Nos politiciens et nos généraux Français n’ont jamais honte de rien !

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En allant au Luco, je passe souvent rue Le Verrier, devant le siège de la Délégation permanente de la République Socialiste du Vietnam aurpès de l’UNESCO. Et comme, il y a deux jours, ils annoncaient la mort du général Giap, j’en profite pour mettre cette image, et rappeler la triste histoire de la cuvette de Dien Bien Phu, peu glorieuse pour nos généraux. Mais ils n’ont jamais eu honte : nos politiciens et nos généraux Français n’ont jamais honte de rien. Continue reading

Diên Biên Phu : la nuit, nos stratèges dormaient…

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J’apprends qu’au programme philatélique 2004, on trouve cette année un hommage aux combattants de Dien Bien Phu. Silence donc sur la responsabilité de nos généraux battus à plate couture par deux génies de la stratégie militaire et du jeu de Go !

Rappel historique : le 7 mai 1954 tombe Diên Biên Phu. Le camp retranché devait exercer une pression sur les arrières de l’ennemi (sic) et couper ses voies de ravitaillement avec la Chine (sic). Le site – en forme de cuvette – avait été retenu car il devait rendre impossible (sic) l’acheminement par le Viêt-minh de pièces d’artillerie qui seraient aussitôt repérées (sic) sur les hautes pentes entourant Diên Biên Phu. Les stratèges (?!) français estimaient enfin que l’isolement de Dien Bien Phu interdirait l’approvisionnement d’une armée assiégeante (sic) !

On connait la suite : Hô Chi Minh et le général Giap réussissent à mobiliser quelques 75 000 coolies : qui poussent des bicyclettes la nuit à travers la jungle et qui amènent … cinq divisions (35 000 combattants !) toute l’artillerie lourde et le ravitaillement pour des milliers de combattants. Giap avait fait construire ou remettre en état – par un travail effectué toute les nuits – 300 km de routes, de Diên Biên Phu à la frontière chinoise !

Le reste est tristement célèbre. Comme en 40, nos grands stratèges militaires auront mené la France à la déroute, mais il ne faut surtout pas en parler. Silence, on commémore… C’est ça qui m’exaspère : d’abord on envoie les gens au casse-pipe et ensuite ceux de l’arrière et ceux qui sont responsable du désastre commémorent ; ça me rend Phu. (Voir aussi le triste épisode du timbre consacré à Massoud – blog de septembre 2003).

Bon, j’ai l’air de m’énerver sur cette affaire et je ne devrais pas. Pour les prochains timbres, je suggère de commémorer Waterloo, et aussi juin 40 (dont la nullité de l’état-major me reste en travers de la gorge) ; comme les généraux qui, pendant la guerre de 14, ont envoyé les poilus au casse pipe au Chemin-des-Dames. L’un s’appelait le général Nivelle je crois. Je vais faire des recherches sur lui pour savoir si ce génial statège ne mérite pas une commémoration philatélique ! Ma grand-Mère me disait que le chien de Nivelle avait tellement honte de son maître qu’il ne venait pas quand il l’appelait !

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