Je vais demander un visa à l’ambassade et l’asile politique à l’allemagne !

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Bon, l’allemand c’est tout de même admirable. On met le verbe à la fin et ça vous tient en suspens jusqu’à la fin d’une phrase qui peut faire carrément vingt lignes ! Continue reading

Le Luco, grand port de pêche au bord du Nil

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J’aime bien quand, fin avril-début mai, ils sortent les grands palmiers de l’Orangerie où ils ont passé l’hiver au chaud.

J’y étais encore aujourd’hui par un froid de canard et, miracle de la ponctualité des jardiniers du Sénat, les palmiers étaient là, pile à l’heure… Les enfants aussi qui poussaient leur bateaux à voiles sur le grand bassin. Moi, vous me connaissez, tous les ans je pars au quart de tour : je vois les palmiers, le vent se lève, les mouettes ricanent, et hop, je suis en vacances : je vogue dans ma felouque sur un Nil lent, large et limoneux où somnolent de grands crocodiles bruns sur le dos desquels se posent des oiseaux bleus au ventre jaune…

Les vrais crocodiles, c’est évidemment dans l’hémicycle du Sénat qu’ils dorment.
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Les moineaux ont disparus

Le soleil est revenu. La cabane est toujours là. Mais les moineaux n’y sont plus. Sans doute tués par toutes ces merdes de désherbants dans le jardin. Perte immense et cruelle alors que les politiciens pullulent. Si les moineaux sont au Paradis, j’irai bientôt les retrouver.

Cheval au Luco (suite)

Adieu aux beaux Paulownias

paulownias

Ils m’avaient tellement tenu compagnie…

Ci-dessous, (je note pour ne pas mourir idiot) le texte sur le panneau en bois qu’ils ont mis plus comme une information banale que comme un faire-part.

“Les Paulownias de ce quinconce ont été plantés en 1980. Cette essence avait été choisie pour sa croissance rapide et sa floraison exceptionnelle. Rapidement les arbres ont montré une forte sensibilité aux sole compactés et secs du jardin, entraînant des problèmes de dépérissement. Aujourd’hui, un grand nombre sont manquants. Ceux restant présentent un mauvais état sanitaire.

Le quinconce sera replanté avec une espèce plus résistante mais présentant également un fort intérêt décoratif : le savonnier de chine.

Chaque arbre abattu ou manquant sera replanté et la nouvelle plantation qui sera réalisée à l’automne 2012 permettra de reconstituer l’intégralité du quinconce”.

Me rappele l’époque des jours heureux – où les paulownias étaient heureux.

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir
Les savonniers succèdent aux paulownias

avec un cheval de Fremiet

avec les chevaux de la fontaine des quatre parties du monde près de l'observatoire
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Avec un cheval de la Fontaine des Quatre parties du monde, en haut du Luxembourg (fontaine de Carpeaux ; chevaux d’Emmanuel Fremiet)

Buisson [plus] ardent (2)


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Ce que devient le “buisson ardent” quand Dieu s’en est allé [de ma vie].
(Voir le buisson tel qu’il était le 30 octobre)
[en fait c’est un Sumac de Virginie]

Buisson ardent… (1)


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(et le même buisson plus ardent le 5 novembre) Un arbre qui biblique ! Je comprends que Moïse se soit incliné devant lui ;-)
[en fait c’est un Sumac de Virginie]

Feuilles d’automne


ce qui m’étonne toujours c’est l’énergie que la Création déploie, avant l’hiver, pour faire passer les feuilles par toutes ces couleurs intermédiaires…

J’aurais du être troubadour au Moyen-Age


Déluge de pluie au Luco. Il y souffle comme un vent de Paradis. Un vent frais comme celui qui souffle dans les lais de Marie de France ou les poèmes de Bernard de Ventadour. Suis dans un autre monde. Peut-être j’aurais du faire des études pour être troubadour au Moyen-Age…

Vide poche (Paradis, Luco…)

• Jardin où impression de devoir enlever ses chaussures avant de passer les grilles

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Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir…

Tout à l’heure, en allant boire un verre au Rostand pour me calmer les nerfs après une dure journée (alzheimer ne respecte pas les jours fériés et ne fait jamais le pont), je traverse le Luxembourg juste avant la fermeture du jardin, au moment où le soleil tombe derrière les grands paulownias mauves entre les tennis et l’orangerie…

