Pendant la crise, l’irresponsabilité continue !

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Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais rien ne change : les mauvais chiffres tombent, l’exaspération et la colère montent, le ras-le-bol fiscal monte — (la seule chose qui descende est la côte de popularité du Président)… mais, en gros, rien ne change : mêmes discours anesthésiants, même routine hebdomadaires des Conseil des ministres tous les mercredi, mêmes ordres du jour du travail Parlementaire (voter des lois, aller à la buvette de l’Assemblée, voter des lois, accumuler de la paperasse). Vous pensez qu’il y a le feu au lac mais eux non, ils ne se bougent pas !

Les entreprises déposent leurs bilans, les plans sociaux se multiplient, le chômage augmente de plus de 8% sur un an, les paysans sont dans la rue, la dette augmente… Mais ils ne bougent pas. En fait rien ne bouge : ce pays est stupéfiant : pas un pour prendre le taureau par les cornes. Ils n’ont manifestement rien compris à ce qui se passait et pas entendu les trois grands coups de semonce qui devraient pourtant les empêcher de se regarder dans la glace le matin :

Les prélèvements fiscaux sont devenus intenables

Certains appellent ça le ras le bol fiscal, d’autres de l’oppression fiscale mais quel que soit le nom, il est clair que ce n’est plus tenable. Vous pourriez imaginer qu’ils s’en rendent compte et fassent quelque chose. Mais non, ça ne les chagrine pas : tous les jours ils nous annoncent au contraire une nouvelle taxe…

La dette est devenue insoutenable

Elle atteint des sommes abyssales et vous pourriez imaginer qu’ils s’en rendent compte. Mais non, ça ne les chagrine pas non plus ! Ils continuent à voter des budgets en déficit et à endetter la France… Selon la Cour des Comptes, la dette publique française s’élèverait à 4,9 milliards d’euros. C’est donc bien plus que le montant évoqué par par l’INSEE de 1,834 milliards d’euros fin 2012 (qui est celui de la dette au sens de Maastricht des administrations publiques – l’écart correspondant au montant des engagements hors bilan de l’État calculés par la Cour des comptes).

La réduction dépenses publiques est devenue incontournable

Vous pourriez imaginer qu’ils s’en rendent compte et comprennent enfin qu’il y a ugence à les réduire (pour éviter précisément d’avoir à augmenter la dette ou la fiscalité). Mais non, ça ne les chagrine toujours pas : tous les jours, au contraire, ils nous annoncent de nouvelles dépenses, de nouvelles allocations, de nouveaux plans d’urgence etc.. Alors que l’État est en faillite, qu’ils n’ont plus le sou et qu’ils ne survivent que par la dette !

*

Bref, ils sont totalement pathétiques. Comment peuvent-ils être sourds à ce point, ne rien comprendre et ne rien faire ? Manque de capacité intellectuelle pour comprendre ? Sans doute — en tout cas, pour moi, ça les discrédite et, s’ils n’ont pas de courage, alors ils ne sont plus aptes à nous représenter. Et il va donc falloir qu’on redonne la parole au Peuple et qu’on tranche tout ça nous-mêmes par référendum ! Sinon on n’en sortira jamais car il y a des années que cela dure et qu’ils repoussent les décisions et procrastinent. La moindre des choses serait qu’ils nous montrent qu’ils ont compris, que les signaux d’alerte ont enfin percuté leurs cerveaux, qu’ils ont décidé de se réunir en session extraordinaire du Parlement, qu’ils vont se retrousser les manches pour trouver des solutions adaptées, sabrer dans les dépenses, remettre les choses en ordre de marche, bref, nous monter qu’ils se bougent enfin… Mais non, rien ne bouge, ils continuent leur petit train train comme s’il ne se passait rien, comme si la France n’était pas en train de sombrer par leur faute …

*

Il y a évidemment des centaines de mesures indispensables, mais là, avant de finir ce post…

quelques propositions en vrac

(1) Qu’ils arrêtent déjà le cirque de leurs Conseils des Ministres tous les mercredi. J’ai déjà dit ici qu’il suffirait qu’ils se réunissent une fois par trimestre — ce serait bien suffisant — mais sur des choses sérieuses et soigneusement préparées. Fini l’improvisation et surtout l’accumulation ininterrompue, 52 mecredi par an, de projets de mesures ou de lois. On en a assez. Qu’ils sortent du jeu pendant quelques temps, qu’ils nous laissent souffler avec leur accumulation de lois et de textes, et qu’ils laissent surtout les entreprises créer des emplois.

