Faire pivoter les choses à 90°…

Velo_sabrina_A
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Sabrina, qui revient de Novosibirsk, m’envoie cette photo qu’elle a vue là bas dans une expo. Et mon cerveau a mis quelques secondes à comprendre ce qui clochait dans la perception que mes yeux avaient des ombres… Continue reading

Aujourd’hui il y avait un beau soleil. Mon ombre m’a dit : Et si on sortait ?

ombres_1_Luco
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J’ai passé la journée à me balader avec mon ombre. Je la sors beaucoup en ce moment. Elle est très discrète et reste généralement derrière moi : quand j’avançe elle me suit, quand je m’arrête elle s’arrête… Elle croit que je ne vois pas son petit manège ! Mais aujourd’hui le soleil était dans mon dos, c’est mon ombre qui conduisait…

Ce qui me fait penser à ce beau poème, “Ombre”, de Claude Roy que j’aime beaucoup et que je relis beaucoup en ce moment : Continue reading

I am not here

tennis_IamNotHere
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J’avais déjà posté cette image à l’époque mais je viens de retrouver le nom de l’auteur et peux donc enfin lui rendre hommage : il s’appelle Pol Ubeda Hervas

La solitude d’Arnab Chanda

Quelques autres ombres…
I am not here
L’arbre aussi fait du tai-chi
Feather of a raven
Ombres et briques
Ombres superposées…
Si c’est mon ombre qui décide…
L’ombre, un instant, le temps d’un court rayon de soleil

La vie elle-même comme ondoiement…

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© Sophie Bassouls
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C@R m’envoit ce très beau texte de Pierre Sansot :

“J’estime que vivre constitue en ce qui me concerne une chance, qui ne me sera pas accordée une seconde fois : une chance non point parce que la vie nous fait des cadeaux et que sur une balance idéale la somme des plaisirs excéderait celle des peines, mais parce que je mesure à chaque instant la chance que j’ai d’être vivant, d’accéder chaque matin à la lumière et chaque soir aux ombres, que les choses n’aient pas perdu leur éclat naissant et que je perçoive aussitôt l’esquisse d’un sourire, le début d’une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle.
La vie elle-même comme ondoiement, comme déploiement, la vie à fines gouttelettes plutôt que comme une tornade ou un fleuve impétueux. Une lumière plutôt qu’une force.”

Vichnou et la lenteur
Mesurer sa vie en matins…
Et si on cassait carrément les aiguilles ?

Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, p.14, Ed. Rivages poche, n°313. (Payot, 1998)

Pierre Sansot (Wikipedia)
Sophie Bassouls (photographe)

J’aime bien aussi les quais des gares…

ombre_balast
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Ce matin je voyagais avec mon ombre. Parfois elle est fatiguée et préfère rester à la maison… Mais là on était ensemble et c’est même elle qui m’a demandé de prendre une photo…

Autres ombres…
L’arbre aussi fait du tai-chi
Ombres et briques
Feather of a raven
Ombres superposées…
Si c’est mon ombre qui décide…
L’ombre, un instant, le temps d’un court rayon de soleil

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Vraiment pas doués :-)

ombres_chinoises
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Il est clair que Joyce, Antoine et moi ne sommes effectivement pas doués du tout pour faire des ombres chinoises. Mais bon, il y avait un délicieux plat au coco et donc on ne peut pas tout faire en même temps :-)

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Giboulées de mars en avril…

giboulees
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Tout à l’heure au Luco, à cinq heures de l’après-midi : des giboulées, du soleil, mon parapluie, et des ombres…
Et juste quelques minutes avant c’était comme ça…
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Ombres

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Oui, je sais… archi connu ! et alors ?

Je sais qu’on l’a vue partout mais la carte postale était sur un tourniquet du coin de la rue et je l’ai achetée pour occuper Maman qui passe maintenant des heures à la regarder et à la lire comme une histoire : la femme à l’enfant, le cordonnier, l’ouvrier de la ville qui répare les feux, le cheval, l’ombre de l’arbre ; c’est un vrai film cette photo et, avec Alzheimer, ça fait plein de choses à regarder et à raconter. Toutes ces vies simultanées (dont une seule – rien que le haut avec le cheval, ou rien que le bas avec la femme – aurait suffit à faire une photo inoubliable). Vies comme suspendues (la femme n’a pas encore posé le pied par terre …) et saisies en instantané au moment précis où il appuyait sur le déclencheur. On entend même l’écho des sabots sur les pavés… Trois secondes plus tard, il n’y avait plus rien… le cheval était passé, la femme avait tourné le coin… Immense !


© Willy Ronis évidemment – Belleville, Ménilmontant.
(Oui, je sais, les noirs et les blancs sont affligeants mais parce que c’est pris avec mon appareil numérique à partir d’une carte sépia mal reproduite. Désolé).

PS1 : C’est fou ce qu’on a perdu en voyant tout en couleur maintenant. Je vais me remettre à regarder en noir et blanc : comme mes nuits sont déjà blanches et que mes jours sont déjà noirs, je suis déjà presque un vieux Leica !

PS2 : Pour dire que je n’aime pas trop qu’on dise “oui, mais bon, c’est archi connu…” d’un air méprisant. Genre : “la Joconde c’est archi connu”.
Où est le problème
? C’est vraiment gênant que ce soit archi connu ? Plus ça va, et plus j’aime les chose archi connues justement ! Je crois même qu’un jour je vais en faire la liste. Genre catalogue exhaustif de la Création, depuis les premiers jours de la Genèse. ça va être long et je sens que ça va m’occuper un moment. Les coccinelles c’est archi connu, et les cerisiers en fleurs, et la Messen si mineur de Bach, et la lumière dorée des petits matins d’automne, et les moineaux du luxembourg… Archi connu ? Il n’y aurait pas de quoi s’étonner ? Vraiment ? Moi tout m’étonne !

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