Recommencer à voir les choses avec du recul…

carus
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C’est bête je sais bien, mais en regardant la couverture du livre “1545, les derniers jours de la Renaissance” de Antonio Forcillino tout à l’heure aux Belles Lettres, je me disais que Raphael et Michel-Ange avaient beaucoup de chance de pouvoir contempler, comme ça, de loin, la basilique Saint-Pierre…
Aujourd’hui on ne peut plus rien contempler de loin… Il y a toujours quelque chose devant qui fait écran : des immeubles, des gares RER, des cinémas, des supermarchés, des publicités, des sucettes Decaux, des McDonalds, des trams, des parkings, des banlieues… mais plus le recul justement…
Ce serait bien qu’ils fassent sauter le macadam, replantent des arbres, et des buissons, et des ronces, qu’il y ait des mûres et des noisetiers, qu’ils éjectent les bagnoles, que ça sente bon le serpolet pour que les lapins de garenne reviennent – et les renards aussi – et qu’on puisse à nouveau marcher sur de la terre, de la vraie terre, qui sente bon la fraîcheur du soir quand on regarde la basilique de loin au soleil couchant … Bref qu’on puisse recommencer à voir les choses avec un certain recul… Oui, oui, je sais, j’ai toujours été un doux rêveur. Mais pas grave qu’ils le fassent ou ne le fassent pas : c’est n’importe comment comme cela que je vois les choses dans ma tête :-)

Carl Gustav Carus, Raphael et Michel-Ange contemplant la basilique Saint-Pierre.

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