La (seconde) plus grande rencontre que j’aurai faite ici-bas…

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Je le savais depuis longtemps, mais j’y repense ce soir en relisant les Cahiers de Cioran — et c’est lui qui a évidemment raison :

“J-S Bach demeure quand même la plus grande rencontre que j’aurai faite ici-bas”.

“Il plane dans sa musique un souffle de l’au-delà” et il faut que le Paradis soit – ou du moins ait existé – autrement à quoi rimerait tant de sublime” ?

Musique :
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Mon Dieu, heureusement que ça existe !

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… je suis en train d’écouter ça… Mon Dieu, heureusement que ça existe…

Andreas Scholl – Philippe Herreweghe 1997 – Collegium Vocale Gent
Musiques…
Haydn, Les petits sparadraps d’Alfred Brendel
Haydn, Ariana a Naxos
Structure et organisation le week-end (BWV 63)
Une joie qui m’attend dans l’éternité…

Structure et organisation le week-end, désordre et désorganisation le lundi matin

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Je sais maintenant ce qui me pose problème le lundi : c’est que pendant le week-end j’écoute des fugues de Bach ou des cantates et que lorsque j’arrive au bureau le lundi matin – ou que j’écoute la radio pour savoir ce qui s’est passé – je ne retrouve plus rien de la splendide architecture et de la belle organisation de ces pièces totalement magnifiques. Par exemple hier j’écoutais la cantate BWV 63 “Christen, ätzet diesen Tag” composée pour le matin de Nöel. Elle est totalement jubilatoire, et pas seulement parce que les mouvements sont organisés selon une incroyable symétrie qui trace au-dessus d’elle un véritable arc en ciel musical. Si je vous fait un petit dessin dans photoshop, vous voyez très bien la symétrique avec les deux choeurs en ouverture et au final; ensuite, venant de l’extérieur, les deux récitatifs (alto et basse); Et ensuite les deux duos qui se rapprochent un peu plus du centre. Et pile au centre, au sommet de l’arc, un récitatif pour ténor et continuo au milieu duquel (donc au centre même de la cantate elle-même) Bach a placé une phrase répétée deux fois se terminant par le mot “Gnagen” – la grâce de Dieu par laquelle survient le Christ – grâce qui scintille donc pile au point d’incandescence de la structure et au coeur de la symétrie… Bon, ce n’est évidemment pas uniquement cette structure et cette symétrie qui me plaisent car la cantate est totalement joyeuse et d’une incroyable beauté. Mais le lundi matin – ou quand j’écoute ces de journalistes incultes économiquement et qui se complaisent dans le dérisoire, quand je retrouve le bordel des français, le manque d’organisation, l’approximation et le système D, la bouillie de leur jugement, leur conformisme et leur langue de bois, que voulez vous, ça me pulvérise le cerveau. Faudrait peut-être que j’écoute de la petite chansonnette le dimanche; je serais moins dépaysé au bureau le lundi matin.

Ici sur YouTube dirigé par Philippe Herreweghe
Paroles de la cantate
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Musiques…
Haydn, Les petits sparadraps d’Alfred Brendel
Haydn, Ariana a Naxos
Heureusement que ça existe … (BWV170)
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Autres aspects de la vie au bureau (mais dans les médias c’est pareil) …
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