On exige du sanglier, de la loutre et du blaireau dans Photoshop !

pinceaux.gif Dans son livre “Passagère du silence”, Fabienne Verdier, décrit ses pinceaux de calligraphe: “certains utilsent la barbe de rat ou le poil de renard… Le langhao est souvent choisi pour la peinture de paysages. Le poil de lièvre est aussi le plus raide et le plus nerveux pour les traits vifs. Le poil de mouton est très robuste mais l’un des plus difficiles à manier à cause de son excessive souplesse. Le yanghao ou chèvre grise se prête à la peinture des fleurs et des oiseaux. Le poil de sanglier, de loutre et le shihuanbi, blaireau au poil dur, la martre, de préférence celle d’hiver, sont également prisés pour leur touche vigoureuse. Du cochon, mais aussi du crin de cheval, plus rude, permettent un fort encrage pour les grandes toiles. Je trouvais aussi des pinceaux en plumes de coq, de faisan ou de duvet de canard, appréciés pour les lavis. Les manches étaient de différents diamètres et longueur. Ainsi, avec un long manche, est-il plus facile de peindre le coeur des iris ! Il en existait en corne de buffle, en bois vernis, en tige de bambou aux nœuds bien choisis”.
J’ai l’air de quoi, moi, avec mon pauvre pinceau de Photoshop ! Ma grand mère disait : “on n’a que ce qu’on mérite”

pinceaux

Liens :

La tranmission du silence
Les pigeons musiciens de Pékin
Exposition le 4 novembre

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