Je t’attends ce soir à Samarcande…

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Conte arabe : Il y avait une fois, dans Bagdad, un Calife et son Vizir. Un jour, le Vizir arriva devant le Calife, pâle et tremblant :

“Pardonne mon épouvante, Lumière des Croyants, mais devant le Palais une femme m’a heurté dans la foule. Je me suis retourné : et cette femme au teint pâle, aux cheveux sombres, à la gorge voilée par une écharpe rouge était la Mort. En me voyant, elle a fait un geste vers moi. Puisque la mort me cherche ici, Seigneur, permets-moi de fuir me cacher loin d’ici, à Samarcande. En me hâtant, j’y serai avant ce soir”

Sur quoi il s’éloigna au grand galop de son cheval et disparu dans un nuage de poussière vers Samarcande. Le Calife sortit alors de son Palais et lui aussi rencontra la Mort. Il lui demanda :

“Pourquoi avoir effrayé mon Vizir qui est jeune et bien-portant ?”

– Et la Mort répondit :

“Je n’ai pas voulu l’effrayer, mais en le voyant dans Bagdad, j’ai eu un geste de surprise, car je l’attends ce soir à Samarcande”

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Vous je ne sais pas, mais moi, chaque fois que je l’entends, cette histoire me glace le dos, littéralement.

Youpi tout va mal
Les petits copeaux de bois de Tristan

Explorer des mondes…

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Benoit me fait un long récit de son voyage en Iran. Moi qui, à cause de Maman et d’alzheimer, ne bouge pratiquement plus de Paris, je me sens comme le vieux Zénon de Marguerite Yourcenar qui, tout à fait à la fin de sa vie, dans sa cellule, effleure du doigt les faibles aspérités d’une brique couverte de lichen et qui croit explorer des mondes… C’est un voyage aussi… Mais bon, d’accord, un jour je partirai sans doute à Samarcande !

Ce qui me fait penser à ce conte terrible…

Ce soir à Samarcande – Conte arabe :

>samarcande.jpg Il y avait une fois, dans Bagdad, un Calife et son Vizir. Un jour, le Vizir arriva devant le Calife, pâle et tremblant : “Pardonne mon épouvante, Lumière des Croyants, mais devant le Palais une femme m’a heurté dans la foule. Je me suis retourné : et cette femme au teint pâle, aux cheveux sombres, à la gorge voilée par une écharpe rouge était la Mort. En me voyant, elle a fait un geste vers moi.
Puisque la mort me cherche ici, Seigneur, permets-moi de fuir me cacher loin d’ici, à Samarcande. En me hâtant, j’y serai avant ce soir”
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Sur quoi il s’éloigna au grand galop de son cheval et disparu dans un nuage de poussière vers Samarcande. Le Calife sortit alors de son Palais et lui aussi rencontra la Mort :
“Pourquoi avoir effrayé mon Vizir qui est jeune et bien-portant ?” demanda-t-il.
– Et la Mort répondit : “Je n’ai pas voulu l’effrayer, mais en le voyant dans Bagdad, j’ai eu un geste de surprise, car je l’attends ce soir à Samarcande”.

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