Ouf ! Mais cette fois encore c’était de justesse !

trafficlights2.gif Je ne sais pas comment on peut survivre dans une ville où les gens ne respectent plus rien et surtout pas le code de la route ! Ils prennent carrément le boulevard Latour-Maubourg pour la ligne droite des Hunaudières et moi je dois être la cible. Heureusement, ils me loupent à chaque fois mais bon, ce soir c’était encore d’extrême justesse. Dans ce pays de cons, il faudrait tout reprendre à zéro et leur apprendre le b-a-ba du code de la route et du respect d’autrui. Mais je crois que c’est désespéré, car même avec des petits pictogrammes-couleur ils ne comprennent pas. Pathétik ! Vraiment un pays d’ivrognes.

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Je deviens carrément obèse !

rene2.jpgA déjeuner, René (ci-contre) me dit : “il faut manger le matin comme un Roi ; à midi comme un Prince et le soir comme un mendiant”. Parfait, mais il commence royalement par m’offrir des huîtres, ensuite des tartares etc… Bref le Prince a été couronné Roi très vite et comme le soir maman n’avait pas prévu que je dîne comme un mendiant, j’ai du prendre vingt kilos dans la journée. Mais cela m’a fait plaisir, merci René ! Bon, l’information n’est pas intéressante et ne relève sans doute pas d’un blog de haut niveau mais c’est comme ça: je mange beaucoup trop. Quand je suis tendu, je mange pour me calmer les nerfs. Et quand je suis calmé je mange encore plus mais j’ai moins de scrupules. Bref, je mange tout le temps pour ne pas trop déprimer; c’est ma façon de calmer l’angoisse existentielle en ce moment. En allemand c’est d’ailleurs le même son qui exprime d’un homme qu’il mange et qu’il existe : er is(s)t. Comme si en anglais on disait : to be(eat) or not to be.

Le jour je ne sais pas, mais la nuit je suis chien de berger !

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.
Dîner avec Josué. Enfin un long moment de détente comme au bon vieux temps (étourneaux de Tolbiac, paradis de Novalis, agrafeuse de Paulhan et rocambolesque récit de la moquette-couleur-écureil de la BnF… ). Puis, agression brutale du digicode qui me refuse successivement code de banque, de carte bleue, du mois dernier… rien, impossible de rentrer à la niche [la fatigue sans nul doute, car la bouteille de Saumur était bien peu de chose]. Bref, plus guère le temps d’écrire quoi que ce soit dans ce foutu Blog.

Heureusement, comme tous ces derniers soirs, ma nuit est règlée comme du papier à musique : dans deux minutes, après Alain Weinstein, à 0:40 Daniel Arasse (ci-dessus) avec ses magnifiques Annonciations; puis Etiemble (1:00)… Après, je compterai les moutons (2:00). Je crois que je suis en train de devenir un excellent chien de berger ! mais bon, le matin, le chien est sur les rotules.

PS. Finalement pas d’Etiemble. France Culture est [encore] en grève. Je suis d’une humeur de chien.

“J’ai honte”, ça se dit comment en chinois ?

dalai-lama-hand.jpeg Bon, je ne suis pas idiot, et je sais bien qu’il y a des intérêts économiques puissants et sûrement beaucoup d’argent à faire avec la chine. Mais tout de même, on aurait pu en faire un petit peu moins dans le genre énorme pour accueillir Hu Jintao, le président de la République populaire de Chine : les champs Elysées, l’assemblée nationale etc, c’est carrément excessif quand je pense à la façon dont on [n’] accueille [pas] le Dalaï Lama quand il vient à Paris. Il y a des tapis rouges partout et ils ont même osé illuminer la Tour Eiffel en rouge ! Bref je ne suis pas très fier de nos dirigeants – pas seulement français mais occidentaux ; tous dans le même sac de l’indignité. C’est dur d’avoir honte tout le temps. Et en plus ce soir ils bloquent le quartier parce que le fameux Hu Jintao dîne au sommet de la Tour Eiffel. Je vois rouge !

