Black monday

cailloux.jpgIl y a des jours à marquer d’une pierre noire. Cet après-midi en tout cas. La maladie qui progresse chez les personnes qu’on aime peut rendre littéralement cinglé. Ne rien pouvoir faire, sentir les choses se défaire et la personne s’en aller doucement me rend carrément malade. Je n’arrive plus à rien tellement ça me déprime. Ce soir pourtant j’étais à un concert à Saint-Séverin pour écouter Gérard Lesne et je n’ai strictement rien entendu tellement ma tête était ailleurs. Il a chanté le magnifique Omba mai fu de G.F. Haendel… Voilà c’est dit. Je regarde cette pierre noire et me dis que, comme ça, avec son ombre, elle parait un peu plus légère qu’elle n’est en réalité. Tiens, demain matin s’il y a du soleil, je regarderai mon ombre pour voir si je parais plus léger que je ne suis. On peut toujours rêver…

… quand le cœur ne s’y attend pas.

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Muriel qui a toujours un sens aïgu de l’à propos psychologique, m’adresse par mail le texte de ce magnifique air de l’Oratorio Il Trionfo del Tempo e della Verita de G.F. Haendel:

“Lascia la spina, cogli la rosa;
tu vai cercando il tuo dolor.
Canuta brina, per mano ascosa,
giungerà quando nol crede il cor”.

Laisse l’épine, cueille la rose ;
tu cherches à te faire mal ;
les cheveux d’argent que cache la main
se montrent quand le coeur ne s’y attend pas…

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