Comme un vieux poilu de la Guerre de 14, j’ai des “sensations fantômes” …

Poney_disparition_A

.
On raconte toujours que les poilus de Verdun — bien qu’ils aient été amputés d’une jambe ou d’un bras — continuaient à avoir l’impression que leur membre manquant était encore là, relié à leur corps, et qu’ils le ressentaient toujours de façon réelle et douloureuse… Continue reading

L’incroyable élégance des poissons rouges des années 1950

robe_poisson_A

.
Il n’y a pas que les poissons rouges qui étaient élégants à cette époque Continue reading

Un jour, j’irai passer mes vacances dans ces petites îles…

CarteCardio_A
.
Ce matin, j’étais – encore – au Val de Grâce pour des trucs cardio (Holter etc). Et il y avait cette affiche accrochée au mur, avec des petits îles que je ne connaissais pas mais qui me paraissent sympatiques …

Continue reading

Une ligne décochée sur le mur et qui claque sur la pierre dans un petit poudroiement bleu…

bleue_ligne_A_

.
Parfois, dans l’agitation dérisoire de la vie, on oublie complètement une impression ancienne qui, tout à coup, après des années d’oubli, remonte brusquement à la surface de la mémoire avec une présence stupéfiante. Comme si une petite boite du cerveau s’était ouverte pour laisser s’échapper un souvenir qui étonne par sa fraîcheur et son frétillement … Continue reading

Je me souviens …

Typewriter_Luco
.
En passant hier devant une vitrine de la rue Monsieur le Prince, je me suis rappelé ces machines d’avant le web… Avec leurs rubans à bande rouge dont l’encre séchait progressivement mais qu’on faisait durer le plus longtemps possible… Et le fin papier pelure jaune qui permettait – en intercalant des pages de papier carbone qui salissaient les doigts – de faire quelques copies de moins en moins lisibles … Et leur beau cliquetis… Et aussi les points en fin de phrases qui parfois trouaient carrément le papier … Nostalgie du temps où les caractères s’incrustaient dans le papier…

Baudelaire avait raison…

PorteAssas_A
.
J’aimais bien ce vieux mur et cette vieille porte en bois de la rue d’Assas, à deux pas du Luco. J’y suis repassé aujourd’hui, et voilà ce que ces abrutis en ont fait :
Continue reading

Recommencer à voir les choses avec du recul…

carus
.
C’est bête je sais bien, mais en regardant la couverture du livre “1545, les derniers jours de la Renaissance” de Antonio Forcillino tout à l’heure aux Belles Lettres, je me disais que Raphael et Michel-Ange avaient beaucoup de chance de pouvoir contempler, comme ça, de loin, la basilique Saint-Pierre…
Aujourd’hui on ne peut plus rien contempler de loin… Il y a toujours quelque chose devant qui fait écran : des immeubles, des gares RER, des cinémas, des supermarchés, des publicités, des sucettes Decaux, des McDonalds, des trams, des parkings, des banlieues… mais plus le recul justement…
Ce serait bien qu’ils fassent sauter le macadam, replantent des arbres, et des buissons, et des ronces, qu’il y ait des mûres et des noisetiers, qu’ils éjectent les bagnoles, que ça sente bon le serpolet pour que les lapins de garenne reviennent – et les renards aussi – et qu’on puisse à nouveau marcher sur de la terre, de la vraie terre, qui sente bon la fraîcheur du soir quand on regarde la basilique de loin au soleil couchant … Bref qu’on puisse recommencer à voir les choses avec un certain recul… Oui, oui, je sais, j’ai toujours été un doux rêveur. Mais pas grave qu’ils le fassent ou ne le fassent pas : c’est n’importe comment comme cela que je vois les choses dans ma tête :-)

Carl Gustav Carus, Raphael et Michel-Ange contemplant la basilique Saint-Pierre.