Lithographie de la main droite du Dalai Lama. Photo Marco Bodenstein, Marco-VR, Bonn

Souriez, c’est un ordre !

doge-gritti3.jpg La France s’enfonce dans la résignation et l’accablement. Plus personne n’a le coeur à rien. Les retraites vont mal, la sécu va mal, la recherche va mal, l’hôpital va mal, le pouvoir d’achat va mal, le logement va mal, l’éducation va mal, l’emploi va mal … et moi même, comme disait l’autre, je ne vais pas très bien. A Venise, quand ça allait mal, on faisait la fête sur ordre du gouvernement. En 1400, par exemple, le Doge Gritti ordonnait aux vénitiens de faire la fête pour ne pas se laisser envahir par le malheur de la peste qui était à l’intérieur de la ville. Faire la fête au lieu de porter le deuil, pourquoi pas ? Après l’interdiction des poils de barbe à l’école, le Premier ministre va sûrement déposer un projet de loi interdisant aux français d’être déprimés. Avant les élections ça s’impose, non ? Souriez, c’est un ordre !

Doge Andrea Gritti, portrait par Vincenzo Catena

Les fleurs en soins palliatifs …

fleurs_chirurgie2.jpg > Maman me tue : elle ne supporte pas de voir une fleur abîmée ou cassée. Alors elle passe des matinées entières à faire de la chirurgie lourde sur la table de la cuisine, avec des ciseaux, des rouleaux de scotch et des bouts d’allumettes pour faire des petites attelles en bois à l’endroit de la fracture … Et hop, les fleurs se retrouvent à nouveau avec leurs copines dans des vases. Au début ça m’ennervait un maximum. Surtout qu’il lui arrivait de le faire avec de minuscules fleurs qui rendaient l’opération extrêmement délicate et longue. Mais maintenant, je dois me rendre à l’évidence : les fleurs sauvées ont l’air parfaitement heureuses et durent encore plusieurs semaines après l’accident. Je retiens cette belle leçon de soins palliatifs !

Va y avoir du rififi dans les rues de Paris !

faucon.jpg Josué, qui est conservateur à la BnF, me raconte que depuis quelques semaines, après s’être nourris toute la journée dans les plaines de Seine et Marne, quelques 25 000 immigrés venus d’Europe de l’Est envahissaient chaque soir à la tombée de la nuit le jardin de la Bibliothèque de France. Moi, qui aime bien les oiseaux, je trouvais cette arrivée d’étourneaux plutôt sympathique. Mais leur fiente très acide abîmait, parait-il, les arbres et le sol du jardin du site François Mitterrand. Donc, après avoir essayé de chasser ces nuées d’immigrés indésirables en tirant des petites fusées d’alarme, les équipes dirigeantes de la BnF ont décidé de faire intervenir une équipe de fauconniers : trois buses de Harris et le Faucon Lannier ont ainsi été lâchés à plusieurs reprises pour effaroucher et éloigner les pauvres étourneaux qui, vu la tête des faucons, se sont cassés vite fait sans demander leur reste. On ne dit pas où ils sont passés. C’est comme Sarkozy avec les prostituées : on lâche les faucons et les 25 000 étourneaux détalent ailleurs, mais on ne dit pas où. Mais bon, voyant que cette politique répressive obtenait des résultats, la Bibliothèque de France a fait savoir qu’elle allait installer un nichoir permanent pour garder les faucons pèlerins sur le site. C’est vrai, quand on a les Kapos sur place on est plus en sécurité sous les miradors ! Quand ils vont lâcher les faucons sur les pigeons dans les rues de Paris va y avoir du rififi ! Et puis ils lâcheront des crocodiles dans les égouts, et aussi des loups après le couvre feu. On va être super tranquilles !

– L La mauvaise monnaie chasse la bonne
Les étourneaux sont de retour à la BNF

Libre à vous de (dé)PENSER plus

demenagt.jpg Finalement les gens sont beaucoup moins cons qu’on ne le pense : sur ce camion de déménagement en bas de chez moi ce matin, deux petites lettres effacées auront suffit à faire un pied de nez à la société de consommation et à me redonner un peu confiance dans l’intelligence humaine. Ce sont de minuscules petits actes de résistance, mais bon, ils qui font rudement plaisir. Tout n’est donc peut-être pas complètement perdu ! Il y a encore un peu d’espoir !

Je vois rouge et vais me faire des steaks de kangourou !

