In Memoriam…

Hier soir, réunion importante pour mon avenir professionnel. En sortant, au coin de la rue, j’ai vu, senti, imaginé, ressenti, cru voir ma tête comme ça :


Mais, curieusement, ça ne me faisait pas mal du tout ; je veux dire que voir ma tête posée comme ça, par terre, me procurait comme une sorte de détachement (c’est le cas de le dire) et de soulagement d’ordre spirituel. C’était indolore tellement ma tête était fatiguée d’avoir eu, ces derniers mois, à affronter tant et tant d’inertie bureaucratique et de mauvaise foi. Là, ce combat au moins est terminé. Je pense que Van Gogh a du ressentir quelque chose de similaire lorsqu’il s’est coupé l’oreille gauche après une violente dispute avec Paul Gauguin le 24 décembre 1888 (*). Couper l’oreille… couper la tête… même sentiment, comment dire ? d’immense soulagement intérieur et existentiel …

J’ai déjà connu ce sentiment

© PaulAlmasy

(*) Je vois que j’ai aussi un problème avec le 24 décembre : mort de switchie ; et dernière petite fenêtre des calendriers de l’Avent
Clac, clac, je vais te couper la tête !

Mort de fatigue…

dome_paquerettes.jpg

Ce week-end, temps absolument radieux. Dans l’après-midi, carrément crevé par maman et alzheimer, je m’allonge un moment sur l’herbe au pied du Dôme, la tête entre les pâquerettes, le ciel bleu à la verticale de mes soucis, ne pensant plus à rien…

Et tout à coup, drôle d’impression : j’ai la perspective que doit avoir un gisant, je veux dire que c’est ce que doivent voir les morts quand ils sont allongés dans l’herbe, avec un petit vent frais, les fleurs qui bougent sur leurs tiges et les nuages qui passent tout là haut. On a parait-il les ongles qui continuent à pousser… Je n’ai pas osé regarder et je me suis levé ! Vite, avant qu’ils ne referment le couvercle !

Fatigue

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