Bon maintenant les politiques et la pluie ça suffit !

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A la mi-juin, quand il fait beau, je n’emporte évidemment pas mon parapluie. Mais avec ce temps pourri depuis des semaines, ça peut se déglinguer à tout moment. Ce soir par exemple, je picniquais tranquillement au Luco, et sur le coup de 21h, bam, l’orage. Heureusement j’ai toujours dans la poche un sac que j’ai découpé en kit de survie pour les jours où je sors sans avoir écouté la météo marine.

Le problème ce n’est pas la pluie, c’est que, lorsque je rentre par la rue de Varenne, les gendarmes devant l’hôtel de Matignon m’arrêtent, me font enlever mon “chapeau”, me demandent mes papiers et m’expliquent en long et en large (ils s’embêtent à mort et ont du temps à perdre) que c’est interdit, que je ne dois pas porter de cagoule et patati et patata… Pour les contrarier, je pousse quelques grognements de sanglier mal léché et je me tire. Mais maintenant j’en ai marre de perdre du temps : donc je rentre par la rue de Grenelle où il n’y a pas de Premier ministre qui m’emmerde.

Ce pays est grave de chez grave : ces abrutis de gendarmes feraient mieux de s’occuper d’Al Qaeda, de la violence dans les banlieues ou se s’occuper carrément de leurs oignons et de nous laisser vivre en paix. Marre de ces politiques qui m’empêchent de rentrer chez moi les jours de pluie. Avec le chapeau que je veux. On est un pays libre non ? [le pire c’est que je crois que la réponse est non]

Hôtel Matignon, chambres à la journée…


La nuit dernière, j’ai fait un rêve totalement idiot qui montre que je commence à fatiguer grave. J’arrivais devant le 69 rue de Varenne avec ma valise, je sonnais à la loge des Gardes républicains, et je demandais une chambre pour deux. Eux d’un air condescendant me faisaient comprendre que je devais très certainement faire erreur, que je gênais et que, peut-être, si je voulais bien dégager, ce serait aussi bien…
Et moi – et c’est là que je vois que je suis d’une bétise crasse – j’insistais comme un âne :
– C’est bien l’Hôtel Matignon ?
– Oui
– Parfait, je souhaiterais une chambre pour deux
Et je m’entends même encore préciser,
– …”con la vista”…
Ça s’est carrément mal terminé. Ils ont appelé les gardes et on jeté ma valise dans la rue. Il y a eu une énorme détonation et je me suis réveillé en sursaut. Du coup je suis crevé.
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Quelques rêves
«Sturzkampfflugzeug»
La clé sous le paillasson !
Transformation imminente en dindon ?
Rêve chinois N°2
Planter des rudbeckias jaunes
Parfois rêver c’est dur…
Clac clac je vais te couper la tête !

Tao de la communication gouvernementale et validité ambivalente

Le grand Tchouang-Tseu raconte :
“un éleveur de singes distribuait des glands aux singes en leur disant :

“Je vous donnerai trois glands le matin et quatre le soir.
Qu’en pensez-vous ?”

Tous les singes se mirent en colère.

“Je vous en donnerai quatre le matin et trois le soir.
Qu’en pensez-vous ?”

Tous les singes furent enchantés.

Il n’y avait en réalité rien de changé. Mais la première proposition avait provoqué la colère et la seconde l’apaisement. L’éleveur avait su s’adapter à la nature des singes. C’est ainsi que le saint dose l’affirmation et la négation en se reposant sur le cours du ciel. Cela s’appelle une validité ambivalente”. (Tchouang Tseu).

J’ai ai pensé à cette histoire de Tchouang-Tseu ces derniers mois [ce post date de 2004]: à propos du voile, des intermittants du spectacle, des chercheurs, du plan Borloo sur la solidarité etc : on a commencé par la mauvaise annonce, tout le monde est descendu dans la rue, la majorité a perdu les élections…

Ils avaient donné trois glands le matin… Ensuite le gouvernement à fait l’inverse et donné quatres glands le matin. Et les singes furent enchantés. Peut-être faudrait-il que nos “communicateurs” lisent davantage les philosophes taoistes. Et ce que dit Tchouang-Tseu sur la validité ambivalente ! Ce serait ça le Tao de la communication gouvernementale mais ils en sont loin.

Conformisme, servilité, décadence…

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