bougie. Après avoir terminé, il éteignit sa bougie et se laissa aller dans son fauteuil, regardant le ciel. Immédiatement, il se trouva face à face avec un ciel illuminé par le clair de lune. C’était la pleine lune et pendant si longtemps il ne s’en était pas rendu compte. Tout autour de lui, autour de la petite cabine, l’univers entier était illuminé. “Quel fou j’ai été” pensa t-il “d’avoir manqué cette merveille pendant si longtemps !”.
C’est simplement quand la lumière de la bougie a été éteinte qu’il a pu découvrir le vaste océan de lumière qui avait été là pendant tout ce temps”…

Swami Prajnanpad cité par Sumangal Prakash

Autres minuscules bouts de ciels …
L’art quand il nous tombe directement du ciel
Qu’est ce qui nous ouvre le ciel
Il faut que le hasard renverse la fourmi…
Le ciel dans le caniveau
Penser à mettre le ciel dans une enveloppe
Le jour n’est pas plus beau…
J’aime les nuages qui passent

Faire son travail d’étoile…

Pendant que je suis dans la lecture de Claude Roy, encore cette petite phrase incandescente tirée d’un poème “en modeste hommage à Schönberg” :

Les étoiles sans rien dire font leur travail d’étoiles

Claude Roy, “La nuit transfigurée”

“Si tout ce qui est proche vous semble loin” …

msn_solitude.jpg Je reconnais qu’il y a des solitudes plus graves que la solitude numérique mais bon, depuis qu’on a mis mes petits copains derrière un firewall gouvernemental, je n’arrive plus à les joindre ; plus de MSN, plus de contact : sorte de Guantanamo numérique, quartier de haute sécurité avec isolement maximum. Ah, c’est dur la vie numérique… Marshall McLUHAN a écrit quelque part que “le raz de marée d’information électronique, instantanée et planétaire, isolait les individus.” – Possible. Mais le contraire est aussi vrai : l’absence d’information électronique isole aussi. Mais je ne désespére pas : ils ont réussi à faire tomber le mur de Berlin, ils finiront bien par faire tomber les FireWalls du gouvernement ! Y a pas que les murs de briques dans la vie. Peut-être ils vendent même des pieds de biche numériques au Bazar de l’Hôtel de Ville ?

A propos de solitude, cette belle phrase de R-M. Rilke : “Aussi, cher Monsieur, aimez votre solitude, supportez-en la peine : et que la plainte qui vous en vient soit belle. Vous dites que vos proches vous sont lointains ; c’est qu’il se fait un espace autour de vous. Si tout ce qui est proche vous semble loin, c’est que cet espace touche les étoiles, qu’il est déjà très étendu”. .

Quelques étoiles…

Etoiles…

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“Si tout ce qui est proche vous semble loin,
c’est que cet espace touche les étoiles”

Rainer Maria Rilke

Etoiles…

roud1.jpg “Le ciel est bien plus près de moi que les hommes. Un peu plus haut que la branche extrême du noyer, à peine. Avec une perche un peu plus longue, comme on gaule les noix, je ferai choir dans l’herbe les grappes de constellations plus tièdes que les vers luisants d’été. Altaïr, je te cueille comme une pomme, comme une perle. Altaïr, Aldébaran, Orion, Andromède et sa pâle nébuleuse semblable à la chandelle qui brûle derrière une feuille de corne, j’ose enfin vous nommer de vos noms de toujours, vous que je reconnais depuis que j’ai cessé de connaître les hommes, de me connaître”. (…)

Palinodie, Gustave Roud.


Etoiles dans la Divine comédie…

Dans la Divine Comédie de Dante, il y a trois Chants : l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis.

à la fin de l’Enfer, le dernier mot est Stelle, Étoile.

à la fin du Purgatoire, le dernier mot est Stelle, Étoile.

à la fin du Paradis, le dernier mot est aussi Étoile : Stelle…

Voici les textes pour que vous ayez les mêmes étoiles que moi dans la tête :

Inferno XXXIV :
E quindi uscimmo a riveder le stelle.
Et là fut notre issue, pour revoir les étoiles

Purgatorio XXXIII :
puro e disposto a salire a le stelle.
Pur et tout prêt à monter aux étoiles.

Paradisio XXXIII
l’amor che move il sole e l’altre stelle.
l’Amour qui meut le soleil et les autres étoiles.

Ce n’est pas parce que j’habite rue de l’Etoile filante mais c’est drôle, depuis des années je ne peut pas lever la tête vers le ciel sans y voir aussi briller ces étoiles-là. Et, en plus, (le monde ne me donne pas raison, je sais) je suis persuadé, comme Dante, que c’est effectivement l’Amour qui meut le soleil et les autres étoiles !. Oui, je sais, je suis naïf !