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Vous allez dire que je grogne tout le temps mais ils commencent à me taper sur le système avec leurs Forums (de Davos ou altermondialistes). On bute sur les mots : ce n’est pas la globalisation ou la mondialisation qui me fait voir rouge mais l’uniformisation du monde. La grande spirale du conformisme mondial est en train de submerger la planète : mêmes infos partout, même musique, mêmes sous-séries nulles, même charabia idéologique, mêmes discours, mêmes Mac Donalds, mêmes systèmes de promotion commerciale, mêmes vedettes, mêmes engouements etc … Les gens n’ont que les mots de “respect de la différence” à la bouche et pourtant ils font tout pour être exactement pareils et surtout penser à l’identique (sinon vous êtes suspect d’être marginal)… De vrais clones, dans toutes les orthographes du mot. Même en littérature, j’entendais dire ce matin à France-Culture : “untel, est un grand auteur européen” ! J’hallucine. Je connaissais la littérature allemande, anglaise, espagnole etc… et maintenant voilà qu’on veut me fourguer des auteurs “européens” – [peut-être qu’ils vont enseigner l’européen à l’INALCO ?] Tiens, demain, pour me calmer les nerfs, je me ferai un steak de kangouroo à midi. Cela me changera de la débilité de la vieille europe.

Night time is the right time (for iLife)

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Un empereur chinois demanda un jour au premier peintre de sa cour d’effacer la cascade qu’il avait peinte à fresque sur le mur du palais parce que le bruit de l’eau l’empêchait de dormir ! Moi ce sont mes pensées qui font un boucan du diable et m’empèchent de dormir. Donc la nuit, je m’amuse avec iMovie. C’est ça ou compter les moutons, alors je compte les frames… Et le matin je dois mettre des petites allumettes sous mes paupières pour tenir mes yeux ouverts !

Arrête de répéter ce que dit ta petite sœur ! Arrête!

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A table, Pierre-Emmanuel répétait toutes les dernières phrases de sa petite soeur Célia. Un truc dans le genre :

– “ J’vais le dire à maman..”.
– … l’dire à maman…
– “Arrête de répéter ce que je dis !”
– …péter ce que je dis.

Du coup, maintenant, quand j’écoute les nouvelles à la radio, je ne peux pas m’empêcher d’entendre l’écho dans ma tête….

Quand ils parlent d’une manifestation contre le “foulard islamique”… j’entends :
… lard islamique.
Et en plus le lard c’est du cochon, aîlle !
– …cochonnaille !

Pierre-Emmanuel arrête !
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– Si tu continues à répéter ce que je dis tu vas direct au coin.
– … coin coin !

etc ! ça peut durer des heures. Les gosses sont insupportables !

Le renard de Gustave Roud

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.
J’aime beaucoup Gustave Roud. C’est un immense poète que les Français ne connaissent pas parce qu’il est Suisse. Et moi j’adore tout ce qui est suisse et donc j’adore Gustav Roud. Et pas seulement parce qu’il est Suisse :-) Il faudrait d’ailleurs que je passe plus de temps avec lui.

Cet après-midi, je tombe sur une page vraiment immense. Il est assis sur un banc couvert de feuilles mortes et mouillées et il écrit:

…le profond sentiment d’un accueil me saisit en apercevant la forêt qui m’attend, soudain dressée au-dessus de la route luisante. Le brouillard bas noie les cimes des hêtres im… – oh ! un renard traverse la route et gagne le taillis à petites gambades silencieuses – …menses; par instants une bise que l’on ne sent pas ébranle les ramures […] etc.

Bon, je ne sais pas si vous avez eu le temps de voir passer le renard entre les huit lettres du mot immense mais je trouve qu’un écrivain qui s’arrête d’écrire et reste la bouche ouverte pour laisser passer un renard comme ça en plein milieu d’une page, c’est carrément sublime. Et vous savez quoi ? cela me met de bonne humeur.

Gustav Roud. Campagne perdue. Journal.

J’aime bien ce renard…
Le silence des hommes de C.F. Ramuz
Je dois avoir l’âme suisse

J’avais noté au bic sur mes doigts ce que je devais lui dire

jab_miq_5.GIF J’ai une Directrice géniale [sûr], et une veine de pendu [peut-être pas sûr]. En tout cas, je craignais le pire et que le ciel me tombe sur la tête. Mais elle a été tellement zen que j’en ai oublié le mont Fuji [voir ci-dessous]. J’avais noté au bic sur mes doigts tout ce que je voulais lui dire mais j’étais tellement sous le charme que j’ai bafouillé un maximum et oublié la moitié de mon petit argumentaire en faveur du contrat de télétravail qu’elle devait m’accorder. Mais elle a été carrément super. Oui, je sais, il ne faut jamais être trop optimiste [j’vais peut-être prendre un pot de fleurs sur le crâne un de ces quatre] ; ni vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… mais bon…

[eh, mais c’est qui l’ours ? Moi ? Au secours !].

