Immobilité et méditation…

buddhabirds3
.
Un jour, alors qu’il était assis en méditation au pied d’un arbre, le bouddha Sakyamuni – nommé Sankhãcãrya d’après sa coiffure en forme de conque – était si parfaitement immobile qu’un oiseau déposa ses œufs sur son chignon en forme de conque. Au sortir de sa méditation, identifiant la méprise et afin de ne pas risquer d’effrayer la mère, il forma le vœu et pris la résolution de se replonger en méditation jusqu’au moment où les oisillons seraient en âge de s’envoler…

Sankhãcãrya-avadãna Tumshuq
sculpture, VIe – VIIe s.


Mon autoportrait en petit singe enchaîné…
Un surplace de plus en plus immobile…
J’aurais l’air de quoi si j’étais un oiseau ?

“Le Petit Herbier de l’Eveil”

herbier_vezere2.jpg

Ci-dessus, le Tome VII/3 du “Petit Herbier de l’Eveil” datant du XVIe siècle, actuellement la propriété insaisissable des Archives de l’Arche (sous la cote n°7-7-83-24-12-93). Le folio 6, à gauche, représente une espèce de nos jours disparue, qui fleurissait, croit-on, dans une région située à quelques kilomètres après Noël, au nord-est de ré mineur. Le folio 7, à droite, est très certainement la rarissime Ciaconna de la Comète, bien connue des lamas tibétains pour favoriser la méditation et l’éveil. La couleur brun-rouille qui apparaît sur le cliché ne doit pas induire en erreur : à l’aube, lorsque le ciel est à l’orient tout rose et que l’horizon se couvre de bel azur limpide, la Ciaconna apparaît dans toute sa splendeur, pourpre bordée de beaux reflets verts nacrés. L’espèce, également disparue, refleurirait actuellement, dit-on, en Dordogne, au lieu dit Dhagpo Kagyu Ling, au-dessus de Saint-Léon de Vézère.

%d bloggers like this: