Les jardiniers du Luco se donnent du mal, mais au moins ils récoltent !

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Au Jardin du Luxembourg, il y a deux sortes d’hommes : il y a d’une part les jardiniers, qui prennent soin de ce qu’ils ont en charge ; et qui récoltent le fruit de leur travail soigneux. Et puis il y a les Sénateurs qui restent enfermés dans leurs bureaux, font des discours, rédigent des rapports, votent des textes qui entartrent la France et paralysent les Français. Les uns font fructifier et récoltent. Les autres promettent tout et ne tiennent absolument rien. Et c’est à ceux qui ruinent la France qu’on donne la Légion d’honneur ! C’est le monde à l’envers. Continue reading

Les sénateurs font chier !

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Ça fait maintenant plus d’une semaine que ça dure et que personne au Palais du Luxembourg ne se bouge le cul ! Je vous explique : la semaine dernière, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais les oiseaux du Luco ont du manger du cheval dans leurs lasagnes, ou ce sont les giboulées, je ne sais pas, mais ils ont eu une chiasse pas possible; Un vrai délire qui a frappé pratiquement toutes les chaises et fauteuils du Luco.

Moi, bonne poire, je me suis dit : bon, les jardiniers sont équipés de lances d’arrosage et de balais, ils vont faire quelque chose rapidement. Mais non, rien. Une semaine après je me suis mis à rêver : “peut-être qu’un sénateur va s’en rendre compte et donner des instructions pour que ce soit nettoyé au plus vite”. Que nenni. Rien. Personne ne bouge; Ils s’en foutent. Et depuis deux semaines il ne se passe rien.

Vous savez quoi ? Je ne peux tout simplement plus les supporter. On les paye grassement, ils vivent comme du gui sur nos impôts, ils plombent le pays avec leurs lois de merde, ils ne se bougent pas le cul et ils n’entretiennent pas les chaises sur lesquelles on pose le notre.

A titre de comparaison – pour que vous compreniez pourquoi ils s’en foutent – je vous ai mis à gauche la photo de LEURS FAUTEUILS ROUGES ! Vous comprenez maintenant pourquoi ils s’en contre-tapent ?
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Heureusement, le Luco est aussi un grand port de pêche au bord du Nil

Le Luco, grand port de pêche au bord du Nil

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J’aime bien quand, fin avril-début mai, ils sortent les grands palmiers de l’Orangerie où ils ont passé l’hiver au chaud.

J’y étais encore aujourd’hui par un froid de canard et, miracle de la ponctualité des jardiniers du Sénat, les palmiers étaient là, pile à l’heure… Les enfants aussi qui poussaient leur bateaux à voiles sur le grand bassin. Moi, vous me connaissez, tous les ans je pars au quart de tour : je vois les palmiers, le vent se lève, les mouettes ricanent, et hop, je suis en vacances : je vogue dans ma felouque sur un Nil lent, large et limoneux où somnolent de grands crocodiles bruns sur le dos desquels se posent des oiseaux bleus au ventre jaune…

Les vrais crocodiles, c’est évidemment dans l’hémicycle du Sénat qu’ils dorment.
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Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir…

Tout à l’heure, en allant boire un verre au Rostand pour me calmer les nerfs après une dure journée (alzheimer ne respecte pas les jours fériés et ne fait jamais le pont), je traverse le Luxembourg juste avant la fermeture du jardin, au moment où le soleil tombe derrière les grands paulownias mauves entre les tennis et l’orangerie…

Pendant que les joueurs du soir échangent leurs dernières balles, je tombe, dans l’allée Delacroix, sur une “installation” – comme ils disent maintenant – intitulée “Du vent dans les branches”. Au milieu d’un tas de trucs d’artistes prétentieux sans grand intérêt, ces magnifiques arbres à rubans inspirés (dit la notice sur le site du Sénat) des mâts qu’on trouve dans les monastères tibétains. La photo, sans mouvement, ne rend absolument pas compte de la douceur de ces rubans qui frissonnaient dans le vent quand j’y suis passé tout à l’heure dans la belle lumière du soir. Mais j’ai trouvé l’idée très intelligente. Sur chaque tronc et chaque ruban (ce qui est un peu too much à mon avis) est écrit : “être dans le vent est une ambition de feuille morte”. Une fois aurait suffit et c’eût été parfait de pureté, d’élégance, de discrétion et de légèreté, mais bon, c’est bien, je ne vais pas faire le difficile même si je préfère le concept original bouddhiste qui porte la prière des moines au loin… Et surtout le concept ultime : laisser les arbres tels qu’ils sont, sans ajouter le moindre ruban… RIEN, juste laisser les choses comme elles sont ! (telles que la Création les a créées : pas de catalogue qui va avec, pas de dédicaces de Dieu, rien. Juste l’émerveillement).

Je voulais naturellement mettre ici le nom de “l’artiste” mais il est écrit nulle part. Je suis allé voir sur le site du Sénat, qui accueille l’expo, et il n’y a qu’un nom qui fait la roue avec son égo : celui de Chantal Mennesson, présidente de la Biennale d’Issy, dont il est rappelé qu’elle a convié 40 artistes à s’exprimer autour du thème de cette neuvième édition, au Jardin du Luxembourg, du samedi 17 mai 2008 au dimanche 21 septembre 2008 dans l’allée Delacroix, à l’ombre des marronniers majestueux. Voilà, je vous ai tout dit !

Ils ont été abattus depuis
Et remplaçés par des savonniers de Chine

Les paroles, le vent et le grand citronnier
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“Installations de Dieu” et feuilles d’automne
Rendre à César ce qui appartient à César
Le Paradis est un état
L’infini dans la paume de la main
Que Dieu éteigne le soleil un moment
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Le Paradis est un état
Peut-être que le Bon Dieu…
“Art citoyen” ?

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