Posted in Confettis

Tags: ,

Permalink

Nostalgie du temps où les caractères s’incrustaient dans le papier…

machine_a_ecrire2
.
Le clavier de mon ordi merdait ce matin. Du coup j’ai repensé à cette photo que j’avais faite en 2003. Nostalgie immense

Et si je cassais carrément les aiguilles ?

horloge02
.
Dans la course à la montre contre Alzheimer, c’est évidemment alzheimer qui va gagner. C’est une course terrible où, avec chaque jour qui passe, le temps devient de plus en plus court, de plus en plus serré, de plus en plus stressant. Du coup je repense souvent au temps où j’avais le TEMPS de profiter de la vie, au temps où la vie s’écoulait lentement… Au temps où j’étais heureux en fait.

A Sienne, dans cette sublime petite ville italienne où j’aimais tant aller, il y a sur l’inoubliable Piazza del Campo, l’imposante Torre de la Mangia. Et, à mi-hauteur, une horloge qui a la particularité rare de ne pas avoir d’aiguille pour les minutes. Juste celle des heures, qui ne bouge donc pratiquement pas. Le temps sans les minutes s’écoule lentement et vous donne le temps de vivre : on se lève le matin pour prendre un premier café à un bout de la place ovale, le soleil est doux et doré comme un croissant; dès qu’il tourne, on change de café pour suivre ses rayons et on prend un autre capuccino. Vers l’heure de l’apéritif
Continue reading

Et d’après vous, pourquoi les gens ne dansent-ils plus ?

hansi_danse.jpg
.
En regardant ce dessin de Hansi tout à l’heure en prenant mon café, je me suis posé une question toute simple :
est ce qu’aujourd’hui les gens ne dansent plus sur les places parce qu’ils sont tristes et n’ont plus envie de danser ? Ou bien parce qu’on leur a carrément détruit ces petites places où ils dansaient précisément, dans leurs petits villages fleuris où ils vivaient tranquilles, sans voitures, sans feux rouges, où ils mangeaient tous ensemble d’énormes choucroutes sur de grands tréteaux en bois en cognant leur chopes de bière et en trinquant au Riesling ?

Là, ça sent bon la saucisse qu’on trempe dans la moutarde et j’entend le claquement des sabots sur les planches en bois… S’ils faisaient ça au coin de ma rue, juste là en bas, à l’angle de l’église, les flics arriveraient avec leurs gyrophares et hop, circulez ou au poste ! Bon, OK j’arrête sinon vous allez encore dire que je suis nostalgique (vous n’auriez pas tort d’ailleurs) !

Et puis il parait qu’on a des jours pour danser, quand l’Etat le décide : le 14 juillet ou la fête de la musique. Hors de ces dates fixées par l’Etat, circulez citoyens, y a rien à voir ! Manquerait plus que ça qu’on se mette à danser sur les places hein ! Non mais ! Mais peut-être qu’ils dansent sur Facebook et que je ne les sais même pas ?

La fête ou la vie parfois, c’est comme un mât de cocagne…
L’Alsace, un tout petit copeau de France…

Quand on a raison trente ans avant les autres on passe pour avoir tort pendant trente ans

hunawihr2.jpg A la radio, je les entend jacasser [on est en 2007] sur le Grenelle de l’Environnement et je pense avec nostalgie aux petits villages qu’il y avait quand j’étais haut comme trois pommes.

Des petits villages alsaciens pas plus grands que des maisons de poupées et où il faisait bon vivre. Il n’y avait pas de pollution, pas d’OGM, pas de pesticides et pas de centrales nucléaires. Mais il y avait des coquelicots et des bleuets dans les champs de blé. Et il y avait des oiseaux et des abeilles, des renards et des hérissons et aussi des hannetons dans les marronniers. La vie était douce et ça sentait bon le vignoble ensoleillé et les animaux dans les cours de ferme. Le pain ne séchait pas en une journée et il n’y avait pas de date de fraîcheur sur les oeufs. Les poulets qu’on mangeait n’étaient pas élevés hors sol, il y avait des cigognes sur le toit de l’église et il faisait beau et chaud en juin.

