L’infini dans la paume de la main…

Tout à l’heure je regardais une minuscule clochette et je me disais que Dieu était carrément grand, jusque dans les plus petits détails. Quand je pense qu’on est dans un univers où il y a des galaxies spirales, des milliards d’étoiles et aussi cette petite clochette, là au creux de ma main, moi ça me donne le vertige. Voir dans chaque atome la totalité des mondes, a dit le bouddha, tel est l’inconcevable. Je le pense aussi.

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En regardant bien, je vois d’ailleurs que ma ligne de tête accuse une sérieuse discontinuité. Je ne connais rien aux lignes de la main, mais je me demande si elles indiquent un état pour la vie entière ou si c’est une temporalité sur laquelle on chemine, comme on marche sur la ligne du temps… Je veux dire : l’accident dans le carré blanc, c’est le signe que ma tête est cabossée depuis le début et pour toujours parce que c’est sa nature de ligne de tête ? ou bien il y a juste un passage accidenté, et alzheimer est juste un mauvais moment de la vie à passer et je vais arriver à sauter le passage cabossé ?

Dieu est grand

Rêve chinois N°2

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La vieille chinoise avait pris ma main dans la sienne, la regarda longuement et commença à lire dans ma paume comme sur la carte d’un vieil atlas

“Tu vois, Eric, cette montagne là, cest le mont Xien Meng ; les matins de printemps, il est couvert d’un voile de buée de la couleur du bol de faïence dans lequel je mange mes petits poissons grillés.

Et là, ce tracé au creux de ta main, c’est le Yuan Jing où les boeufs blancs viennent boire à la fin du jour et se vautrer dans la boue chaude des soirs d’été.

Cette petite colline, ici, à côté de ta ligne de tête, c’est celle où je vais chercher du bois les matins d’hiver quand le froid gerceles lèvres et la neige tombe en gros flocons sur mes cheveux”.

Elle serra ma main un peu plus fort et accentua une petite courbe tout près de ma ligne de vie :

“cette ligne de crête que je vois de la fenêtre de ma chambre, c’est c’est celle où les nuages se mélangent à la fumée des grands feux de l’automne”…

Elle serra ma main encore plus fort et me regarda.
Je vis que les prunelles de ses yeux étaient carrées ;
Des corneilles y tournoyaient lentement autour des grands platanes centenaires…

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Quelques rêves
La clé sous le paillasson !
«Sturzkampfflugzeug»
Clac clac je vais te couper la tête !
Transformation imminente en dindon ?
Hôtel Matignon, chambres à la journée…
Planter des rudbeckias jaunes
Parfois rêver c’est dur…

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