J’aime la pluie, j’aime la neige — et donc les photos de Christophe Jacrot…

A_c Jacrot
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J’aime beaucoup ces containers… Ci-dessous, quelques autres photos de Christophe Jacrot … Continue reading

Quand le vent interrompt un poème…

insecte-sur-page

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J’aime bien ce poème de Claude Roy que je relisais à l’instant :

“Le vent n’arrête pas de me faire des malices
Il pose sur la page un tout petit insecte
dessiné si fin avec des yeux si microscopiques
des couleurs si pâles dans les verts étouffés
et des gris si transparents que je perds dix minutes
à le regarder. Continue reading

J’aurais du être troubadour au Moyen-Age


Déluge de pluie au Luco. Il y souffle comme un vent de Paradis. Un vent frais comme celui qui souffle dans les lais de Marie de France ou les poèmes de Bernard de Ventadour. Suis dans un autre monde. Peut-être j’aurais du faire des études pour être troubadour au Moyen-Age…

Des rubans roses qui frissonnaient dans le vent du soir…

Tout à l’heure, en allant boire un verre au Rostand pour me calmer les nerfs après une dure journée (alzheimer ne respecte pas les jours fériés et ne fait jamais le pont), je traverse le Luxembourg juste avant la fermeture du jardin, au moment où le soleil tombe derrière les grands paulownias mauves entre les tennis et l’orangerie…

Pendant que les joueurs du soir échangent leurs dernières balles, je tombe, dans l’allée Delacroix, sur une “installation” – comme ils disent maintenant – intitulée “Du vent dans les branches”. Au milieu d’un tas de trucs d’artistes prétentieux sans grand intérêt, ces magnifiques arbres à rubans inspirés (dit la notice sur le site du Sénat) des mâts qu’on trouve dans les monastères tibétains. La photo, sans mouvement, ne rend absolument pas compte de la douceur de ces rubans qui frissonnaient dans le vent quand j’y suis passé tout à l’heure dans la belle lumière du soir. Mais j’ai trouvé l’idée très intelligente. Sur chaque tronc et chaque ruban (ce qui est un peu too much à mon avis) est écrit : “être dans le vent est une ambition de feuille morte”. Une fois aurait suffit et c’eût été parfait de pureté, d’élégance, de discrétion et de légèreté, mais bon, c’est bien, je ne vais pas faire le difficile même si je préfère le concept original bouddhiste qui porte la prière des moines au loin… Et surtout le concept ultime : laisser les arbres tels qu’ils sont, sans ajouter le moindre ruban… RIEN, juste laisser les choses comme elles sont ! (telles que la Création les a créées : pas de catalogue qui va avec, pas de dédicaces de Dieu, rien. Juste l’émerveillement).

Je voulais naturellement mettre ici le nom de “l’artiste” mais il est écrit nulle part. Je suis allé voir sur le site du Sénat, qui accueille l’expo, et il n’y a qu’un nom qui fait la roue avec son égo : celui de Chantal Mennesson, présidente de la Biennale d’Issy, dont il est rappelé qu’elle a convié 40 artistes à s’exprimer autour du thème de cette neuvième édition, au Jardin du Luxembourg, du samedi 17 mai 2008 au dimanche 21 septembre 2008 dans l’allée Delacroix, à l’ombre des marronniers majestueux. Voilà, je vous ai tout dit !

Ils ont été abattus depuis
Et remplaçés par des savonniers de Chine

Les paroles, le vent et le grand citronnier
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“Installations de Dieu” et feuilles d’automne
Rendre à César ce qui appartient à César
Le Paradis est un état
L’infini dans la paume de la main
Que Dieu éteigne le soleil un moment
Fleuriste ? Mais on devrait dire Galerie d’Art !
Le Paradis est un état
Peut-être que le Bon Dieu…
“Art citoyen” ?

Et si on arrêtait de faire du vent ?