(2) Que sur toutes les grandes questions de société, les textes soient tranchés par référendum. Que le Peuple tranche ce qu’ils ont été incapables de trancher ! Et qu’on rende évidemment cette procédure obligatoire pour toutes les grandes lois dites de “Société” (genre peine de mort, mariage pour tous, immigration, droit du sol, europe, refonte des échelons administratifs (communal, régional, départmental …).

(3) Que tous les autres réformes ou grand textes soient votés à la majorité qualifiée. Je refuse absolument qu’un parti impose sa loi à toute la Société au prétexte qu’il dispose de 50,1% des voix. Ce petit “1%” qui donne la “majorité” ne me suffit pas : je veux qu’on vote les lois à la majorité qualifiée. S’ils ne sont pas capables de trouver cette majorité qualifiée au Parlement, c’est que vraissemblablement le projet n’est pas bon pour le pays, et qu’il faut le retravailler ! Et si jamais il y a bloquage et que le Gouvernement est sûr de son coup vis à vis du Pays, alors il porte le projet devant le Peuple et organise un référendum (point 2 ci-dessus).

(4) Qu’ils instaurent un système de transparence dans la publication des statistiques (chiffres de l’emploi, des défaillances d’entreprises, de la dette, du commerce extérieur, de la formation professionnelle…). Trouver des séries non trafiquées est devenu quasiment impossible. Qu’ils nous donnent enfin les chiffres mensuels sans nous les commenter. On est assez grands pour les interpréter sans qu’ils les barbouillent avec leur propagande. Il faut que toutes ces informations, toutes ces données, tous ces chiffres, soient rassemblés et calculés de façon transparente (pour éviter la tentation de manipulation par le Gouvernement). Et qu’ils soient calculés par des des autorités indépendantes du Gouvernement – sous le contrôle du Parlement, par des commissions indépendantes. Ou même la Cour des Comptes, pourquoi pas : on lui donnerait à vérifier tous les chiffres de la République et pas seulement les dépenses. Mais en tout cas plus par l’INSEE qui dépend du Gouvernement, n’est plus crédible et me fait surtout perdre trop de temps.

(5) Qu’ils arrêtent de nous expliquer que plus l’État avance et plus on est heureux ! L’État n’est pas compétent sur tout et il ne doit surtout pas être partout. Il y a déjà un Ministre – et un ministère – pour chaque activité. La bureaucratie gère nos vies de A à Z. Et en échange de cette servitude volontaire, on croule sous la paperasse, les impôts, les taxes, les contributions, et la dette. Pire encore, l’État est devenu à la fois inefficace et ruineux. Il vit de la richesse qu’il prend aux forces vives du pays qu’il détourne à son profit au détriment des investissements d’avenir. S’il continue à survivre, c’est uniquement en dépensant à crédit, grâce à la dette, mais en plombant le futur et en étouffant la société. Quand l’État-“Providence” s’échouera sur la plage des illusions idéologiques, évidemment, ça fera très mal…

(6) Qu’ils arrêtent donc d’augmenter les dépenses ou de nous faire croire qu’ils ne peuvent pas les diminuer. Tous les ans la Cour des Compte publie des rapports affligeants sur leur gestion et la gabegie des dépenses publiques. Qu’ils les reprennent un à un, et qu’ils sabrent dans toute ce crétinisme qui est ruineux pour la Nation et les Français. On se demande même comment on a pu tolérer que tous ces rapports s’accumulent sans que personne ne bronche. Comme un petit rituel annuel genre “beaujolais nouveau”… C’est inadmissible et les contribuables lésés devraient sortir leurs fourches (d’ailleurs, je sens que la moutarde est en train de monter sérieusement au nez du pays et je suis en train d’astiquer la mienne).

(7) Qu’ils arrêtent aussi de nous dire qu’ils ne peuvent pas réduire la bureaucratie d’État. Il y a des centaines d’organismes bidons qui peuvent être supprimés des pages du Bottin administratif ! Il suffit de les prendre un à un. Au cas par cas comme ils aiment bien le dire quand il s’agit des sans-papiers.

(8) Qu’ils arrêtent de considérer que les entreprises sont des tirelires pour financer leur État-“Providence” ! L’incompréhension du monde de l’entreprise par nos hommes politiques est sidérante. Les entreprises ne sont évidemment pas là pour servir de tirelires à l’État ! Elles ne sont pas des boites à sous pour financer leurs dépenses et politiques publiques . Les entreprises sont des machines à créer de la richesse et des emplois et pas des guichets du fisc !

(9) Qu’ils arrêtent de subventionner les médias, en échange d’une complicité indigne qui trahit leur devoir d’information objective des citoyens. Elle devient d’ailleurs totalement contreproductive car les gens s’informent désormais de plus en plus sur les blogs et ils pennent donc bien la mesure de la servilité dans laquelle se vautrent les journalistes qui copinent avec le Pouvoir.