Il n’y avait pas de RER, pas de banlieues, pas de tag, pas de violence et pas de chômeurs. L’hiver, tout était recouvert de neige, mais il n’y avait pas de Plan grand froid ni de SDF. Il y avait des corbeaux noirs sur le blanc des champs comme dans les toiles de Breughel et on faisait des bonshommes de neige avec deux charbons pour les yeux et une carotte pour le nez. C’étaient des petits villages qui tenaient dans la paume de la main, il n’y avait pas de grands médias mais les enfants pouvaient faire de la luge et nos oncles jouaient des quatuors à corde dans des pièces qui sentaient bon la cire d’abeille et la colophane. Le dimanche il y avait des kugelhopf, à Pâques on cachait des oeufs peints dans les arbres, à Noël les gens chantaient minuit chrétien dans des petites églises où on se les gelait.

C’était avant que n’arrivent ceux qui ont tout détraqué. Ceux-là même qui, quarante ans après, nous font le coup du Grenelle de l’Environnement avec des trémolos écologistes dans la voix. La vraie question est : si c’est pour dire maintenant que ce n’était pas bien de le faire, pourquoi est ce qu’ils l’ont fait ? J’aurais pu leur dire, s’ils me l’avaient demandé, qu’ils abimaient la planète de façon irrémédiable. Mais ils ricanaient en se moquant des petits villages fleuris et ont tout recouvert de supermarchés, d’hypermarchés, de conforama, de pompes à essences et de centres commerciaux hideux. Ils ont construit des tours qui sont de vrais clapiers où ils ont entassé les gens en défigurant les villes jusqu’à avoir envie de vomir tellement c’est laid. Maintenant quand on quitte une banlieue de merde on rentre sans transition dans la banlieue de merde de la ville suivante. Et les cigognes n’ont plus de grenouilles à manger et comme les églises ne sont plus chauffées, elles se gèlent les fesses.

Voilà, c’était mon petit couplet nostalgique et réactionnaire. Vous me connaissez maintenant : vous savez que j’exagère toujours un peu ! Mais eux aussi ont éxagéré en massacrant la planète. Vous savez quoi ? Je les hais !


Quelques bouts de nostalgie

Nostalgie des coquelicots et du sourire de la petite boulangère
Mesurer le temps et sa vie en matins
Nostalgie des temps heureux
Remonter le temps en rentrant dans les tableaux
Quand les caractères s’incrustaient dans le papier

“Et l’ombre recula de dix degrés”…

ombre2.jpg Maman parle de moins en moins à cause d’alzheimer mais on continue à se ballader main dans la main sous les platanes de l’avenue. En rentrant, j’écoute l’Historia di Ezechia de Giaccomo Carissimi (1605-1674), tirée du livre d’Isaïe (ch. 38). Le prophète vient annoncer sa mort prochaine au roi Ezechias qui implore Dieu pour obtenir sa guérison ; ce qui lui est promis par la bouche d’Isaïe. Le roi sollicite alors un signe de Dieu qui lui accorde un prodige, témoin de sa toute puissance : l’ombre projetée sur la cadran solaire du palais recula de dix marches sur celles qu’il venait de descendre, comme si le temps remontait en arrière… Moi aussi j’aimerais bien que le temps remonte de quelques marches !

Ésaïe 38
4 – Puis la parole de l’Éternel fut adressée à Ésaïe, en ces mots:
5 – Va, et dis à Ézéchias: Ainsi parle l’Éternel, le Dieu de David, ton père: J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Voici, j’ajouterai à tes jours quinze années.
6 – Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assyrie; je protégerai cette ville.
7 – Et voici, de la part de l’Éternel, le signe auquel tu connaîtras que l’Éternel accomplira la parole qu’il a prononcée.
8 – Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l’ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d’Achaz. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendu.