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Une amie, à qui je parlais d’Alzheimer, me disait ce matin : “quand Dieu ferme une porte, il en ouvre toujours une autre”… Bon, rien à voir mais j’aime bien cette porte-tambour qui fabrique de l’électricité au lieu de tourner à vide. Plutôt que de couvrir la France d’éoliennes (déjà 1500 fin 2007 et 3 500 en 2010), nos technocrates de l’énergie pourraient peut-être penser à disséminer ces portes-tambour un peu partout dans les hôtels, les restaurants, les entreprises, les cinémas, les musées, les métros, les gares, les immeubles, les aéroports, les usines, les supermarchés, les cafés, les bordels, les ministères, les ascenseurs… Même si c’est limité, ce sera déjà ça de pris sur le rien du tout. A force de rassembler des miettes d’énergie locale on finira bien par se fabriquer un petit quelque chose. Mentalité de clochard qui se fabrique une clope avec cinq mégots ? Peut-être et pourquoi pas. Au train où va le prix du baril de pétrole on finira n’importe comment tous par être clochards ; alors autant prendre tout de suite de bonnes habitudes :-).
machineacoudre2.jpg Ma grand-mère avait une machine à coudre sans électricité qu’elle actionnait avec ses pieds. Cela faisait un magnifique cliquetis et ça marchait très bien ; et sans électricité. Je ne vois donc pas pourquoi mon ordinateur ne serait pas équipé de la même manière : ça ne me gênerait pas de pédaler pour diminuer ma facture EDF. Et tant qu’à pédaler dans la choucroute comme je le fais dans la vie, autant que ça serve à quelque chose. Ma grand-mère y arrivait ; pourquoi pas nous ?

Le site de fluxxlab

Les moulinets blancs dans les vents nomades

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© anne-marie durcoux

Anne-Marie D. m’envoie cette magnifique photo et me dit : “Cette année, j’avais trouvé trois moulinets blancs que nous avons regardés tourner pendant l’été à chaque souffle de vents nomades. Un s’arrêtait, un autre tournait. Tous trois s’arrêtaient, un autre reprenait, mais pas le même, puis deux, puis trois, puis ils tournaient à toute vitesse, comme dans une sorte d’affolement ou de folle excitation, puis s’arrêtaient et…reprenaient…. avec trois petites ombres, leur double, au sol qui faisaient tout pareil. Jolis, je ne m’en suis pas lassée. A côté du jasmin blanc…”

Merci Anne-Marie !

Lancer sa prière en désordre dans le vent…

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La vie n’a pas été bien du tout ces dernières semaines. D’où l’arrêt brutal de mon Blog mi-décembre : faut avoir le coeur léger pour faire danser les étoiles et c’est trop dur quand la santé déraille (alzheimer de maman). Aujourd’hui, Jamie me dit : tu devrais tout de même continuer ton blog… alors j’essaye encore un peu. Les choses ne s’arrangeront évidemment pas mais bon, on verra bien jusqu’où je tiendrai. Dieu décidera.

Une histoire hassidique raconte qu’un juif illétré ne sachant pas lire les prières pour le jour de kippour quitta la synagogue et alla en plein champ pour crier, une à une, les lettres de l’alphabet, demandant à Dieu de bien vouloir les ordonner à sa guise… Les lettres montèrent au ciel… et la prière plut à Dieu.

J’espère que mes lettres plairont aussi à Dieu et surtout qu’il les comprendra car j’envoie vraiment tout en vrac et le message est dans un désordre indescriptible… comme ma pauvre tête.

La paroles, le vent et le citronnier …

monks3.jpg Ichien Muju (1226-1312) rapporte qu’un coup de vent balaya les paroles du prédicateur et emporta le texte de son sermon jusqu’aux branches du grand citronnier. Pris au dépourvu et ne pouvant les récupérer, il passa tranquillement parmi ses fidèles en disant : “Quant aux détails de mon enseignement, vous les trouverez dans les branches du citronnier”. Il prit les dons de ses fidèles en passant et partit sans ajouter un mot.

Lancer sa prière en désordre dans le vent

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