L’aventure est au coin de la rue (enfin presque !)

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Hier encore, banalissime ballade au musée Rodin. A côté de la caféréria, il y a une vieille buanderie avec un mur en briques banalissime lui aussi. Mais quand on s’approche on voit que presque toutes les briques portent une marque de fabrique. C’était l’époque où même la brique la plus banale avait un nom. Ah nostalgie d’une époque où les briques avaient de la classe !

Des briques rouges …
Les briques en face de l’hôpital Tarnier
Le mur ocre et l’arbre qui fait du tai-chi
Ombres et briques

Non, le conservateur du Musée Rodin n’est pas mort !

crs.gif ça y est, c’est fait, le conservateur du Musée Rodin a enfin coupé les branches qui menaçaient de faire tomber le vieux mur… (voir post de juin). Il aura tout de même fallu plus d’un an, plusieurs lettres et plusieurs mails, mais voilà, victoire, c’est gagné. Comme quoi quand on mord fort – et surtout longtemps – ils finissent par lâcher ! Cela me rappelle l’épisode de la compagnie républicaine de sécurité au Luxembourg il y a deux mois. Il y avait carrément, devant l’entrée du jardin, une quinzaine de camions de CRS juste sur l’arrêt du bus (l’arrêt de mon bus !). Je dis au CRS de base: “c’est trop pas bien ce que vous faites, vous devriez donner l’exemple !”. Et lui : “pas mon problème, vous n’avez qu’à le dire au chef là bas dans la première voiture”. Je vais donc taper à la vitre de l’officier (moi forcément pas peur car moi grand chevalier courageux et intrépide!) et le gaillard se déplie de sa voiture en rangeant les cartes qu’il avait sur les genoux. Je m’attendais à ce qu’il me dise “Allez vous faire foutre”, et il me dit très poliment : “vous avez tout à fait raison, monsieur, nous ne devrions pas être là – Je vais demander à la CRS de reculer”. Et talkie-walkie et brooom brooum brooum et les moteurs qui se mettent en marche, et toute la CRS qui recule ! Pas génial ça ! Et maman et moi nous sommes montés dans le bus comme si de rien était. Merci mon brave !

Quand le conservateur du Musée Rodin faisait la sourde oreille

Bob le poisson rouge en pension à l’Hôtel Biron

rodin_bob2.jpg Muriel avait un poisson rouge qui était dans un aquarium trop petit. Le week-end dernier, elle a donc voulu aller l’installer pour l’été dans le bassin des Tuilleries pour qu’il ait plus de la place. Ma Mère ayant dit : “pas possible, les carpes vont le manger”, on a finalement décidé de le mettre dans le bassin du jardin du Musée Rodin, plus intéressant à cause de Rodin et surtout de Rainer Maria Rilke. Aussitôt dit, aussitôt fait : pour ne pas nous faire repérer au contrôle à l’entrée (on est dans l’Epopée ou on ne l’est pas) on le passe en fraude à travers les grilles du jardin dans un grand sac en plastique transparent. Et hop, dans l’eau ! Bob commence à nager en se disant : encore une brasse et je vais me cogner à la paroie du bocal. Que nenni ; il continue d’avancer : toujours pas de verre, mais on m’a changé mon bocal ! Il continue d’avancer : c’est l’immensité devant lui. presque l’océan ! Voilà, ce sont les premiers congés payés de Bob à la mer ! J’irai le voir ce week-end pour voir si tout est OK. Muriel dit que s’il meurt, au moins il sera mort libre. Muriel a toujours été très militante :”Vivre libre ou mourir !”

Il n’y a plus de conservateur au Musée Rodin…

rodin_lierre.jpg Bon, autant le dire carrément, le conservateur en chef du musée Rodin me tape carrément sur le système. Il y a un an, il avait fallu que je lui adresse deux lettres pour qu’il daigne enfin descendre de son auguste piédestal pour faire couper un lierre qui étouffait un magnifique bouleau. Plus d’un an après, je constate que si le lierre a bien été sectionné, il est toujours là, sans que personne ait jugé utile – ni même élégant – d’arracher les feuilles mortes pour dégager le tronc du très beau bouleau. Je trouve ce comportement pathétique. Ils sont là parce que nous les payons ; et ils sont là pour exercer des responsabilités patrimoniales ; pas pour occuper des places ou gérer leurs propres carrières ! Ils ont pour mission d’entretenir et gérer le patrimoine et ils doivent le faire. Sans qu’on ait à leur envoyer plusieurs lettres de rappel. C’est leur mission, c’est leur travail, c’est leur métier ! S’ils ne veulent pas le faire, qu’ils quittent les lieux et laissent la place. Vous voyez, je suis hors de moi tellement ce type m’énerve (de ne pas avoir fait le boulot et de ne pas avoir répondu à ma lettre pourtant polie).

murrodin2.jpg Mais il y a pire : en mai 2002, j’avais à nouveau pris la peine de lui écrire pour attirer son attention sur les risques que faisait peser le poids d’une branche sur les tuiles du vieux mur qui longe le jardin. (photo ci-contre). Pour avoir vécu longtemps dans une vieille propriété avec de grands arbres, je sais que si la branche pèse trop, la tuile éclate, et alors l’eau de pluie rentre dans le mur et puis c’est le mur qui éclate à son tour et tout s’écroule… Donc, il y a plus d’un an, j’ai écrit au conservateur. Il n’a rien fait : hier, je passe devant le mur : la branche est toujours là. Le conservateur ne conserve rien. S’il n’aime pas son boulot, qu’il en change ! Arggghhh !

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