• Dans le Chant XV du Paradis, Dante voit passer une étoile filante qui s’envole dans le ciel :
«Tel qu’en un soir pur, limpide et tranquille, piquant les yeux qui se perdaient en rêve, un feu soudain file de temps en temps, que l’on dirait une étoile en voyage, si ce n’était qu’au point où il s’allume nulle étoile ne manque et qu’il ne dure pas, ainsi se détacha de la branche de droite, pour s’envoler jusqu’au pied de la croix, un astre entre tous ceux qui faisaient sa splendeur».
C’est un peu bête à dire, mais je trouve que c’est beau cette petite étoile qui semble se détacher de la branche droite d’un arbre et qui par son éclat pique les yeux d’un rêveur à la belle étoile.

• La Divine Comédie est sans doute un peu dure à lire, c’est vrai, mais un jour je suis tombé dedans et j’ai avancé en donnant ma main gauche à Dante et celle de droite à Virgile. Et puis, avec trois traductions différentes (Lucienne Portier, Henri Longnon, Jacqueline Risset) je suis arrivé avec eux au Paradis.

• Il y a aussi un très beau passage dans le chant XXX du Purgatoire où il parle de la couleur du ciel le matin. Puisque j’ai encore un peu de place ici pour vous le raconter, voici ce qu’il dit :

«Parfois j’ai vu, quand au lever du jour,
Le ciel parait à l’orient tout rose
Et le restant orné de bel azur limpide…»

Ce ciel à l’orient tout rose et bordé de bel azur limpide, c’est exactement celui que je voyais quand je me levais tôt pour aller promener Switchie dans les petits matins froids lorsque j’habitais rue de l’Etoile filante (c’était il y a longtemps, avant alzheimer). Et le miracle continue depuis des siècles : encore ce matin c’était incroyablement beau.

• Et puis il y a un autre beau passage – (oui, je sais, j’accumule un peu trop de textes mais, bon, vous pouvez arrêter si vous voulez) – c’est au Paradis XXI – aussi très tôt le matin – où Dante raconte que : «Ensemble au point du jour les corneilles s’ébrouent, afin de réchauffer leurs plumes engourdies, et puis s’en vont, les unes sans retour, les autres revenant à leur point de départ, d’autres encore tournoyant à demeure» ; Vous je ne sais pas, mais “ces corneilles au point du jour qui réchauffent leurs plumes engourdies”, pour moi c’est un grand moment de bonheur et de joie ! Je dois être un peu détraqué.

• Allez, encore quelques lignes, que je vous raconte encore une étoile de R.M.Rilke, dans une lettre à Adelaïde von der Marwitz où il parle d’une sensation très particulière que j’ai aussi ressentie… Il parle du moment où il se trouvait la nuit sur le prodigieux pont de Tolède «une étoile tombant à travers l’espace du monde selon une lente trajectoire, tomba en même temps (comment dire cela ?) à travers mon espace intérieur : le contour isolant du corps, aboli. Et comme cette fois-là par la vue, cette unité m’avait été annoncée une autre fois par l’ouïe : à Capri, une nuit que j’étais dans le jardin, sous les oliviers, et que le cri d’un oiseau, en me fermant les yeux, fut à la fois en moi et hors de moi comme dans un seul espace indistinct d’une extension et d’une limpidité absolues.”

• Je termine sur cette belle phrase de Christian Bobin : “La joie est la première étoile dans le ciel intérieur. Il suffit de la considérer pour connaître où nous en sommes du jour et de la nuit, de la solitude et de l’amour. C’est le seul signe incontestable du vrai. Il n’y en a pas d’autre”.

Voilà c’est fini. J’ai encore pas mal d’autres étoiles mais j’arrête de vous prendre la tête !

L’Inventaire de la Voie Lactée et le petit ange voleur d’étoiles

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“C’était bien la huitième fois qu’ils refaisaient l’Inventaire et il manquait toujours une étoile…

Malgré leur fatigue, les ailes usées par le rayonnement cosmique, les anges s’assirent une nouvelle fois et recomptèrent les étoiles une à une. Sur le grand Livre à tranche d’argent s’alignaient les minuscules croix dorées :

neuf étoiles et un trait pour barrer les dizaines…

Encore essoufflés par leur troisième voyage aux confins de l’univers, les Séraphins se posaient les uns après les autres, époussetant sur leurs épaules des nuages de poudre d’étoile : Cassiopée: 6, le Centaure : 13, Andromède: 6. Les anges s’affairaient, comptant et recomptant :

vingt-cinq et neuf, 34, je pose 4 et je retiens trois…

Il restait à peine mille heures avant l’aube du Jeudi-Saint et il fallait impérativement terminer l’Inventaire pour l’octave de la Sainte Madeleine.

