Rencontre bizarre au Luco hier

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J’ai toujours bien aimé cette photo d’Elliott Erwitt… Et parfois la vie fait de drôles de pieds de nez : hier, en me promenant au Luco, tout à coup, devant moi, j’ai vu ça … . Continue reading

Rester enfant… Ou être chien, dans une autre vie

Tout à l’heure, assis sous les Paulownia mauves, je regardais les enfants jouer dans le bac à sable du petit square au pied de l’église : les uns riaient, les autres pleuraient… Tous criaient et piaillaient entre pâtés et toboggan… Moi qui n’arrive plus à séparer les choses tellement la marée noire de la tristesse alzheimer est en train de mazouter les dernières plages de bonheur qui me restaient, je me suis rappelé ces deux textes de Paul Valéry sur les enfants et les chiens qui arrivent si facilement à séparer et compartimenter leurs sentiments et à ne surtout pas mélanger bonheur et malheur :

J’aime les enfants car, quand ils s’amusent, ils s’amusent ;
et quand ils pleurent, ils pleurent ;
et cela se succède sans difficulté.
Mais ils ne mèlent pas ces visages.
Chaque phase est pure de l’autre.
Mais nous…”

Petit texte tiré de Mélange.

Et encore celui-ci, tiré de Paraboles

“Le chien heureux est tout heureux :
Il est bonheur sans ombre.
Il ne sait, il ne peut mélanger du malheur au bonheur,
Du bonheur au malheur.”

Je vais donc essayer de rester enfant le plus longtemps possible. Ou plutôt (vu mon état de délabrement) d’être chien… dans une autre vie en tout cas. Rejouer avec Switchie me fera vraiment du bien.

Wouf ! on veut notre soupe à l’heure normale !

fluffy.jpg Le passage à l’heure d’hiver, je n’y arrive carrément pas. Fluffy, Ruffle et Baba non plus d’ailleurs. A 6h ils veulent aller faire leur tour. Pas question de leur dire qu’on fait désormais pipi à 7h. Pareil pour le dîner, comment leur expliquer qu’il faut attendre ? En fait j’aime bien leur côté rebelle et c’est eux qui ont raison : qu’on nous rende l’heure du soleil, une fois pour toute ! Tenez, en leur honneur, cette phrase de H. de Montherlant dans ses Carnets (1924-1972) :

“Quelquefois, un chat, un chien me saisit par sa beauté. A la surprise que je ressens, je réalise que – depuis des mois et de mois – les seuls êtres nobles que j’aie rencontrés sont … des chiens et des chats”.

J’ajouterai seulement : … et quelques femmes aussi, qui à mes yeux sauvent l’honneur de …l’humanité.

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