Les savonniers de Chine du Luco commencent à fleurir…

Savonniers_juil2013
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J’y étais encore tout à l’heure et – évidemment – je suis nostalgique des magnifiques paulownias mauves qui faisaient le charme à cette belle allée… Mais bon, ils étaient malades et comme ils l’avaient annoncé en février de l’année dernière, les jardiniers du Luco les ont remplacés par des savonniers de Chine. Ils sont pas mal non plus, mais ce n’est pas pareil. Et moi j’aime bien quand c’est éternellement pareil :-)

J’aimais les paulownias auquels, parfois, ils accrochaient des petits rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir. Mais bon, là ils sont en train de fleurir et cet automne ils donneront des capsules en forme de lampions, ce qui donnera un petit côté chinois à cette allée…

La même allée Avant/Après : Continue reading

Adieu aux beaux Paulownias

paulownias

Ils m’avaient tellement tenu compagnie…

Ci-dessous, (je note pour ne pas mourir idiot) le texte sur le panneau en bois qu’ils ont mis plus comme une information banale que comme un faire-part.

“Les Paulownias de ce quinconce ont été plantés en 1980. Cette essence avait été choisie pour sa croissance rapide et sa floraison exceptionnelle. Rapidement les arbres ont montré une forte sensibilité aux sole compactés et secs du jardin, entraînant des problèmes de dépérissement. Aujourd’hui, un grand nombre sont manquants. Ceux restant présentent un mauvais état sanitaire.

Le quinconce sera replanté avec une espèce plus résistante mais présentant également un fort intérêt décoratif : le savonnier de chine.

Chaque arbre abattu ou manquant sera replanté et la nouvelle plantation qui sera réalisée à l’automne 2012 permettra de reconstituer l’intégralité du quinconce”.

Me rappele l’époque des jours heureux – où les paulownias étaient heureux.

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir
Les savonniers succèdent aux paulownias

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir…

Tout à l’heure, en allant boire un verre au Rostand pour me calmer les nerfs après une dure journée (alzheimer ne respecte pas les jours fériés et ne fait jamais le pont), je traverse le Luxembourg juste avant la fermeture du jardin, au moment où le soleil tombe derrière les grands paulownias mauves entre les tennis et l’orangerie…

Pendant que les joueurs du soir échangent leurs dernières balles, je tombe, dans l’allée Delacroix, sur une “installation” – comme ils disent maintenant – intitulée “Du vent dans les branches”. Au milieu d’un tas de trucs d’artistes prétentieux sans grand intérêt, ces magnifiques arbres à rubans inspirés (dit la notice sur le site du Sénat) des mâts qu’on trouve dans les monastères tibétains. La photo, sans mouvement, ne rend absolument pas compte de la douceur de ces rubans qui frissonnaient dans le vent quand j’y suis passé tout à l’heure dans la belle lumière du soir. Mais j’ai trouvé l’idée très intelligente. Sur chaque tronc et chaque ruban (ce qui est un peu too much à mon avis) est écrit : “être dans le vent est une ambition de feuille morte”. Une fois aurait suffit et c’eût été parfait de pureté, d’élégance, de discrétion et de légèreté, mais bon, c’est bien, je ne vais pas faire le difficile même si je préfère le concept original bouddhiste qui porte la prière des moines au loin… Et surtout le concept ultime : laisser les arbres tels qu’ils sont, sans ajouter le moindre ruban… RIEN, juste laisser les choses comme elles sont ! (telles que la Création les a créées : pas de catalogue qui va avec, pas de dédicaces de Dieu, rien. Juste l’émerveillement).

Je voulais naturellement mettre ici le nom de “l’artiste” mais il est écrit nulle part. Je suis allé voir sur le site du Sénat, qui accueille l’expo, et il n’y a qu’un nom qui fait la roue avec son égo : celui de Chantal Mennesson, présidente de la Biennale d’Issy, dont il est rappelé qu’elle a convié 40 artistes à s’exprimer autour du thème de cette neuvième édition, au Jardin du Luxembourg, du samedi 17 mai 2008 au dimanche 21 septembre 2008 dans l’allée Delacroix, à l’ombre des marronniers majestueux. Voilà, je vous ai tout dit !

Ils ont été abattus depuis
Et remplaçés par des savonniers de Chine

Les paroles, le vent et le grand citronnier
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“Installations de Dieu” et feuilles d’automne
Rendre à César ce qui appartient à César
Le Paradis est un état
L’infini dans la paume de la main
Que Dieu éteigne le soleil un moment
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Le Paradis est un état
Peut-être que le Bon Dieu…
“Art citoyen” ?

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