291 et 9 qui font 300…

Quand les anges de la Voie Lactée revinrent, innondés d’une lumière fraîche et joyeuse comme une giboulée de mars, on en était à 392,32 milliards. On retrancha Saturne, Jupiter, Vénus et Mercure et on ajouta Orion, Pégase et les mille-vingt-trois étoiles de la galaxie du Tigre. Les Archanges envoyés au-delà de la Couronne Boréale se posèrent les plumes paillettées de neige : 2561 pour le Baudrier du Griffon… Les anges du septième ciel revenaient les cheveux couverts de brins d’or arrachés aux galaxies spirales :

et 6782 pour le Triangle Austral…

Cela faisait encore 495,357 milliards et il manquait toujours une étoile..

A l’écart de l’immense tournoiement de plumes, emmitouflé dans une grande écharpe aux couleurs de l’aube, un petit ange était assis sur un imperceptibe rayon d’éternité. Songeur, les yeux perdu sur la courbure de l’univers, il accompagnait de son tambour la musique des sphères, pure et douce comme un filet d’orgue s’élevant dans le silence argenté du cosmos.

A son oreille gauche, pendait l’étoile qui manquait au grand Inventaire : petite boucle d’oreille corail qu’il avait volée la veille dans la constellation du Crabe….”.
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(Ange de Fra Angelico)


Quelques étoiles…

Sûrement j’exagère
Les ultra rayonnements violets de détresse
J’aime bien ces anges

Jonathan et Julie, je pense à vous

Pas le courage d’écrire quoi que ce soit ce soir. Il y a des moments dans la vie où on voit bien que les mots sembent complètement vides de sens, qu’on a beau dire n’importe quoi, ça ne change rien à la vie qui s’en est allée… On reste là avec le coeur serré, les larmes qui brouillent les yeux et on a de la peine à respirer… Il sera comme les étoiles dans le ciel : on sait qu’elle ne sont plus là mais leur lumière continue de nous arriver et de briller dans nos coeurs ! J’vous aime bien, je pense à vous. E.

Qu’est ce qui nous ouvre le ciel ?

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Hier soir, encore les moustiques. Comme je ne vois pas bien, je n’arrive plus à les écrabouiller. Alors j’écoute France-Culture la nuit et tombe sur un entretien entre Richard Millet et Pascale Lismonde (dont j’aime beaucoup la voix joyeuse). Richard Millet pose cette question très belle:

“qu’est ce qui nous ouvre le ciel ?”

Et il parle de la Neuvième symphonie de Anton Bruckner dédiée à Dieu (Dem lieben Gott). Importante cette question de savoir “ce qui nous ouvre le ciel” ? Moi je mettrais, dans l’ordre : la musique (dont les mouvements lents des dernières sonates de J. Haydn que j’écoute carrément en boucle !), la beauté de la Création (presque tout ce que Dieu a créé sauf les moustiques), la peinture (certaines toiles dont il faut d’ailleurs que je fasse la liste mais des Annonciations pour l’essentiel) la philosophie (taoiste), la littérature ? (oui bien sûr mais peu de livres m’ont finalement vraiment “ouvert le ciel” à part deux ou trois dont la Divine Comédie, les Haïku de Basho et le Tao te king (*), certains lieux magiques (en italie notamment mais peut-être aussi n’importe où), les saisons (toutes), la physique, les mathématiques, l’astrophysique (auxquelles je ne comprends rien mais qui sans doute ouvrent aussi le ciel à ceux qui les maîtrisent), certains parfums (les pivoines surtout), la beauté de certaines femmes (bien-sûr), la lumière (ah oui, je devrais la placer en tout premier tellement elle est belle le matin sur les croissants dorés mais aussi le soir, au printemps et aussi en été, et l’hiver quand il y a de la neige et en automne surtout)…. bon j’arrête c’est impossible de faire cette liste de ce “qui ouvre le ciel”. D’ailleurs il faut que j’ajoute les moineaux qui piaillent dans la cour ce matin pendant que je tape ces lignes. C’est sans fin… J’arrête pour ce matin. Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum ! Amen.

* quelques autres évidemment dont ceux de Jorge Luis Borgès, Hermann Hesse, Kazantzaki (etc) Mais si je ne les mets pas dans la liste du haut, c’est qu’ils ne m’ont pas exactement ouvert le ciel – comme une secousse spirituelle et un coup de tonnerre existentiel.
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A quoi ça sert ?

Autres bouts de ciels …
Un job parfait pour moi : dérouleur du ciel !
Le ciel comme … issue de secours !
Un petit balcon dans le ciel…
Penser à mettre le ciel dans une enveloppe
L’art quand il nous tombe directement du ciel
A riveder le stelle…
Il faut que le hasard renverse la fourmi…
Le ciel dans le caniveau
Regarder le ciel en bas…
J’aime les nuages qui passent
Le jour n’est pas plus beau…

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