Ma tête c’est [devrait être] le mont Fuji…

fuji1.jpg Demain j’ai rendez-vous avec ma Directrice ; pour lui demander un truc carrément important [voir ci-dessous Bilocation de Saint Antoine de Padoue]. Je croise les doigts et essaye de me convaincre que j’arriverai à la convaincre et à arracher son consentement… Mais bon, ce soir, j’ai tout de même un peu de peine à tenir mon cerveau en laisse ! Les bouddhistes zen – et mon instinct de survie – disent que les pensées sont comme les nuages au sommet du mont Fuji: ils passent, poussés et emportés par le vent, mais ils ne s’y accrochent pas. Désormais ma tête ce n’est plus ma tête, c’est le Mont Fuji ! Faut pas que je laisse les nuages s’y accrocher… T’entends la tête ?

Image ci-dessus : Wakashu regardant une petite peinture du Mont Fuji par Suzuki Harunobu. Et moi, au lieu de laisser passer les pensées au-dessus du mont Fuji, je pense à ce que je dois dire demain matin à ma Directrice ! ça commence mal question concentration et méditation ! Et en plus je regarde la jolie Wakashu…

Vous voyez que je peux aussi être bon public !

tour_eiffel.jpg Ils vont bientôt enlever les ampoules qui décoraient la rue Saint Dominique. C’est marrant, mais cette année, j’ai trouvé qu’ils avaient réalisé quelque chose d’assez beau et fait un truc particulièrement chouette. D’habitude je rale comme un putois car ils dilapident le produit de mes impôts avec des idées minables et des loupiotes carrément nulles. Mais cette année, chapeau, rien à dire, c’est parfait. J’étais carrément fier de la Tour Eiffel et assez heureux de vivre à Paris, France, rue de l’Etoile filante… Si nos élus municipaux deviennent intelligents, va falloir que je change ma façon de penser. En tout cas je vais me renseigner pour savoir qui a eu cette idée lumineuse et lui envoyer un petit mot de félicitations.

Peut-être qu’ils n’ont carrément plus d’idées ?
Un repère pour les anges…

Mais c’est quoi ce temps de… ?

rain2.gif Une pluie de merde toute la journée. Mais bon, il y a les résolutions de début d’année alors je fais des efforts. J’espère en effet progresser dans l’idée que la réalité autour de nous est ce que nous en faisons (avec notre fatras d’émotions, de craintes, d’inquiétudes, de soucis etc…). On m’assure que travailler sur la maîtrise de ces émotions c’est donc ipso facto modifier la réalité. Alors quand il pleut, je ne dis plus [dois plus dire] : “temps de chien, tu restes à la niche” mais “tiens, temps de rêve pour les escargots”. Et quand il fait froid à se les geler, je ne dis plus [dois plus dire] : “on pèle, triple marre de ce temps de merde”, mais : “Ah voilà un temps idéal pour se faire un bon pôt au feu. Si j’invitais Génaëlle à déjeûner ?” etc. Attention : je n’ai pas dit que j’y arrivais ! J’ai dit : J’espère progresser dans l’idée que… etc.

Si vous ne voyez pas tomber la pluie sur l’image c’est que votre navigateur n’est pas très bon ! Sur mon Mac c’est une pluie comme je les aime : fine et subtile !

Le télé-travail et la bilocation de Saint Antoine de Padoue…

stefano_di_giovanni.jpg

On raconte qu’en 1226, alors qu’il célébrait la messe du jeudi saint dans une cathédrale des environs de Limoges, saint Antoine se rappela avoir promis de célébrer une autre messe, à la même heure, dans un autre monastère de cette ville. S’étant agenouillé devant l’autel, il demeura alors immobile pendant quelques minutes et hop, à ce moment précis, les frères du monastère en question le virent prier dans leur chapelle et disparaître tout de suite après ! Il s’agit, parait-il, d’un épisode de bilocation classique où le sujet, par un effort de volonté intense, investit un autre corps lui aussi apparemment physique pour se rendre dans un autre lieu et y accomplir une action déterminée.

