La vie parfois, c’est comme un mât de cocagne…

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Bon, pour ceux qui n’ont pas connu les fêtes populaires du monde rural de l’ancien temps, les mâts de cocagne c’étaient des mâts plantés au beau milieu de la place du village. On effilait le tronc d’un immense sapin, on le lissait et on le savonnait à mort pour qu’il soit bien glissant. Et tout en haut, à de jolis rubans bleu blanc rouge, on accrochait des ribambelles de victuailles et on invitait les jeunes gens du village à y grimper pour les attraper…

Pas facile car le mât était évidemment glissant et il fallait pas mal de force brute pour y parvenir sans retomber sous les sifflets et les quolibets d’une foule passablement éméchée par le vin d’honneur et les verres de pastis… Tout le village se rassemblait autour du mât et les jolies paysannes, retenant leur souffle, regardaient les beaux garçons essayer de se hisser tout là-haut pour leur décrocher les chapelets de saucisses ou les énormes jambons…

Bon, pourquoi est ce que je vous raconte tout ça ? Ah oui, parce que récemment Krim m’a dit : “mais tu sais Eric, faut pas déprimer. La vie c’est formidable et quand Alzheimer sera fini, tu auras plein de choses à faire”… Et moi je pensais aux mâts de cocagne en me disant : “oui, c’est possible qu’il y ait plein de trucs à décrocher, mais c’est pour ceux qui aiment les jambons, les gigots et les saucisses … Moi je n’aime pas tellement les saucisses, alors pourquoi est ce que je devrais m’enthousiasmer et participer à cette liesse bruyante (que ceux qui s’amusent appellent la vie), m’enfiler plein d’échardes dans les cuisses et montrer mon derrière aux autres pour grimper au sommet d’un mât savonné par des abrutis pour le simple plaisir de décrocher, sous les applaudissement d’une foule hystérique, quelque chose qui ne m’intéresse pas vraiment ou plus beaucoup ? Peut-être il faut que j’interroge des végétariens ?

L’urgence de devenir végétarien…
Un rebelle, mais sans raison de se battre

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