Nostalgie des temps heureux…

assiette_bestiole.jpg

Quand j’étais petit, pendant les grandes vacances, je me balladais dans les chemins… il y avait d’immenses gerbes dans les champs de blés, des bleuets, des coquelicots… on taillait des branches de noisetiers, ça sentait bon les soirs d’été. On croisait des troupeaux de vaches et de moutons dont les clochettes tintaient. L’air était chaud et plein du crissement des sauterelles et des cigales…Aujourd’hui, [ce post date d’août 2004] je suis à Paris avec maman qui ne dit presque plus rien à cause d’alzheimer, il y a des manifestations dans l’avenue et les seules petites bêtes des champs que je vois sont celles qui se balladent dans les assiettes en porcelaine qu’on utilise tous les soir pour le déjeuner et le dîner… En fait, ça me fait plaisir de les voir : elles me rappellent les soirées d’août où on s’étendait sur le dos dans l’herbe fraîche, un épi entre les dents ; cherchant les étoiles filantes pour faire un voeu… Tous les jours, en quelques secondes, cette minuscule petite bête se promenant sur une assiette m’ouvre sur l’infini : je pense à Rimbaud, je pense aux champs d’orge de Boaz dans la Bible, dans le livre de Ruth… et aussi à ce haïku de Osaki Hôsai :

Sur la pointe d’une herbe
devant l’infini du ciel
une fourmi

Bonheurs…
Je ne voyage pas seulement dans les assiettes mais aussi dans mon plat à oeuf et aussi dans le temps


Quelques bouts de nostalgie

Nostalgie des coquelicots et du sourire de la petite boulangère
Mesurer le temps et sa vie en matins
Nostalgie des temps heureux
Nostalgie des petits villages
Quand les caractères s’incrustaient dans le papier

Ah, la “vieille europe” avait du bon !

holbein2.jpg C’est marrant, on est le premier mai, c’est la fête du travail. Dans la rue, ils défilaient avec des banderoles pour demander des sous et des emplois. Et moi je suis en train de lire un livre sur Holbein où l’auteur décrit l’effervescence des centres artistiques et commerciaux de l’époque : “Anvers, Londres, Venise, Augsbourg, Florence, Venise… où la richesse et l’opulence stimulait le travail, le commerce et les oeuvres de l’esprit. Le financier et l’humaniste, l’armateur et le peintre, le négociant et l’imprimeur, tous concouraient à la prospérité de ces villes qui suscitaient l’admiration de l’europe entière. Les peintres, les sculpteurs, les artisans travaillaient (et pas en intermittants du spectacle). Sur les eaux grises de l’Escaut voguaient mille vaisseaux, cent navires entraient et sortaient journellement du port flamand. A perte de vue s’étendaient les docks; une activité incessante animait les entrepôts et les maisons de commerce. Les ports exportaient la laine, les draps, le plomb, l’étain… Sous le ciel bleu de l’Adriatique ou au milieu des brouillards de la Tamise les marchands affluaient de partout : de Nuremberg, de Cologne, de Strasbourg, de Lyon, de Venise, d’Augsbourg, de Londres… La Sérénissime construisait des palais sur la lagune ; servie par une flotte de quatre-vingt mille galères, l’industrie vénitienne envoyait ses créations aux confins de l’Inde, de la Perse et de l’Afrique… Partout, arrivaient ses draps d’or, ses cuirs, ses dentelles, ses verreries, ses glaces, ses armes, ses laines teintes…”
Je lis ce chapitre et au même moment, dans la rue, ils défilent avec des banderolles et des klaxons pour protester contre l’absence d’emplois, l’absence de croissance, l’absence d’activité, la multiplication des faillites et des plans sociaux… Comment ne se rendent-ils pas compte que depuis trente ans les politiques et les bureaucrates de Bruxelles et d’ailleurs s’y sont pris comme des manches ; qu’ils mènent l’europe élargie à la dérive et les conduisent carrément au désastre ? On est le premier mai, c’est la fête du travail et je me replonge dans Holbein. Cela vaudra mieux…

Oui, je sais, ma vieille europe est un pays de cocagne, et alors ? on a le droit d’être nostalgique non ?

Des petits tonnelets en bois comme carte de crédit

“Merci d’avancer vers l’arrière !”

retrodor33.jpg “La qualité retrouvée des années 30” c’est le slogan de Rétrodor chez mon boulanger. Pourquoi cette précision bizarre “des années 30” ? Partout, c’est carrément “en arrière toute” : Patrick Bruel a du succès avec ces années-là… Dans le Monde d’avant-hier, le délégué à l’enseignement scolaire évoquait le “retour d’un uniforme” à l’école”.. Même dans le bus j’entends de plus en plus : “merci d’avancer vers l’arrière”. S’il continuent tous à avancer vers l’arrière, chouette, je vais vite retrouver mon train électrique ! Mais bon, faudrait tout de même s’arrêter au bon moment : la fin des années trente ça n’a pas été si marrant. Je n’y étais pas mais, bon, j’en ai entendu parler ! Brrrrrrr.

Quand les caractères s’incrustaient dans le papier…

machine_a_ecrire.jpg

Je suis en train de lire Baltiques, des poèmes de Tomas Tranströmer et tombe sur cette phrase :

“Je regardai le ciel et le sol et tout droit ; et j’écris depuis lors une longue lettre aux morts sur une machine qui n’a pas de ruban, seule une ligne d’horizon ; ainsi, les mots cognent en vain et rien ne reste”.

Du coup je me relève et sors ma vieille Corona que je n’avais pas utilisée depuis des siècles. J’enlève la poussière, le ruban est complètement usé, je tape un mot. Merveille oubliée : dans une splendide claque métallique, les caractères viennent s’enfoncer profondément dans le papier comme des pattes d’oiseaux sur la neige…
C’est ce qui me manque le plus sur mon Mac : que ce soit une machine qui n’ait pas de ruban… Que les lettres ne puissent pas s’incruster dans le papier, qu’on ne sente pas que ça s’enfonce dans quelque chose… Rien : un pauvre cliquetis sans profondeur sur un écran RVB. C’était mieux avant, non ? Et ce qui manque aussi c’est le “retour-charriot”, le plaisir de pousser le chariot d’un geste vif en bout de ligne, avec la petite clochette…Allez, faut arrêter la nostalgie… Je vais aller me faire un café.

Quelques bouts de nostalgie

Nostalgie des coquelicots et du sourire de la petite boulangère
Mesurer le temps et sa vie en matins
Nostalgie des temps heureux
Remonter le temps en rentrant dans les tableaux
Nostalgie des petits villages
Quand les caractères s’incrustaient dans le papier

Tout est devenu trop compliqué !

poussette.jpg

C’est trop compliqué. La vie, tout… Tout est devenu beaucoup trop compliqué. Je trouve que c’était beaucoup mieux avant. Quand je dis ça à mes amis, ils me demandent : “avant quoi ?” et là je ne sais plus très bien quoi répondre parce que je crois que je remonte assez haut dans le temps et que si je leur disais la date exacte ils prendraient peut-être peur. Heureusement l’automne arrive : c’est l’époque des marrons par terre, des belles feuilles qui tombent, des rudbeckias jaunes, des noix fraîches avec du bon pain et du vin, des omelettes aux champignons et des feux dans la cheminée… L’automne est ma deuxième saison favorite !

La chambre jaune

maison_jaune
.
Il y a quelques temps, quelqu’un vivait dans cette pièce… il devait y avoir une table, un lit, des tableaux ? peut-être des jouets ou bien était-ce une salle de bain ? Combien d’histoires dans cette chambre jaune, suspendues pour quelques heures encore dans le grand nuage de poussière des démolisseurs : des jours, des nuits, des jeux, des larmes, des rencontres, des séparations, des rires… Un jour peut-être, la pièce dans lequelle je suis en ce moment sera suspendue en l’air au quatrième étage. Le type du bulldozer ne pourra pas savoir que j’y ai joué du luth, que des hirondelles jouaient dans la cour, que ma petite chienne jouait sur le tapis et que mes yeux me jouaient des tours et que la vie n’était pas un jeu d’enfant…

Les chevaux c’était bien mieux !

14juillet-chevaux

.
Commentant le défilé du 14 juillet, un abruti de TF1 (qui lit un prospectus fournit de toute évidence par GIAT industries) s’époumone à vanter les mérites du char Leclerc : “ses 56 tonnes, sa grande modernité, son agilité (de 0 à 30 km/h en moins de 6 secondes) son caractère évolutif, sa puissance de feu” … etc.
Maman regarde et dit : “moi je trouve que les chevaux c’était bien mieux !”.

%d bloggers like this: