Fuck les “optimistes” [et les “positifs”] !

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Bon, j’ai un réel problème avec le fait d’être traité d’optimiste ou de pessismiste [ou pire de négatif] selon que je suis conformiste ou non. Je vous donne un exemple. Quand je vois un truc qui merde et que je dis qu’il y a quelque chose qui cloche ; on me répond du tac au tac : “mais mon pauvre Eric, tu ne vois toujours que le mauvais côté des choses, faut être optimiste mon vieux, faut être positif ! [sous entendu: il y a quand même des choses qui marchent et tu ne les vois pas” etc]. Autre exemple : quand je vois une voiture avec un pneu crevé qu’il faudrait se grouiller de réparer parce que j’en ai carrément marre des voitures qui ne roulent pas [je vous mets la photo pour qu’on parle bien de la même chose], on me dit : “mais faut pas voir uniquement le mauvais côté des choses ! il y a trois pneus qui sont en bon état et toi tu ne regardes que l’unique pneu qui est crevé” ! [sous entendu, mon pauvre vieux, t’es pessimiste et négatif et heureusement qu’on est optimistes pour voir les trois autres pneus !]
Mon Dieu, mais qu’ils arrêtent de me bassiner avec leur optimisme ! Rien à foutre qu’il y ait trois pneus en bon état s’il y en a un qui est crevé et que la bagnole ne bouge plus ! Qu’ils réparent celui qui merde et qu’ils me foutent la paix avec leur optimisme !

Ah que ça fait du bien de râler un grand coup de temps en temps !

Ils me pompent avec leur histoire de verre à moitié plein…
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Toute cette histoire est venue du post précédent sur l’utilisation du mot MAIS. (si vous dites MAIS, vous êtes agressif, mal élévé, injurieux, pas conciliant, pas diplomate, pas positif, bref totalement inadapté !

Autres aspects de la vie au bureau…
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“Je suis totalement d’accord… mais…”

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Eudes est le premier à avoir attiré mon attention récemment sur le fait que, dans leurs conversations quotidiennes, les américains utilisaient rarement la conjonction “mais” (disant presque toujours however ou although à la place de but). Pourquoi ? Eh bien parce qu’ils considèrent que la conjonction mais oppose, introduit une réserve et une restriction, bref génère du conflit ; et les américains n’aiment pas le conflit. Mais est considéré comme violent et agressif et donc à éviter. Et c’est vrai, les gens n’aiment pas du tout voir arriver un mais qui va introduire de l’objection, les placer en position défensive et faire s’écrouler tout ce que vous auriez pu dire de positif et de constructif dans la première partie de votre phrase. Donc les américains évitent.

Mais nous en France, je ne sais pas si vous avez remarqué, on passe notre temps à mettre des “mais” : “Elle est très mignonne MAIS elle est bordélique”…. “C’est bien d’avoir acheté des pommes de terre MAIS tu aurais pu penser à prendre de la salade”…. “C’est bien joli tout ça MAIS c’est tout de même de ta faute si….” Le pire étant sans doute : “C’est mon avis, MAIS bon tu fais comme tu veux.” Vous avez compris, il faut éviter le mais. Mais le remplacer par quoi ? “et pourtant…” ? “et cependant…” ? C’est pareil non ? (“elle est très mignonne et cependant elle est bordélique” ça n’atténue pas grand chose, si ?).

Donc aidez-moi à trouver autre chose qui soit résolument positif. Par exemple dans cette phrase : “C’est très intéressant ce projet de site web MAIS… [et je veux dire après que l’arborescence est totalement bordélique et que c’est nul à chier leur truc]” par quoi est ce que je dois remplacer le “mais”…pour qu’ils ne me sautent pas dessus à mon bureau demain et ne considèrent pas que je les agresse ?

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autre variation autour du mot “mais” (le seuil de rotation alcoolique de Jacques Lauent)

Appeler un chat un chat, et un cocktail par son nom !

molotof.jpg Tous les soirs je me couvre de boutons ! Il va donc falloir que j’arrête définitivement la lecture du Monde. Ce journal commence en effet à me taper sur les nerfs. La semaine dernière, je lis (et vous retape le texte car l’image ci-contre n’est pas très nette) qu’un homme a été arrêté devant une synagogue alors qu’il était “en possession d’une bouteille contenant un liquide inflammable, bouchée avec un morceau d’étoffe”…. Non, mais vous savez comment ça s’appelle cette chose dont ce monsieur était en possession devant la synagogque de Dunkerque ? Eh bien ça s’appelle un cocktail Molotof. Tout simplement ! Mais le journaliste du Monde ne veut pas le dire alors il écrit : une bouteille contenant un liquide inflammable, bouchée avec un morceau d’étoffe. Arrggghhhhhh !

Ne sachant plus si Molotof avait un ou deux “t”, je vais sur Google, tape “Cocktail molotof” et tombe aussitôt toutes les recettes de ces engins de mort. “Vous voulez assassiner des gens dans une église ? mais je vous en prie, monsieur, tenez, voici la recette”. “Si nous avons aussi la recette du bain de sang ? mais oui bien sûr monsieur, nous faisons aussi cet article, tenez, voici. Non, non, c’est gratuit. Bonne tuerie et à la semaine prochaine”. On vit vraiment une époque formidable !

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