Pendant que les joueurs du soir échangent leurs dernières balles, je tombe, dans l’allée Delacroix, sur une “installation” – comme ils disent maintenant – intitulée “Du vent dans les branches”. Au milieu d’un tas de trucs d’artistes prétentieux sans grand intérêt, ces magnifiques arbres à rubans inspirés (dit la notice sur le site du Sénat) des mâts qu’on trouve dans les monastères tibétains. La photo, sans mouvement, ne rend absolument pas compte de la douceur de ces rubans qui frissonnaient dans le vent quand j’y suis passé tout à l’heure dans la belle lumière du soir. Mais j’ai trouvé l’idée très intelligente. Sur chaque tronc et chaque ruban (ce qui est un peu too much à mon avis) est écrit : “être dans le vent est une ambition de feuille morte”. Une fois aurait suffit et c’eût été parfait de pureté, d’élégance, de discrétion et de légèreté, mais bon, c’est bien, je ne vais pas faire le difficile même si je préfère le concept original bouddhiste qui porte la prière des moines au loin… Et surtout le concept ultime : laisser les arbres tels qu’ils sont, sans ajouter le moindre ruban… RIEN, juste laisser les choses comme elles sont ! (telles que la Création les a créées : pas de catalogue qui va avec, pas de dédicaces de Dieu, rien. Juste l’émerveillement).

Je voulais naturellement mettre ici le nom de “l’artiste” mais il est écrit nulle part. Je suis allé voir sur le site du Sénat, qui accueille l’expo, et il n’y a qu’un nom qui fait la roue avec son égo : celui de Chantal Mennesson, présidente de la Biennale d’Issy, dont il est rappelé qu’elle a convié 40 artistes à s’exprimer autour du thème de cette neuvième édition, au Jardin du Luxembourg, du samedi 17 mai 2008 au dimanche 21 septembre 2008 dans l’allée Delacroix, à l’ombre des marronniers majestueux. Voilà, je vous ai tout dit !

Ils ont été abattus depuis
Et remplaçés par des savonniers de Chine

Les paroles, le vent et le grand citronnier
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“Installations de Dieu” et feuilles d’automne
Rendre à César ce qui appartient à César
Le Paradis est un état
L’infini dans la paume de la main
Que Dieu éteigne le soleil un moment
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Le Paradis est un état
Peut-être que le Bon Dieu…
“Art citoyen” ?

Un repère pour les anges…


En passant devant les grilles du Luxembourg, je suis tombé en arrêt devant cette magnifique photo de la tour Eiffel dans les nuages… Ma photo de la photo est nulle mais celle qui est présentée sur les grilles est superbe : donc toutes mes plus vives excuses à Elodie Grégoire. Et un grand merci pour cette image que je trouve très inspirante et qui est presque un autoportrait (être un repère désespéré pour les anges avant de couler et de disparaitre complètement dans les nuages, je connais bien !)

Peut-être qu’ils n’ont carrément plus d’idées ?
Parfois je peux être bon public avec la tour Eiffel

La beauté de la nature me stupéfiera toujours

floribunda2
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Ce matin, comme tous les dimanches matins, je vais avec maman me ballader au Luxembourg. Histoire de voir où en sont la saison, les fleurs, les arbres, les ânes,les poneys… Le printemps est pile à l’heure, Dieu est toujours aussi grand et plein d’imagination. Le plus bel arbre en cette saison est celui dont la petite étiquette précise : “Malus floribunda, Sieb. ex Van Houtte. Pommier à fleurs, rosacées, hémisphère nord tempéré”. Je suis resté dix bonnes minutes à le contempler. Et à regarder le printemps passer dans la fraîcheur de ce dimanche matin des rameaux. Au Japon, ce sont les cerisiers qui remuent le coeur des hommes. Leur floraison les transforme en une caresse rose tendre aussi douce qu’un nuage du matin quand le ciel est à l’orient tout rose et le reste orné de bel azur limpide. Leurs fleurs sont d’une déchirante délicatesse et leurs pétales une fine pluie qui vient rappeler le caractère éphémère de la vie. De sorte que leur beauté n’est plus vraiment de ce monde : durant la courte période où les cerisiers sont en fleurs, une passerelle se crée entre la terre et l’au-delà, permettant aux âmes de circuler de l’une à l’autre. Comme l’écrit Aragon, dont j’ai en ce moment Le paysan de Paris dans la poche, j’en étais là de mes pensées, lorsque, sans que rien en eût décelé les approches, le printemps entra subitement dans le monde”…

