Vivre avec des gens chaleureux

Souvent, quand la France me semble si terriblement décourageante, décevante , affligeante, consternante, démoralisante et carrément désespérante je me dis que je serais mieux ailleurs : dans une petite cabane imaginaire perdue dans une montagne chinoise avec quelques vieux sages taoistes ; ou dans un tout petit mazot en bois quelque part en Suisse, tout là haut dans les alpages avec des chèvres, des gentianes bleues et des alpenhorns ; ou bien encore dans les pays nordiques où les gens sont discrets, peignent leurs maison en bois avec de jolies couleurs, où les politiques ne font pas autant de bruit que chez nous, où les ministres roulent en bicyclette…

En regardant cette peinture de Carl Larsson que j’aime beaucoup (j’aime beaucoup les trois : Carl Larsson, sa peinture de la vie simple, et la fille qui peint la frise) je sens instantanément que mes journées seraient beaucoup plus douces en Suède, dans ces ambiances de bois : dans des odeurs de térébentine, de filets de harengs roulés à l’aneth, de brioches au safran, de petits pains à la canelle… (oui, bon, c’est clair, il semblerait que je sois un peu affamé ce soir. Alors Smaklig måltid ! comme ils disent là bas).

Je dois souffrir du grave syndrome des plumes d’oies

Le suédois Carl Larsson sur Wikipedia
Classiques de la cuisine suédoise

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