(10) Qu’ils arrêtent aussi faire des promesses qu’ils savent très bien ête incapables de tenir ! Pour enrayer la colère du peuple qui commence à gronder, il faudrait carrément leur interdire de mentir (en les passant au détecteur anti-mensonge) mais c’est compliqué. Le plus simple serait donc de leur interdire les discours. Une fois par trimestre, ils seraient autorisés à nous annoncer des mesures précises et, plusieurs mois aprrès, de venir nous en faire le bilan. Donc plus de vent, plus de fumée, plus de blabla : juste des faits concrets et des chiffres précis ! Comme des experts-comptables : on regarderait leur bilan à la calculette ! Les boulangers, les bouchers, les plombiers ne font pas de discours : ils font ! Donc les politiques doivent faire pareil : faire, obtenir des résultats et arrêter de promettre ou de blablater sur les “objectifs qu’ils se fixent” ! Ça les obligerait à regarder enfin la vérité en face et à ne plus rester sur leur petit nuage d’illusions idéologiques. Et quand je dis arrêter net, je le pense vraiment : arrêter net !

(11) Qu’ils arrêtent aussi de se croire indispensables ! Les Français sont marrants : ils attendent tout d’un “État-Providentiel” qui a totalement échoué et, à chaque fois, ils pensent que la prochaine solution viendra “d’hommes Providentiels” ! Mais non : l’État-Providence est en faillite et les “Hommes-Providentiels ont eux-aussi totalement échoué et se sont plantés. Moi, en tout cas, je ne veux plus “d’hommes providentiels” ! Des petits comptables, oui ; mais des hommes providentiels, sûrement pas !

(12) Ah, oui, et surtout qu’ils arrêtent de nous dire qu’on est pessimistes quand on les critique — alors qu’eux seraient positifs et optimistes ! Vous ne dites pas que le capitaine du Titanic était “positif”. Vous dites que c’était un crétin ! On ne les critique pas parce que nous serions congénitalement ronchons, foncièrement grognons ou délibérément négatifs. Mais parce qu’on voit bien qu’ils nous montent des trucs tordus et des usines à gaz qui ne marcheront jamais. Même s’ils s’obstinent dans l’erreur en nous affirmant que — si ça foire pour le moment — c’est uniquement parce qu’ils ne sont pas allés assez loin ou n’ont pas en tapé assez fort ! Appelez ça comme vous voulez : manque de pragmatisme, manque de sens des réalités ou manque de bon sens, mais qu’ils arrêtent une idéologie (anti-riches, anti-capitaliste, anti-patrons, anti-entreprises) qui fait perdre trop de temps au pays. Les hommes politiques ne sont pas élus pour faire de l’expérimentation sociale sur nos vies. Les Peuples ne sont pas de la pâte à modeler pour leurs expérimentations idéologiques.

etc….

Leur immobilisme va finalement planter tout le monde. Sauf évidemment ceux qui sont dans le fromage !

La liste est sans fin, évidemment, tellement il y a de choses à renverser et à reconstruire. Car c’est toute la République qui est devenue un mille feuille désormais illisible et un foutoir pas possible avec tellement d’échelons (municipal, départemental, régional, national, européen etc) et de niveaux d’incompétence que plus personne n’y comprend plus rien – sauf évidemment ceux qui sont dans le fromage ! Il faudrait donc tout reconstruire, mais voyez-vous, là je suis passablement fatigué par ce post qui m’a épuisé et donc on en reparlera une autre fois. N’importe comment il ne se passera strictement rien ! Comme je le dis à chaque fois, ce sont finalement Ernst Jünger et Bob Dyan qui ont raison !

*

En fait, c’est simple : ils savent tout mieux que vous !
Ils ne supportent pas qu’on ne partage pas son “optimisme” !
Ils devraient peut-être arrêter d’exaspérer Marianne
Quousque tandem abutere, Catilina ?

3 responses to “Pendant la crise, l’irresponsabilité continue !

  1. Et limitons les “carrières politiques” à un seul mandat pour se débarrasser de tous ces enfumeurs professionnels.
    On pourrait faire une exception pour les maires de petites communes…

  2. Nino

    Super blog, merci à vous.
    Petite coquille: “la dette publique française s’élèverait à 4,9 milliards d’euros.
    Salutations

  3. Michel

    La différence entre la France et l’Allemagne ?
    Merkel : La situation est grave mais pas désespérée;
    Hollande : La situation est désespérée mais ce n’est pas grave…

    Celà conforte ce que l’on dit : Ils ne veulent (peuvent) pas voir…

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