Pourquoi est ce que je vous raconte cette histoire en janvier 2004 ? Parce que j’aimerais bien pouvoir m’occuper de ma mère qui ne va pas bien (Alzheimer). Et il faudrait justement que je sois capable de cet exercice banal de “bilocation” classique /strong>comme ils disent, pour continuer à bosser et reater auprès d’elle. Mais j’ai beau essayer de me concentrer… rien n’y fait, ça ne marche pas : bilocation, rien du tout, je reste scotché à mon bureau alors que ma mère a besoin de moi à son domicile où elle ne peut plus rester seule !

Je vais demander à ma Directrice qu’elle m’autorise à faire du télé-travail. Peut-être elle acceptera ? Et ce sera plus efficace que d’attendre que l’esprit saint me tombe sur la tête (1).

Pour ne pas mourir idiot : Saint Antoine c’est le type à gauche sur le panneau en bois peint par Stefano di Giovanni, dit Sassetta, 1392-1450 : La Vierge et l’Enfant entourés de six anges; Saint Antoine de Padoue; Saint Jean l’Evangéliste. Musée du Louvre.


(1) Le contrat de télétravail a finalement été signé le 1er avril : merci Françoise, merci Vincent, merci Jean-Martin, merci Christophe, merci Benoit, merci Jean-Charles…

Travailler à distance ne signifie pas qu’on échappe aux contingences, aux problèmes et aux incompréhensions de la “vie de bureau”…

Peut-être je devrais aller habiter au Yémen ?

smoke_anim2.gif Dans le FigMag de ce weekend, je lis un article qui évoque les puissantes obligations de solidarité qui existent au Yémen et qui se traduisent d’abord et surtout par une entraide bienveillante des habitants. Par exemple, dans un village, lorsque la fumée tarde à s’élever d’une maison aux premières lueurs de l’aube, les voisines accourent aussitôt, des galettes encore chaudes dans un petit panier spiralé recouvert d’un linge brodé, et s’inquiètent de la santé de la cuisinière défaillante et des besoins de la famille. En attendant d’aller habiter là bas, je vais essayer le coup de la fumée sur le toît. Peut-être que la voisine va saisir le message et m’apporter des croissants au lit dans un petit panier d’osier ? Bon, vous avez raison, il y a peu de chances que ça marche, mais je vais tout de même essayer. Je verrai bien ! Et je préviendrai comme pour l’élection du Pape, avec une fumée de couleur rouge

Regarder la télé ? mais c’est trop nul !

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Guénaëlle m’écrit : “Je viens de voir que, selon le sociologue Jean Viard, un Français passe en moyenne dans sa vie 30 000 heures à l’école, 63 000 au travail et 96 000 devant la télé.. Ça veut dire que toute l’espérance de vie qu’il a gagnée depuis l’apparition de la télé, il la passe …devant la télé ! Hallucinant non ?”.
Bon, je ne dis rien tellement ça me fout par terre des trucs comme ça.

On apprend à tout âge

hallow2.jpg Josué me fait déguster ce que je n’avais fait, jusqu’ici, que regarder. Je connaissais les physalis (de phusan “gonfler”) sorte de petits lampions orangés appelés couramment amour en cage, mais j’ignorais l’alkékenge, plante vivace à baie comestible communément appelée coqueret. Comment ai-je pu attendre si longtemps pour découvrir des baies aussi délicieuses ? Merci Josué pour cette découverte tardive ; et aussi pour l’Opus 76 de J. Haydn et le De Viris Illustribus de Roland Dubillard !

Lancer sa prière en désordre dans le vent…

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La vie n’a pas été bien du tout ces dernières semaines. D’où l’arrêt brutal de mon Blog mi-décembre : faut avoir le coeur léger pour faire danser les étoiles et c’est trop dur quand la santé déraille (alzheimer de maman). Aujourd’hui, Jamie me dit : tu devrais tout de même continuer ton blog… alors j’essaye encore un peu. Les choses ne s’arrangeront évidemment pas mais bon, on verra bien jusqu’où je tiendrai. Dieu décidera.

Une histoire hassidique raconte qu’un juif illétré ne sachant pas lire les prières pour le jour de kippour quitta la synagogue et alla en plein champ pour crier, une à une, les lettres de l’alphabet, demandant à Dieu de bien vouloir les ordonner à sa guise… Les lettres montèrent au ciel… et la prière plut à Dieu.

J’espère que mes lettres plairont aussi à Dieu et surtout qu’il les comprendra car j’envoie vraiment tout en vrac et le message est dans un désordre indescriptible… comme ma pauvre tête.