Dieu est grand

La vie est terriblement dangereuse en ce moment

chevalechec6.jpg Je vais me ballader au Luxembourg où j’aime bien regarder les joueurs d’échecs. Souvent j’essaye de me concentrer pour suivre les parties mais parfois il y a un détail qui me bloque. Par exemple, un cheval qui hénit tellement fort que je n’arrive carrément plus à me concentrer : je ne vois que les naseaux bouillonnants du canasson, je le sens trépigner, taper des sabots en hennissant de façon tout à fait déplacée sur un damier où il est plutôt bienséant de rester extrêmement silencieux et concentré. Dans ces cas là, c’est clair, je m’écarte. Pas envie de prendre une ruade ou un coup de sabot en pleine figure. C’est tout à fait le genre de trucs qui m’arrivent dans la vie : je me ballade tranquillement pour me détendre et paf, je tombe sur un canasson cinglé et menaçant. C’est marrant comme la vie devient dangereuse en ce moment. Peut-être j’ai trop de soucis.
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D’autres petits chevaux…
Le cheval de Caligula
Le cheval à l’intérieur du bloc de marbre
Youpi, tout va mal !
Le cheval du Condottière
L’élégant petit cheval du Conservatoire des Arts et Métiers

Juste une étiquette sur la bouteille….

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A midi, déjeûner dans la cabanes oux moineaux au Luxembourg avec Mom et Julia de passage à Paris en revenant de Cornouailles. Sur la bouteille de Côtes-du-Rhône, une étiquette avec des petits personnages au bord d’une rivière, un pont (celui d’Avignon ?), un grand ciel où volent des corneilles, une jolie ville fortifiée avec des tours… Ma tête bascule carrément ; pas à cause du vin qui n’est pas très bon, mais à cause de la petite étiquette dans laquelle j’aimerais bien pouvoir sauter, et hop, dans la vieille ville où j’irais bien passer quelques jours d’été au moyen-âge….


Voyager dans mon assiette

En fait, J’AIME BIEN RENTRER DANS LES IMAGES ou les étiquettes…

rentrer dans les détails

Agrandir à 200% et sauter dans une autre dimension

Tomber dans un calendrier de l’Avent et y rester

Heureux qui comme Ulysse…

bus_82_fille.jpg Tout le monde part en vacances et moi je reste à Paris. Heureusement le bus 82 vers le Luxembourg avait une très jolie conductrice ce matin. La vie devient tout à coup douce et fraîche et le voyage beaucoup trop court. Je rêve d’être Ulysse et que le bus fasse naufrage sur une plage de sable blond appartenant au roi des Phéaciens pour rencontrer Nausicaa… “Pour qu’Ulysse s’éveillât et vît la jeune fille aux beaux yeux (Odyssée, bus 82) Athéna, la déesse aux yeux brillants força le destin : la fille du roi lança une balle à une de ses servantes, mais elle la manqua et jeta la balle dans un remous profond. Toutes alors poussèrent un grand cri, et Ulysse s’éveilla. Terrible, il leur apparut tout couvert d’eau salée ; les servantes aux belles boucles s’enfuirent chacune de son côté. Seule demeura Nausicaa, la fille du magnanime Alcinoos qui resta face à face avec lui. Ulysse hésitait: supplierait-il la jeune fille au beau visage, en embrassant ses genoux, ou bien seulement lui demanderait-il à distance, par de douces paroles, de lui montrer la ville. Craignant d’effaroucher la jeune fille en lui prenant les genoux, il lui sembla que le mieux était de la supplier à distance par de douces paroles … Mais Nausicaa au bras blancs annonça : “Etranger, je bien suis la fille Alkinoos qui sur les Phéaciens possède force et puissance, mais tu es arrivé au Luxembourg, c’est le moment de descendre du 82”. Gloups…

Zacharie Astruc que Degas appelait Zacharias Truc !

zacharie_astruc
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Café au Luxembourg avec Benoit dans la petite cabane aux oiseaux… Agréable impression d’être encore étudiant et bon moment passé à décrypter “Le marchand de masques” de Zacharie Astruc (que Degas, parait-il, orthographiait “Zacharias Truc” :-).

A propos, Benoît, j’ai vérifié et les noms qui nous manquaient étaient : Dumas, Carpeaux, Delacroix… Les autres sont effectivement : Corot, Berlioz, Faure, Balzac, Barbey d’Aurevilly, Hugo.

Quant à nos siècles préférés, étrange contraste en effet entre la génération Louis XIII que j’aime (Fouquet, le Grand Condé, Pascal, Richelieu, Louis Couperin etc) époque que je trouve superbement élégante, aristocratique et raffinée… et ce XVIIIe qui a ta préférence et que j’associe à la grosse santé charnelle, épaisse et sanguine de Louis XIV (Madame de Montespan, Vendôme – tous ces goinfres trop bien nourris et toutes ces dondons trop poudrées)…. Bon, j’exagère, forcément, mais j’ai passé une très bonne après midi avec toi. Ça m’a reposé et fait plaisir ! Merci Benoît !

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