Des traces sans direction…

Lune_NASA_apollo11_fbotprint_500

.
Je retombais hier soir sur ces vieilles photos légendaires de la mission Apollo 11… Des traces de pas… (“bootprints” d’ailleurs, et pas footprints ) … mais pas de direction, pas de chemin (comme on parlerait de celui de Compostelle), pas de paysage, pas de ballade… Pas de noisetiers, pas de petits lapins qui détalent, pas de rivière lumineuse où envoyer des petits copeaux de bois… Pas de petit village au loin avec un clocher et des gens assis à la terrasse d’un café ou jouant à la pétanque sous les platanes ensoleillés, pas de champs de blés… Pas le moindre chant d’oiseau ce qui est vraiment mauvais signe ! En fait rien. Juste une trace comme une nature morte… C’est drôle c’est la première fois que ça me frappe à ce point. Je comprends pourquoi les jeunes ne sont plus très enthousiastes et se droguent : la lune, mars…. Really ?

Quelques traces : Continue reading

Pattes…

Pattes_decisions
.
J’aime beaucoup cette photo de Pea Jay How et surtout son titre : “Comment se prennent les décisions”…
(moi aussi je tourne en rond)

Traces :
Des traces sans direction…
Oiseaux amoureux
Traces aux Luco
Le bondissement de la vie

Traces au Luco

Généralement je regarde les traces des pattes d’oiseaux sur la neige. Là ce sont manifestement d’autres bêtes…

Oiseaux amoureux
Pattes
Le bondissement de la vie
Des traces sans direction…

Posted in sensible

Tags:

Permalink

Les oiseaux qui surgissent des phrases de Léonard

leonard_oiseaux.jpg

J’aime bien ces oiseaux qui surgissent dans les marges et s’échappent des phrases de Léonard de Vinci….

J’avais déjà vu passer un lapin dans une phrase de Gustave Roud…


Et cette écriture “en miroir” de Léonard me fait penser à cette lettre dans la Correspondance de R-M. Rilke :

“J’imagine un homme, la plume à la main, qui au lieu de suivre les exercices de cette plume sur son papier, aurait toujours fixé l’autre bout de son porte plume, celui qui sous son nez, dans l’air, reproduit en sens inverse les mouvements de son écriture sans, cela se comprend, laisser la moindre trace”. (…)

Etant moi-même dramatiquement gaucher et dyslexique je sais ce que c’est que tout faire à l’envers (y compris ma vie)… Quand j’étais petit j’écrivais tout à l’envers : Ciré au lieu d’Eric, ce genre de trucs… Sur les ardoise à l’école, je tenais la craie avec la main gauche : plus j’avançais vers la droite, plus j’effaçais ce que j’écrivais avec ma paume. Quand j’arrivais au bout de la ligne, toute la phrase écrite à la craie avait évidemment disparue. Les autres levaient leurs ardoises avec des phrases bien écrites : moi c’était une poudre de talc blanc illisible qui me tombait sur la tête comme de la cendre… J’ai grandit depuis, mais je ne laisse guère plus de traces : tout disparait au fur et à mesure que j’avance. Comme avec Alzheimer et la mémoire. Tout s’efface peu à peu. Si au moins il restait quelques oiseaux au bout des phrases !


Mes petites soeurs les hirondelles
Les oiseaux jouent à chat perché
Des ailes pour planer au-dessus de la vie
Milosz ne parlait pas seulement aux oiseaux ; il leur chantait du Wagner !
Les oiseaux qui surgissent des phrases de Léonard
Les autruches sont des oiseaux politiquement très avancés
L’oiseau qui avait lu Cioran
Le canari de Milosz s’est envolé !
Un extraordinaire condensé d’harmonisation des contraires
—-
Le vrai visage de Léonard de Vinci

%d bloggers like this: